Monday, April 6, 2009

I like to move it, move it!

Puisqu’au bout d’un moment, il faut bien trouver une actu pour vous tenir en haleine, devant vos écrans d’ordinateur depuis ma tendre France, je viens vous compter une semaine un poil plus animer que les autres. Certes, je n’ai pas assisté à un Grand Prix de Formule 1, ou encore je n’ai pas passé ma semaine dans un citron géant, mais il y a plusieurs choses à vous raconter pour ce qui sera, peut-être, l’une de mes dernières semaines à Sydney. Tour rapide sur les news toutes fraiches !

Des mouvements divers et variés…

En une semaine, on peut en vivre des mouvements ! Ainsi, j’ai vécu le retour de Gourcuff et l’arrivée pour deux semaines de Sandrine, la sœur de Laeti. Gourcuff, après un mois de voyage à travers l’Australie est donc rentrée la tête pleine de souvenirs ce dimanche matin. En un mois, et des brouettes, elle aura vu Melbourne, Adélaïde, le centre rouge du pays, Darwin, Cairns et Brisbane. La tête remplie d’images, elle m’a raconté, avec joie, son périple. Ca donne envie c’est sûr, elle a vécu plein de belles choses durant ces 34 jours comme elle dit, mais ca me fait surtout plaisir de la revoir. J’ai toujours trouvé cela super courageux de sa part de partir seule, à l’aventure, alors qu’elle parle à peine anglais. Elle m’avait dit avant son départ « Nono, je t’appellerai tous les jours pour te demander de l’aide au niveau de la langue », et bien elle ne l’a jamais fait, chapeau ! J’ai beaucoup de respect pour ce qu’elle a fait, ce n’est pas donné à tout le monde, et elle peut désormais préparer son retour en France tranquillement. Gourcuff, que j’ai connu ici, et que j’ai appris à apprécier durant nos mois de colocation, et de travail ensemble, va me manquer. Mais au final, je me dis qu’elle n’est restée que 4 mois, mais c’est peut-être elle qui a fait le plus beau des voyages. Alors chapeau Gourcuff, et comme tu rentres bientôt, je vais le dire en vrai, chapeau, Sophie ! Son retour a été conjugué à l’arrivée, pour une quinzaine de jours, de Sandrine, la sœur de Laeti, que je connais également. A l’image de la prochaine arrivée de Maman, Isabelle et Patrick, Laeti reçoit donc un membre de sa famille. Durant ces deux semaines, elles vont visiter Sydney, mais se rendrons également à un festival de musique appelé le « Blue Fest », et organisé à Byron Bay, sur la côté est du pays. Puisqu’on est dans les questions de mouvements, enchainons mes amis, enchainons ! Cette semaine, j’ai appris que mes colocs anglais, fraichement installés depuis un peu plus d’un mois, ont planifié de quitter l’appartement vendredi qui vient. Ils se sont donc mis en quête de nouveaux colocataires pour les remplacer, et accessoirement pour vivre en ma compagnie. J’ai exigé deux suédoises come nouvelles partenaires de vie, mais apparemment mes souhaits étaient trop difficile à satisfaire ! Leur départ est dû au coût de la location, mais également au problème de boulot. Faye est prof, mais en « casual », comprenez en temps partiel, et cela ne lui suffit pas. John, quand à lui, cherche toujours un boulot en tant qu’informaticien. Ce couple d’anglais d’une trentaine d’années, avec lequel je m’entends à merveilles, veut s’installer durablement à Sydney. Ils souhaitent y passer leur vie. Mais pour vous expliquer un minimum la crise que traverse le pays, et combien il peut être dur de trouver un travail ici, John m’a expliqué que s’il n’avait rien d’ici la fin du mois d’avril, il rentrait en Angleterre. Alala, cette crise économique mondiale, c’est quelque chose quand même ! Non non, ce n’est pas tout pour le mouvement, y’en a encore ! Georgina et Thomas vont également quitter Sydney ! Oui, vous l’avez dit, je vais bientôt me retrouver seul rescapé, en compagnie de Laeti. Pour en revenir à notre couple français, ils vont sûrement migrer vers Brisbane dans deux semaines, mais ils continuent également de chercher pour éventuellement travailler dans une ferme. Leur souci majeur n’est pas la recherche infructueuse de travail. Ils ont en emploi, Georgina en tant que serveuse, Thomas en tant que cuisinier, dans le même établissement qui plus est, mais ne font pas assez d’heures pour mettre de l’argent de côté, en vue d’un trip prochain. Alors leur décision est prise, elle est radicale, mais il faut au moins ça pour se booster vraiment financièrement, du moins je pense. Bon, finit ? Non, toujours pas ! Juliette, ma copine de Limoges, quitte également Sydney ! Le 16 avril, je crois, elle s’envole pour … Brisbane ! Juliette, elle est super courageuse, je respecte son abnégation et sa « patience » bien qu’elle n’est pas vraiment le choix à ce niveau là, malheureusement pour elle. Si ma mémoire légendaire ne me fait pas défaut, elle est arrivée à Sydney le 23 janvier, et a cherché du travail pendant deux mois et demi. Au bout d’un moment, elle en a eu marre, et je la comprends. Elle bosse tous les jours dans le backpacker où elle loge. Elle fait les lits pendant trois heures le matin, ce qui l’exempt de payer la chambre, c’est toujours ça de gagner. Bref, elle part donc à Brisbane pour faire fille au pair pendant trois mois, puis voyager dans ce vaste pays qu’est l’Australie. En résumé, Gourcuff est revenue, mais rentre bientôt, la sœur de Laeti est arrivée pour deux semaines, Faye et John vont quitter mon appartement, Georgina et Thomas partent de Sydney pour une destination encore inconnue, et Juliette prend son envol pour Brisbane dans deux petites semaines. Alors, ça bouge, non ?

Ziad, ou l’art du silence inquiétant…

Vous me direz, du mouvement, il se puisse qu’il y en ai encore très prochainement. Mais celui-ci vous intéresserez « davantage » dans la mesure où il concernerait ma petite personne. En effet, les choses deviennent ambigües. Après avoir posé plus d’une centaine de CV durant trois ou quatre semaines, Ziad m’a envoyé un texto il y a une grosse dizaine de jours. Celui-ci disait qu’il devait se rendre au Liban, sa grand-mère étant mourante. Il indiquait également qu’on ouvrirait un nouveau Lemon Bar à partir de jeudi 9, soit dans quatre jours. Seulement voilà, depuis, plus de nouvelle ! Et chez moi, plus de nouvelle ne rime pas forcément avec bonne nouvelle ! Donc la situation est claire dans ma tête. Si mardi, soit deux jours avant la dite réouverture, je n’ai toujours pas de signe de vie de sa part, je quitterai la ville dans les jours suivants. Brisbane, décidément, semble avoir ma préférence dans ma future destination. Cela fait un mois que je ne travaille plus, et je ne suis pas venu jusqu’en Australie pour passer des journées sur mon ordinateur. Alors, au bout d’un moment, j’en ai marre d’attendre, d’attendre, et d’attendre pour rien. Ma décision est de toute façon prise. Les choses se décideront donc dans les prochaines heures, et ça risque d’être tendu ! Je fais au passage une parenthèse « merci » énorme à papa et maman, ils sauront pourquoi.

Georgina arrose, plutôt bien, ses 22 ans

Dans le reste de l’actualité locale, soulignons que j’ai participé à la fête d’anniversaire de Georgina en milieu de semaine. L’anglaise, qui vit en France depuis sept ans, a soufflé ses 22 bougies au cours d’une soirée où nous avons été dans un bar dansant ambiance salsa ! La soirée était vraiment sympa, mais je ne pourrais vous raconter ma fin de soirée, pour ne pas paraitre ridicule. Pour faire court, j’avais vraiment trop bu, avec mon acolyte Thomas, et mon retour à la maison fût des plus folkloriques…
Je n’ai, par ailleurs, pas été touché par l’énorme panne de jus donc a été victime la ville en milieu de semaine dernière, et je n’étais même pas au courant (jeu de mot, quand tu nous tiens…). J’ai vu cela aux infos. D’ailleurs, c’est même un ami qui m’en a parlé en premier lieu sur MSN. Apparemment, tout le centre a été privé d’électricité pendant de longues minutes, ce qui a perturbé fortement les trafics, à une heure de pointe, qui plus est.
On a également changé d’heure dans la nuit de samedi à dimanche. Alors, pour vous la faire courte, au lieu de dix heures de décalage, il y a de cela une dizaine de jours, il n’y en a désormais que huit. Ne me demandez pas pourquoi, c’est bizarre. En Australie, le changement d’heure, c’est limite une compétition sportive. Je veux dire, faut s’accrocher pour comprendre. A Brisbane (décidément, cette ville va devenir célèbre !), ils ne changent pas. Adélaïde a un décalage horaire avec Sydney de … 30 minutes, je vous explique pas le bazar ! Mais bon, on s’y fait, du moins, moi je ne bouge pas, alors au moins je n’ai pas d’ennui ! Tout ce que je sais, c’est qu’on a plus que huit « petites » heures de différence avec la France. Ca ne change certes pas grand-chose, mais au moins vous le savez.

PS : Pour ceux qui n’avaient pas saisi, des fois que, l’article posté en milieu de semaine sur mes trois ans en qualité de jardinier ici en Australie était, bien évidement, un poisson d’avril… Pardon à ma petite sœur au passage, elle comprendra !

Wednesday, April 1, 2009

This is... an amazing news!

Par où commencer cet article un peu spécial, auquel je ne m’attendais pas
Oublier que l’Australie n’était pas un rêve, pour pouvoir y rester longtemps
Insister qu’on me donne une chance, et que je n’ai pas réfléchi sur le moment
Sponsoring ils appellent ça, travailler, vivre, apprendre la langue, pas à pas
Sans oublier que c’est un travail de jardinier, un métier qui me tient à cœur
On peut pas toujours vivre ses rêves, alors il faut foncer, et ne pas avoir peur
Ne pas oublier que ma famille va beaucoup me manquer, parents, frère et sœur

Donc voilà, c’est dit, je pars pour trois ans ici, dans une entreprise locale réputée
‘tain j’espère que je n’ai pas pris cette décision trop vite, je ne veux pas le regretter
Arnaud prend son envol, jusqu’en avril 2012, où il reviendra le sourire au lèvres
Vivement que je débute, râteau et pelle à la main, pour jardiner et vivre mes rêves
Rarement je pourrais rentrer en France, mais une fois par an, 15 jours en juillet
Impatient que je suis de débuter, j’en oublie de dire que vous allez tous me manquer
Le choix était dur entre jardinier et poissonnier, mais enfin ma carrière est enfin lancé


Petite photo de l'Aquarium de Sydney

Monday, March 30, 2009

Un Grand Prix, et ça repart!

Bienvenue au Grand Prix de Formule 1 de Melbourne!

La semaine n’a pas été marquée par une actualité énorme, mais ce dimanche 29 mars suffira à en faire un article sur mon blog. La semaine qui débute, en cette veille d’automne australien, sera davantage agitée pour diverses raisons que je vous exposerai … lundi prochain ! Pour l’instant, installez-vous confortablement dans votre canapé, ou votre chaise de bureau, ou votre lit, ou par terre, ou au Mc Donald ou… bref, t’as qu’à t’asseoir et lire ce que je t’écris, depuis mon bel appartement…

Sur une année civile et ses 365 jours, on en retient toujours quelques-uns qui nous marquent plus que les autres. Ca marche également pour mon année australienne. Quand je suis arrivé ici, j’ai coché plusieurs cases du calendrier comme étant des « dates charnières » de mon périple. Ainsi, le dimanche 29 mars avait sa place, côtoyant un 24 mai ou un 30 juillet, sur une short list établie par mes soins. Mais alors, qu’est ce qui a bien pu se passer hier. Bon, je ne vais pas vous faire patienter plus longtemps, d’autant plus que vous le savez, tous autant que vous êtes, j’étais au Grand Prix de Formule 1 à Melbourne. C’était, qui plus est, le « kick off » de la saison comme disent nos amis anglophones, comprenez, le coup d’envoi d’une année 2009 qui s’annonce riche du côté des paddocks !

Une préparation mouvementée

Pour me rendre à Melbourne, j’avais tout organisé depuis début janvier. En me baladant sur tickenet, le site de vente des places pour diverses manifestations en Australie, mon œil s’était posé sur le Grand Prix de Formule 1. Ni une ni deux, je réserve ma place, et dans la foulée, mes billets d’avion pour me rendre à Melbourne. J’avais pris la compagnie aérienne la moins chère, Jet Star, et tout m’allait bien. Sauf qu’un jour, en en parlant à Ziad, il me dit que si j’ai choisi de voyager avec cette compagnie low coast, je vais atterrir à Avalon-Melbourne, c'est-à-dire à une heure de route du lieu où je dois me rendre. Néanmoins, je garde ce vol, car je ne peux plus le changer, et j’ai trouvé des bus économiques pour me rendre sur place une fois arrivé à cet aéroport. Tout allait pour le mieux, tout été prêt, mais vous le savez, ici j’adopte l’attitude du « pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué », ou alors vous pouvez appeler ca la scoumoune, c’est selon. Trois jours avant de partir, j’apprends que le Grand Prix n’aura pas lieu à 14H, comme prévu initialement, mais à 17H, pour favoriser le business avec une course semi nocturne. Le souci, c’est que la course dure deux heures, donc finit à 19H, et qu’à 19 H je dois être à l’aéroport qui se trouve lui-même à une heure de transport. Vous imaginez l’angoisse ! Ni une ni deux, je prends ma décision, je dois réserver un autre vol, dans l’aéroport plus proche, avec un prix moins intéressant. Mais c’était ou ça, ou je ne pouvais pas aller à Melbourne voir le Grand Prix, ce qui était hors de question. Je regarde donc les sites des autres compagnies aériennes, et je trouve un autre vol, un peu plus tard, et au principal aéroport de la ville, situé à une vingtaine de minutes de bus. Je réserve ce vol avec ma carte française, mais le paiement est refusé. Maman me prête donc la sienne (c’est une image hein, elle n’est pas avec moi en train d’écrire ce blog, pour les plus lents compréhensifs d’entres vous :) !), et je lui dis que je le réserverai dans la soirée. Et hop, nouveau rebondissement ! Alors que je mangeais tranquillement un sandwich Subway en compagnie d’Estelle, une copine française, Juliette (mais si, la fille de Limoges, souvenez-vous), bref, elle m’appelle et me dit qu’elle part à Melbourne ce soir (vendredi soir) pour quatre jours, et qu’elle va voir le Grand Prix. Comme je lui avais raconté mes péripéties pour rentrer à Sydney après la course, elle me propose de revenir avec elle et ses amis en voiture, dans la nuit de lundi à mardi, me disant que je n’aurai que le prix de l’essence à partager, le logement étant prévu chez une amie à eux. Après quelques minutes de réflexion, je dis oui, et je ne réserve donc pas d’avion. Ah, ca va mieux ! Samedi soir, je lisais tranquillement un livre sur Raymond Domenech, quand Juliette m’envoi un texto « Arnaud désolé, mais finalement on ne pourra pas te loger, essaye de voir si tu peux rentrer en avion ». Bon, comment te dire. J’ai mon vol « aller » dans une douzaine d’heures, et je ne sais toujours pas comment rentrer. Donc nouveau rebondissement. Ni une ni deux, je saute dans mes baskets, et je dis « Allez viens, chante, danse et me tes baskets, chouette, c’est sym… » oh ca va je rigole, en fait j’enfile des claquettes et je dis « Allez viens, chante, danse et met tes … claquettes » whaou, vous gérez en impro ! Je pars en ville téléphoner à la maison, pour redemander de m’avancer le billet d’avion. Papa m’aide donc à payer (merci beaucoup papa et maman), et je trouve in-extremis un vol. Par contre, ca risque d’être la course (t’as vu le jeu de mot par rapport à l’événement :cool : ) pour l’avoir, mais peu importe ! Cette fois, c’est tout bon. Je me lève dans cinq heures, mais tout est enfin prêt.

Un périple, puis une ferveur…

Dimanche matin, 5H ! « Bibibibibibibi phoooooooooque, sur la banquise, t’es l’roi des phoques ». Put*** de réveil, déjà 5H ! Pas le temps de cogiter, je prends une douche et saute dans un taxi. Pas réveillé, je dis au chauffeur le nom de l’aéroport d’Avalon (celui où je dois atterrir) plutôt que celui de Sydney. En ayant vu sa mine déconfite, et en lisant sur son visage indou « S’il te plait, non, pas Avalon, c’est loin et c’est la campagne, moi j’ai ma vie ici, ma famille, mes enfants, s’il te plaaaaaait » je comprends mon erreur et corrige. Après une heure et des bananes plus tard, j’arrive à l’aéroport. L’espace de quelques secondes je me suis dit « Oh merde, j’ai fait une bêtise, on est à l’aéroport de Bellegarde à Limoges ! » Et puis, la raison revient au galop (oui, elle était sur un cheval). En fait, il est dix fois plus petit que notre cher aéroport « International ! » de Limoges (Oui, c’est tellement étrange, qu’il mette un « ! » après International à notre aéroport Haut Viennois). Et puis, seul à la sortie de celui-ci, un bus à deux étages, que je prends pour rejoindre la ville. Je n’ai pas trop vu la route, je me suis endormi de suite, même si un gamin n’arrêtait pas de crier derrière moi, et qu’une ou deux fois un « Ta gueu** » m’a échappé, mais ils ne comprennent pas la langue de Molière aux antipodes. Enfin, nous voilà arrivés ! Le temps d’avaler un café, et de faire un tour à la boutique officiel de Formule 1 de la ville, et hop, dans le Tram. D’ailleurs, à la boutique, les prix sont exorbitants. Je voulais ramener un polo à papa, mais les Ferrari (en fait à la base, Polo, c’est Wolkswagen, mais ici c’est Ferrari, oui je fais un article « humour » aujourd’hui) coûtait au minimum 200$, et encore, en taille enfant. J’en ai recraché mon muffin au chocolat, et je suis donc parti direction « Albert Park Circuit ». En arrivant, une dizaine de minutes plus tard, je comprends très rapidement la ferveur qui existe autour de ce sport. Et plus particulièrement, pour la Scuderia Ferrari ! Mais c’est super beau. Bien sûr, ca ne vaudra jamais ce que j’ai pu vivre dans certains stades de foot, mais c’était énorme ! Ce qui est beau, c’est que supporteurs de toutes les écuries se mélangent sans problèmes, chose rare de nos jours dans le sport de haut niveau (Ah, en fait, on me signale dans l’oreillette que y’a que le football qui engendre une haine viscérale entre supporteurs de différents clubs !). 11H du matin, me voilà dans « l’arène ». A l’entrée, un gars me propose des boules Quiès pour 4AU$, je lui ri au nez et trace ma route. Le temps de faire le tour à une boutique de souvenirs aux prix plus abordables, et me voilà au bord du circuit. A 6 heures de la course, la foule est déjà là, le rouge est partout (couleur de Ferrari), et les animations ne manquent pas. Beaucoup de courses se succèdent, dont une spéciale Austin Mini. Des hélicoptères, suivis de l’armée de l’air australienne, font des shows magnifiques dans le ciel bleu de cette ville de l’état du Victoria. Des expositions de voitures ont lieu partout, il y a même une boite de nuit qui est ouverte au milieu du circuit. Pour vous faire une idée, le Grand Prix d’Australie se court autour d’un lac, au cœur même de la ville. C’est immense, il règne une superbe ambiance, avec des gens de tous les pays, tous les continents, venus montrer fièrement leurs couleurs. Vers 14H, Juliette arrive, m’appelle, et on se retrouve. On fait le tour, puis l’heure arrive enfin. Une heure avant le départ, tous les pilotes défilent un à un autour du circuit, à commencer par le champion du monde en titre, Hamilton. Ce qui est marrant, c’est qu’ils passent devant les gens sur un… camion pompier énorme ! Donc 20 camions. Je dis à Juliette, si y’a le feu à Melbourne aujourd’hui, les gens attendrons jusqu’à demain pour que les pompiers l’éteignent. Après mûre réflexion, je me suis que c’est peut-être, tout simplement, un clin d’œil, ou plutôt un hommage, à toutes les personnes disparues dans les dramatiques incendies du Bushfire autour de Melbourne ayant causés la mort de prêt de 200 âmes…

La fameuse "Driver's Parade" sur les camions de pompiers.
Ici, Fernando Alonso, mon préféré...


J'me suis acheté une voiture, pour déconner!


Le Mythe Scuderia Ferrari!


Normal, petite photo devant une Ferrari :-)


J'aime cette photo. Michelin power :cool:


« Allo Papa, qui a gagné ? »

A une demi-heure du début de la course, je suis au bord du circuit, le plus bas possible, pour voir passer les bolides que j’ai vu pendant des années à la télé ! Je suis bien situé, puisque juste après la première chicane du départ, et je vais donc pouvoir passer les voitures pas trop vite, enfin je pense. Trente minutes avant que le feu vert sonne le coup d’envoi de la saison de Formule 1, les voitures sortent des stands pour aller se placer sur la grille de départ. Pour cela, elles doivent faire un tour de circuit. Et « vouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum, vouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuum ». Whaou, heureusement qu’elles ne sont pas à fond !!! Ensuite, on a le droit à l’hymne australien, a cappella (je ne sais jamais comment ca s’écrit) s’il vous plait, et c’est parti pour le tour de chauffe. Deux minutes plus tard, le vrai départ est donné, et les voitures passent en fait super vite ! T’as à peine le temps de regarder la première de gauche à droite, que y’en a dix qui sont passées durant ta seconde d’inattention ! C’est un truc de ouf ! Ca donne une adrénaline d’enfer, j’en ai des frissons, et je ressens de l’émotion aussi. Bon, au bout de trois tours, je comprends enfin pourquoi tout le monde porte les fameuses boules Quiès, mais peu importe, moi je kiffe. Durant la majorité du temps du Grand Prix, je me balade autour pour prendre de belles photos, mais en fait c’est mission impossible. Tout va trop vite, même le Safety Car, qui sort quand y’a des accidents. Mais j’adore, je prends énormément de plaisir, c’est une sensation unique, que j’aimerai connaître à nouveau. Je n’en oublie pas pour autant que je vais devoir courir à la fin pour avoir mon avion, et à une dizaine de minutes de la fin, je dis au revoir à Juliette pour voir les derniers tours plus proches de la sortie. Papa m’appelle ensuite et me dit « voilà, c’est finit, alors c’était comment ». Comment ça c’est finit ? Je lui ai tout demandé ! Qui a gagné, qui a pas finit la course, machin patin couffin ! Je pense que, avec le vélo, ca doit être le sport où quand c’est finit, tu es incapable de dire qui a gagné. J’imagine le mari qui rentre à la maison, et sa femme lui dit « Alors, c’était bien, qui a gagné ? » « Euh je ne sais pas, faut que je regarde les infos » « Quoi, t’étais pas à la course, salaud, tu m’as encore menti hein ! » scène de ménage et tout ! Messieurs, n’allaient jamais à une course de Formule 1 sans Madame, le sport peut avoir des conséquences dramatiques, et on n’y pense pas assez ! Quand tu rentres du foot au moins, tu peux dire « C’était cool, Paris a gagné 4-0 ». Bon, ta femme peut pas gober des conneries pareilles mais bon, refermons la parenthèse maritale. Mais peu importe le résultat, aujourd’hui j’ai réalisé un doux rêve. Depuis que je regarde ce sport, c'est-à-dire depuis Alési et ses séjours dans les bacs à graviers, je m’étais toujours juré d’aller voir une course un jour. Il a fallu que j’aille en Australie pour ça, mais quel bonheur ! Je suis reparti la tête pleine de souvenirs, pleine de bruit aussi, mais pleine de joie. Mon appareil photo est lui reparti plein à craquer. J’ai du faire le tri en arrivant à la maison, sinon j’avais des affiches publicitaires 15 fois en photos sans aucune voiture dessus ! J’espère pouvoir revivre cette expérience, en Europe cette-fois ci, avec papa si il le veut. Car c’est vraiment une sensation unique, un truc dont on se souvient à vie. Cette adrénaline, cette ferveur, c’est beau. Oui, vraiment, hier je me suis régalé. Pour la petite histoire, j’ai eu mon avion à l’aise, alors merci à tous les gens qui m’ont aidé à aller à cet événement sportif, qui, encore une fois, restera à jamais gravé dans ma mémoire !

PS : Rien de spécial sinon cette semaine !


Une Ferrari, celle de Massa, pour le plaisir des yeux


Fernando Alonso, mon chouchou espagnol



Vidéo du départ, juste après la chicane.
Sur celle-ci, on ne se rend pas compte du bruit malheureusement...


Thursday, March 26, 2009

What esle n°8: Alphabet australien, troisième partie

Troisième des quatre volets de mon alphabet australien. Les lettres N à S incluses vous baladerons entre expression locale, architecture contemporaine, faune, flore et même un petit tour dans le ciel. Il restera un dernier volet, avec, je vous l’avoue, les lettres les plus difficiles, et pour lesquelles je n’ai pas encore trouvé de mots. Mais je ne perds pas espoir, il me rester une semaine pour remplir cet alphabet, qui, je l’espère, vous aura ravi. Parler d’autre chose que de ce que je fais tous les jours est toujours intéressant, ça donne un autre regard sur mon voyage ! Enjoy !

N for no worries. C’est l’expression locale par excellence. Adoptez la “no worries attitude” et vous serez un vrai australien. Cela signifie « pas de problème », même si pour le dire on peut également utiliser « no problem ». Mais celle-ci va plus loin, elle veut dire ne soit pas désolé, ne soit pas triste car tu ne peux pas faire ceci ou cela. C’est une institution ici. C’est être cool, relax, détendu, même dans les moments où tu ne vas pas bien, tu dois rester « no worries ». Alors on essaye de faire couleurs locales et d’être le plus cool possible. Cela a du bon… et du moins bon ! Les australiens ne se prennent jamais la tête pour quoi que ce soit. C’est agréable, y’a jamais de soucis, la vie est toujours belle pour eux, ils sont toujours contents et tout. Par contre, ils prennent quasiment tout à la légère, et même si des choses graves arrivent, c’est « no worries ». Un exemple. Je dis à Ziad que je galère beaucoup pour trouver du boulot, donc je voulais savoir si il connaissait la date d’une réouverture d’un Lemon Bar, il me dit « No worries about the job and the money ! ». Oui boss, mais ce n’est pas toi qui paye mon loyer ! Donc voilà, du bien et du moins bien dans cette expression de tous les jours, mais l’adopter et la dire fait partie de la vie australienne. Alors, no worries !

O pour opéra. Le « Sydney Opera House » est l’image forte de l’Australie par excellence. Celle qu’on voit partout sur les cartes postales, celle où des millions de touristes prennent des photos, celle qu’on voit à la télé sur les images tournées en hélicoptère. L’Opéra, on a beau y passer souvent, chaque fois qu’on se balade à proximité, on est obligé d’y jeter un œil. Pourtant, pour être honnête, c’est beaucoup moins beau qu’en photo. Je ne veux pas jouer le blasé, genre « Oué ton opéra c’est bon il est moche on le connait », mais faut avouer que l’architecture de ce lieu culturel est étrange. Néanmoins, j’aimerai assister à une représentation à l’intérieur de celui-ci, que ce soit du théâtre ou un concert de musique classique. Je dois me renseigner sur les prix, car je ne pense pas que ce soit vraiment donné. En attendant, je continue de passer devant, et j’aime me poser et y passer quelques minutes pour réfléchir. Il mélange agitation touristique et calme souverain d’une main de maitre. Il offre également, depuis ses marches, une vue superbe sur son cousin, le Harbour Bridge. Et encore une fois, quand on parle de l’Australie, on évoque toujours deux choses : les kangourous et l’Opéra. Alors profitons-en, de cet opéra quelque peu étrange !




P pour parcs. Sydney possède cette force superbe. Elle offre deux visages complètement opposés. La ville, son agitation, ses hommes d’affaire, son vacarme, se mélange parfaitement aux parcs, calmes, vastes, beaux. Je ne saurai vous dire combien la ville en compte, mais chaque suburb en a. Dans le centre, Hide Park est le principal. Etalé sur deux parties, coupées par … la route, il est l’un des endroits préférés des gens qui veulent bronzer sur l’herbe, jouer un peu au foot, danser en groupe, ou lire tranquillement un livre sous les chênes centenaires. On peut aussi y admirer une magnifique fontaine, ainsi qu’un échiquier géant. Un peu plus loin, le Royal Botanic Garden n’a pas à rougir de la renommé de son voisin. Fermé durant la nuit, c’est le plus grand parc de Sydney. Mais c’est différent aussi. C’est un espace immense, qui offre la possibilité de visiter toute la flore locale. On peut y admirer des centaines de sortes de fleurs, des arbres, des plantes spéciales, quelques animaux, et il s’étend jusqu’à Circular Quay, ce qui offre aux amateurs de photos un final fantastique ! Bien d’autres parcs existent. A une cinquantaine de mètres de la maison, j’en ai un, très grand également. Je n’y vais pas souvent pour être honnête, mais j’y ai été tapé la balle il y a de cela quelques jours. Au passage, quel bonheur de retoucher le ballon !




Q for Quantas. T’es marrant toi, va trouver un moment commençant par « Q », autre que mon nom de famille ! Alors j’ai choisi Quantas, la compagnie aérienne locale. Ca me permet aussi de faire une parenthèse sur le voyage de maman, tonton, et tata, car ils partent avec cette compagnie, et nos vols intérieurs seront assurés par cette enseigne dont le symbole est un kangourou. Cela me permet aussi de parler un peu des vols intérieurs, qui ici ne sont vraiment pas chers. C’est l’un des avantages de ce pays, même si voyager en train, en voiture, ou en van revient bien entendu plus abordable. Mais l’avion, ca reste l’avion. Quantas, j’ai fait deux vols avec eux, quand je suis allé à Melbourne pour l’Open d’Australie de tennis. C’est une compagnie de bonne qualité, le service est plutôt cool, même si l’avion avait une heure de retard !!!! Son principal concurrent ici est Virgin Blue, qui propose des tarifs parfois plus avantageux, mais avec un service moins intéressant. C’était la parenthèse avion de mon blog, attachez votre ceinture, nous allons bientôt atterrir !


R pour requin. Si on m’avait dit que se baigner ici pouvait être aussi dangereux, j’y aurai peut-être réfléchi à deux fois. Depuis que je suis à Sydney, j’ai vu pas mal de fois aux infos des alertes aux requins. Quelques personnes sont mortes dans la ville et ses alentours, mais la plupart du temps, les victimes ne perdent qu’un bras, une jambe, ou ne s’en sortent qu’avec quelques morsures, alors … ça va ! Bondi, la plus réputé des plages locales, est la plus touchée par le « phénomène ». Les requins viennent proche de la plage, ce qui est le plus inquiétant, même si tous les jours des patrouilles se baladent au large pour prévenir des dangers qui courent. Les surfeurs sont les plus assujettis à tous ces problèmes, mais ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes ! Pour l’instant, j’ai encore mes deux bras, mes deux jambes, alors ça va. Trêve de plaisanterie, ça fait parfois flipper ce qu’on voit à la télévision, mais l’été disparaissant petit à petit, on va, heureusement, moins en entendre parler désormais.


S for Sydney. Ah, Sydney! Cette ville est, et restera, celle où j’aurai passé le plus de temps durant mon séjour australien. Mais je l’ai dit, redit, et re-redit, cette ville je l’aime malgré tout. Moi qui ai toujours aimé vivre loin de l’agitation d’une métropole, ou même d’une mégalopole (genre Limoges !), je me plais et je me sens comme un poisson dans cette ville qui compte… 4 millions d’âmes. Je ne sais pas pourquoi, je ne l’explique pas, mais ça me plait, et c’est bien là l’essentiel, enfin je crois. Il y a une telle diversité dans les activités, il y a toujours quelques choses à faire ou à voir, et ça me plait. Je pense y rester encore jusqu’à juin, ou juillet je ne sais pas trop. Cela représente une grande partie de mon voyage, mais si je veux voir autre chose, j’ai besoin d’argent, et j’espère le trouver ici. Ah, j’oubliais, ce n’est pas parce que je me plais dans l’une des plus grandes villes au monde que je vais abandonner mon idée de vivre à la campagne plus tard. C’est une parenthèse Sydney, mais jamais je ne vivrai à Paris, par exemple.




PS : Nathalie, si tu as ton visa, et que tu planifies de partir prochainement, je te laisse adresse msn et Facebook si tu souhaites me poser quelconques questions. wizz_out_me@hotmail.fr pour les e-mails et/ou msn, et Arnaud Quillet pour Facebook.