Monday, March 23, 2009

Le jaune, couleur de l'espoir?


Du jaune, du travail, de la recherche, des mauvaises nouvelles, cette semaine, bien que calme, a été relativement riche en rebondissements et en histoires farfelues. La vie ne s’améliore pas forcément, mais au moins ça fait des choses à raconter pour mes lecteurs préférés. Alors j’espère que vous allez apprécier ce petit récit, ce petit résumé hebdomadaire, avec lequel je prends toujours autant de plaisir lorsque je l’écrit. Et j’espère que vous aimez le jaune !!!!

Si le soleil continue de briller à Sydney, paradoxalement il ne brille plus depuis quelques semaines dans les nouvelles de mon mini périple. Pourtant, la météo du moral se porte bien, comme toujours, et pour fêter tout ça, nous avions décidé avec Faye, ma coloc anglaise, d’organiser un grand barbecue lundi dernier à la maison. Après avoir invité quelques amis et amies, Faye me dit que le thème de la journée sera la couleur jaune. Tout le monde est un peu surpris, mais, à ma grande surprise, tout le monde se prend au jeu. En tant que coorganisateur, je dois assurer niveau couleur, donc je mets toutes les chances de mon côté pour cartonner auprès de mes convives. Ainsi, je me présente à cette partie avec… tongs jaunes, short jaune, t-shirt jaune, bracelet jaune, lunettes de soleil jaune, cheveux teints en jaune, et pour la première fois de ma vie… du vernis sur les orteils et sur les doigts, jaune, cela va de soit. Vers 13H, tout le monde arrive, Laeti en tête, avec une belle robe jaune. J’avais convié 6 personnes, 6… français, dans l’ensemble plutôt en jaune, donc j’étais content. De son côté, Faye et John, mes colocs, avaient invité quatre ou cinq amis, et l’après midi s’est bien déroulé. On a d’abord tous pu déguster de bonnes saucisses, parfois grillées, mais bon ça allait. L’ambiance était bon enfant, mais j’aurai préféré que français et anglophones se mélangent davantage. Après un repas digne d’un restaurant 3 macarons Michelin, nous sommes allés ploufer dans la piscine, et, pour les moins téméraires, dans le jacuzzi. Autour de chansons, de blagues, et de … jaune, nous avons pu nous détendre et rigoler tous ensemble. A part que Faye a fait la petite boulette ! Elle a voulu passer du jacuzzi à la piscine sans passer par la case escalier, résultat des courses, le visage complètement râpé, du sang partout, et tout le monde qui remonte à l’appart. Côté appart, la soirée démarrait tranquillement. Tous sur le balcon, sauf Thomas, Alex et moi, qui avions improvisé un bar dans le salon, le coin des alcoolos qui pleurent sur leur sort ! N’empêche, c’était limite jouissif de voir autant de bazar à la maison, et autant de monde. Trois mois que je suis ici, et avant (…) on ne pouvait pas faire ce genre de truc car certaines ne voulaient pas… Donc là, j’en ai profité, et Laeti a aussi apprécié je pense, car elle sait de quoi je parle ! Vers 10 heures, tout le monde, exceptés les français, étaient partis. La french team est donc partie acheté des ice cream dans le 7 eleven du coin (7 eleven est une chaine de magasins ouvert 24H/24). On devait entrer tous ensemble et chanter, finalement ces cons m’ont laissé passer devant, et m’ont regardé. Mais je ne me suis pas dégonflé, et j’ai entonné « We all live in a yellow submarine, yellow submarine, yellow submarine », chanson associée au thème coloral de la soirée (je sais, coloral n’existe pas). De retour à la maison, nous avons pu regarder un DVD du spectacle de Gad Elmaleh, avant que tout le monde ne rentre chez soit. Sur les coups de 3 heures du matin, j’ai pu entamer le ménage. J’avais un bon coup dans le nez pour être honnête, car pour passer l’aspirateur partout dans la maison à une heure si tardive, ou si matinal, c’est selon, il ne faut pas être très net. Jamais l’appart n’avait autant brillé, j’y ai mis une bonne heure, j’ai même descendu les poubelles, enfin le gars en grande forme quoi ! Ensuite, et enfin, j’ai pu aller me coucher, tranquillement. Le lendemain matin, Faye me demande si c’est moi qui ai fait le ménage, je lui affirme et m’excuse pour le bruit. Elle me dit, j’ai rien entendu et me remercie. Tu sais, c’est le truc des mecs ça. Si on fait le ménage, ou la vaisselle, on a besoin de le dire, limite il nous faut une statut ou une annonce spécial, comme le dit Gad Elmaleh.


La french team. De gauche à droite, Juliette, Georgina, Laeti, moi, Audrey, Alex, Thomas

L’autre événement de la semaine, et que j’ai retravaillé pour le Lemon, une seule journée certes, mais ca fait du bien de retrouver ce plaisir. Il y avait, samedi, un festival à Pyrmont, tout proche de chez moi donc, et nous l’avons fait à deux, Ziad et moi. On a un peu tout fait à l’arrache, mais c’était bien marrant. Et surtout, je n’ai pas souvenir d’un jour aussi « busy » depuis que je bosse pour le Lemon Bar. On n’a pas eu le temps de souffler, heureusement que le stand voisin nous amené des pancakes par moment, sinon on mourrait de faim. 11H00-16H30, pas une seconde de répit, des drinks, des drinks, et encore des drinks. Les gens étaient ravis, et c’est frustrant de se dire qu’on a du fermer celui de Darling Harbour. Pour en revenir à l’événement, je me suis fait draguer par une mamie à la fin, qui est venu me voir en me demandant si j’avais une « girlfriend » car elle m’entendait parler de ça avec Ziad. Je lui dis que ici, en Australie, j’ai d’autres chats à fouetter que d’avoir une petite amie, et elle revient trente secondes plus tard et m’offre des boucles d’oreilles. Je refuse poliment, mais elle insiste en me disant que si je veux une fille, il suffit de lui offrir ça. C’est gentil, mais gênant. Ziad, dans son coin, est mort de rire et se fout de ma gueule. Franche rigolade, puis on plie bagages et on ramène le Lemon au garage. Une fois la voiture déchargée du fardeau Lemon Bar, Ziad me lance les clefs et me dit « Now, you’re the driver ». J’étais tout content, et stressé à la fois. J’ai donc conduit pour la première fois en Australie, avec tout ce que cela engendre. Volant à droite, conduite à gauche, quand tu veux mettre les clignotants, tu te retrouves avec les essuies glace à fond, et qui plus est c’était une boite automatique. Mais dans l’ensemble, je pense que je ne m’en suis pas si mal tiré, et je me suis conduit à la maison sans grandes difficultés.

Ma coloc du Pays de Galles, Faye

Tant qu’on est dans les histoires de boulot, plusieurs choses. Tout d’abord, sur les sept jours que compte une semaine, plus de la moitié ont encore été occupés à poser des CV, et par conséquent, à essuyer des refus. Ca devient frustrant, et faut vraiment se faire violence pour continuer à aller dire « Hello, I’m looking for a job, I just was wondering if you need some staff », avec un sourire commercial qu’il faut aller chercher très loin ! Pour l’instant je continue, pour combien de temps encore ? Je connais six personnes qui sont déjà rentrées chez elles, en Europe, faute de travail, et donc d’argent. Rester ici avec cette crise économique est difficile, mais on s’accroche. Côté Lemon Bar, Ziad aura une réponse aujourd’hui (lundi) ou demain concernant les dates d’ouvertures des futurs marchés organiques. Cela devrait avoir lieu d’ici deux semaines, mais j’ai clairement laissé comprendre à Ziad que s’il m’annonce qu’il n’y a pas de boulot avant 3 ou 4 semaines, je partirai très vite de Sydney. Alors mon avenir dans cette belle ville risque de se jouer dans les prochaines 48 heures. Il doit aussi venir à la maison mercredi pour qu’on créé un Facebook Lemon Bar Sydney, donc, pour les gens qui me lisent et qui ont Facebook, je vous enverrai une invitation pour rejoindre ce magnifique groupe ! Voilà pour les Lemon Bar’s news !

What else ? Rien de bien spécial. Alex, mon pote avec qui je bossais l’été dernier, va rentrer en France mercredi avec sa copine, ca m’embête vraiment pour lui car c’est quelqu’un de bien et qui méritait réellement de rester davantage. Il tente de voir ça avec philosophie, mais ce n’est pas facile. Anyway, ce soir du coup on fait un repas à la maison pour lui, un dernier, mais bon, j’espère qu’on pourra en profiter. Je dois donc mettre la main à la pâte cette après midi pour cuisiner un peu. C’est à peu prêt tout, du moins je crois. Les journées sont calmes, je n’ai pas grand-chose à faire, même si je me suis fait une belle journée balade dans les quartiers de Sydney vendredi. Il faut continuer à profiter, mais les heures sont longues quand on ne travaille pas, alors des fois je me dis que je devrais bouger tout le temps. C’est difficile à expliquer ce que je ressens, un mélange de frustration et d’envie de continuer. Vivement dans deux mois, vivement un certain 24 mai…

Et puis Marseille gagne tout le temps, le PSG n’arrête plus de perdre, alors j’te laisse deviner le moral footballistique proche du néant. Dimanche je vais aller me faire plaisir du côté de Melbourne pour voir le grand prix de Formule 1, ca va me changer les idées.

Une nouvelle semaine commence, comme toujours je l’entame plein d’espoir. J’espère que le vent va tourner, et que je ne la finirai pas en me disant « Putain, qu’est ce que j’étais bien en France »…

PS : T’as cru que j’allais rajouter un PS ? Bah non, j’ai finit ! Trêve de plaisanterie, prenez tous soin de vous, vous me manquez tous, mais c’est une expérience qui, quoi qu’il arrive, me grandira et dont je garderai un excellent souvenir !

Avec mon coloc anglais, John

Thursday, March 19, 2009

What esle n°7: Alphabet australien, seconde partie

Quelques jours après la première partie de mon alphabet australien, voici la seconde des quatre parties. Elle parle des lettres allant de H à M inclus, passant par des monuments, des constats, des boulots, des bouts de vie. Elle est à l'image de mon état d'esprit. Au sein d'une semaine qui, encore, reste calme, voici un peu de fraicheur par le biais de ces quelques lettres qui vont vous mettre en appétit pour la suite. Allez, j'arrête de vous faire attendre, lisez, et ensuite, rédigez...

H for Harbour Bridge. Le Harbour Bridge (traduction faite par “Pont du Port”) est l’un des monuments les plus célèbres de la ville de Sydney. Immense de grandeur, géant de splendeur, il est l’un des lieux incontestablement le plus flashé des touristes visitant Circular Quay. Situé en face de l’Opéra, le Harbour Bridge fait la séparation entre le nord et le sud de la ville. Sa traversée est une chose courue par des touristes, car elle offre, en plus d’une vue superbe sur la ville, une certaine sensation que j’aimerai connaitre. Mais en voiture. Ou en tram. Ou en vélo. Ou à pieds. Car le Harbour Bridge peut aussi être escaladé par les plus courageux d’entres nous. Ma peur du vide, et éventuellement le coût élevé de l’opération, ne m’ont pas incité à tenter l’expérience, mais chaque fois qu’on passe au pied de ce géant de fer, on peut voir des gens qui montent, montent, et montent encore, jusqu’à arriver tout en haut, histoire de prendre des photos géniales. Je préfère rester en bas, passer en dessous par le quartier des Rocks, l’admirer, mais ne pas le gravir. Haut de 134 mètres au dessus de la mer, long de quelques 1149 mètres, et large d’une cinquantaine de mètres (ce qui en fait le pont le plus large au monde), il est, et restera, l’une des images fortes de Sydney, et de l’Australie en général. Celle des cartes postales, des photos, des souvenirs impérissables…



I pour Invitation. Par le biais de mon blog, je lance une invitation à tous les gens qui souhaitent venir passer quelques jours, voire semaines, de vacances à l’autre bout du monde. Maman, Patrick et Isabelle sont les pionniers, j’espère que d’autres suivront. Ils sont nombreux à m’avoir dit « Je viendrais te voir à Sydney », alors j’attends. Car sérieusement, au-delà des problèmes que je peux rencontrer, je pense, et je suis sur, que Sydney est une ville à part, quelque chose à faire, au même titre que le pays tout entier, mais dont je ne peux encore parler en connaissance de cause. Alors aujourd’hui, j’invite les gens qui peuvent, qui veulent, et qui sont prêt à trouver deux-trois semaines, à me rejoindre. Laeti va recevoir sa sœur, je vais recevoir de la famille, j’espère que ce n’est que le début d’une série, aussi courte soit-elle. Allez, je vous laisse y réfléchir, ce n’est pas grand-chose 24 heures d’avion pour deux semaines de plaisir…

J pour Jeunesse. Comment ça jeunesse ? Et bien pour être honnête, une chose qui m’a frappé ici c’est l’âge de la population. A Sydney, la moyenne d’âge reste basse, je ne peux pas avancer de chiffre car je n’en ai pas les moyens, mais je ne vois quasiment jamais, sinon jamais, de personnes âgées. Va savoir, si ca se trouve ils les cachent dans les maisons de retraite dès qu’ils passent les 60 ans ! Un copain à Laeti disait un jour un truc marrant, mais quelque peu méchant « Toute manière avec la canicule qui sévit quasiment toute l’année, ils ne pourraient pas vivre longtemps ». Je ne sais pas si les températures locales ont quelques choses à voir avec ce constat, mais ca peut faire réfléchir. Sydney jouie d’une réputation de ville fêtarde et très vivante, et par conséquent, la jeunesse y occupe une place à part. C’est aussi une ville d’affaire, ave
c ses businessmans ne dépassant pas la trentaine. Bref, la ville est jeune, tout comme le pays en somme !

K pour koala et kangourous. Quand je suis parti en Australie, tous les gens m’ont dit « Ramène moi un koala, ramène moi un kangourou ! » Je me demandais quand est-ce que j’aurai droit à quelque chose d’original, mais on restait toujours autour de ses fameux animaux, symboles australiens. Dans les magasins de souvenirs, 95% des peluches sont des répliques de ces deux monstres sacrés de l’île continent. Pour le moment, je n’en ai pas vraiment vu. Au Wildlife World, sorte de zoo fermé, j’ai pu voir 2-3 koalas, qui dormaient, pour changer (un koala dort une vingtaine d’heures par jour), et quelques kangourous, mais à travers des vitres. D’ici quelques semaines, je pense que j’aurai l’occasion d’aller au Taronga Zoo, et je pourrais, j’espère, faire des photos directement avec eux. C’est l’une des images fortes de ce pays, comme le camembert chez nous. Le kangourou reste d’ailleurs le plus populaire des deux, mais son cousin fainéant s’est fait une place au soleil, et il n’a rien à lui envier au niveau de la côte de popularité. Bref, dès que j’en croise un dans la rue, je vous promets que je lui demande si on peut taper la pause ensemble, et je vous mets tout ça sur le blog.



L for Lemon Bar. Oui je sais, mon Lemon Bar je l’aime! Mais que voulez vous, c’est comme ça. Alors il méritait bien sa place dans mon petit dico australien. On ne va pas en parler des jours et des jours, mais le Lemon, ca reste toute une histoire ! Pour le moment, une grosse parenthèse s’est introduite au sein de celle-ci, mais j’espère qu’on pourra la fermer aussi vite que possible. Aujourd’hui, jeudi, Ziad a rendez vous avec je ne sais qui pour éventuellement ouvrir sur des places de marchés à compter de la semaine prochaine. Alors je croise les doigts, mais je continue de chercher ailleurs. Aussi j’attends avec impatience cette semaine qu’il m’a promit sur la Gold Coast, pour que je manage du staff durant une semaine, et qui devrait avoir lieu courant avril. De toute manière, et quoi qu’il arrive, ce Lemon Bar restera l’un des points forts de mon aventure australienne. Il aura engranger des problèmes relationnels avec mes anciennes colocs, mais je n’en ai rien à faire, il m’aura surtout permis de travailler, et de faire des connaissances importantes pour moi…



M pour Moment. Vivons au jour le jour, Carpe Diem, et on verra bien ce qu’il se passera. Voilà mon état d’esprit du … moment. Vivre à fond chaque moment, car je ne sais jamais de quoi sera fait demain. Je me dis que je peux partir de Sydney beaucoup plus rapidement que je ne le pense, et je vois tellement de gens qui rentrent en France que ça me fait réfléchir. Non pas à partir, mais à vivre chaque moment comme si c’était l’un des derniers.

PS: Merci maman pour le p'tit colis. Bon, j'avoue, j'ai reçu la casquette du Psg le lendemain de la défaite contre l'OM, donc je ne l'ai pas mise de suite sur la tête, mais ca m'a fait très plaisir. Ainsi que livres et magasines que je vais dévorer incésemment sous peu!

Sunday, March 15, 2009

What esle n°7: Alphabet australien, première partie

Vous avez du le remarquer, je n’ai pas fait d’article en milieu de semaine. Exceptionnellement, je n’en fais qu’un cette semaine, car pour être honnête, mon actualité n’est pas très riche. Je fais donc un « What esle » qui sera développé en plusieurs fois. Un alphabet de mon aventure, ce que je ressens, car après trois mois et demi, je peux commencer à tirer un petit bilan. On commence donc aujourd’hui avec les lettres allant de A à G, et on continuera surement en milieu de semaine prochaine. En attendant, je continue de chercher du boulot, et tout et tout, quelques « pistes » mais je ne dirais rien tant que rien n’est arrêté.

A pour Aborigènes. Les aborigènes sont l’un des plus grands symboles de l’Australie. A Sydney, il semble logique qu’ils ne courent pas les rues, mais bon, ils sont là par moment. J’en ai vu à Circular Quay qui jouaient du didjiredoo, et qui vendaient leur musique par un CD. Ceci étant, ils ne sont pas très bien vu ici, par les australiens je veux dire. En effet, ils inspirent la crainte, la peur, et il faut savoir que les australiens, j’ai appris ça récemment, sont racistes envers les noirs, car il y en a très peu ici. Donc la couleur de peau des aborigènes n’arrange rien ! Ils vivent principalement dans le nord du pays, à Darwin. Si cette ville est d’ailleurs réputée comme étant celle abritant le plus grand nombre d’entres-eux, elle est aussi connue pour sa dangerosité nocturne. Je ne veux pas faire de cliché, car je n’en ai vu que très peu, mais j’écoute ce que l’on me dit. Et peu d’australiens aiment cette colonie, celle qui a vécu dans l’ile continent avant tout le monde. Je verrais si j’en croise du côté de Darwin dans quelques mois...



B for Beach. A Sydney, les plages ne se comptent pas sur les doigts des deux mains ! Quand on pense avoir, enfin, fait le tour, il en reste encore et toujours à voir. Pour ma part, je n’en ai vu que cinq. Cogee, Bondi, Manly, Parramata, et Bronte (avec le coucher de soleil raté de Laeti…). Bondi est la plus réputée d’entres toutes ici. Déjà, c’est la plus grande, et c’est peut-être celle qui offre l’une des meilleure qualité pour pratiquer le surf. Cette plage a d’ailleurs sa propre émission de télévision, même deux. « Bondi rescue » parle des sauveteurs qui travaillent sur les lieux, un genre de Alerte à Malibu avec moins de people. « Bondi vet » c’est le même genre, mais pour les animaux. Ca n’a duré que l’été, car maintenant les plages se vident, mais c’était marrant de voir qu’on pouvait faire des shows autour d’une plage ! Pour ce qui est des autres, je pense que Cogee est ma préférée. Elle offre un peu plus de calme, de belles balades et, par conséquent, de magnifiques photos. Ceci étant, j’ai encore à découvrir plusieurs espaces sablés avant de pouvoir donner un avis complet, comme Maroubra, Watson Bay…



C pour Colocation. L’Australie constitue aussi ma première vraie expérience en colocation. J’ai vécu à deux pendant plusieurs mois, du côté de St Tropez en saison d’été, mais c’était différent. Là on partage un appartement, avec tout ce que cela engendre. Et bien la coloc, ce n’est pas facile ! Il faut toujours traverser des périodes de prises de tête, y’a toujours des oppositions dans les idées, mais le moins que l’on puisse dire c’est que c’est très vivant comme situation ! Heureusement, à la maison, ca va mieux. Quatre anglophones, c’est toujours mieux que quatre français pour apprendre la langue ! Même si les deux petits derniers, des canadiens avec des yeux bien bridés pour être du nord de l’Amérique, passent leur vie dans leur chambre, alors je ne les vois quasiment jamais. Pour ce qui est de John et Faye, mes colocs anglais, je m’entends très bien avec eux, j’espère que ca durera. Pas de prise de tête, des gens adorables, et c’est mieux comme ca.

D for Darling Harbour. Ah, mon bon petit Darling Harbour. Cette place représente beaucoup à vrai dire. C’est là que j’ai eu le travail au Lemon Bar pendant plus de deux mois, dans un shopping center que je connais, à l’insu de mon plain grès, par cœur. C’est là aussi que je passe tous les jours pour rejoindre la ville, car c’est le circuit normal, en traversant le Pyrmont Bridge. C’est là que les restaurants sont légion, mais que le travail reste au stade du néant. C’est là que j’aime à venir me balader, même si je connais quasiment les moindres recoins de ce lieu. C’est là que j’ai vu le feu d’artifice du premier de l’an, et également celui de l’Australian Day. C’est là que des milliers de touristes passent tous les jours, quasiment autant que du côté de Circular Quay et son Opéra. C’est là que… Enfin bref, c’est l’endroit que je préfère à Sydney, et il méritait bien une petite place dans mon alphabet australien, enfin je crois.



E for Enjoy. Malgré les problèmes, il faut continuer à apprécier la chance que j’ai d’être ici (e
njoy signifie apprécier). Je dois continuer à prendre du plaisir au jour le jour. D’ailleurs, je dois reconnaitre avoir changé à ce niveau là, je ne me plains pas, et j’arrive à relativiser les choses bien que tout ne soit pas tout beau tout rose. Enjoy les jours de beaux temps. Enjoy la mentalité des gens qui veulent toujours t’aider. Enjoy pour tous les gens qui ne peuvent pas venir ici. Enjoy la qualité de vie globale qui existe ici. Enjoy les voyages qui vont s’offrir à toi à travers ce pays grand comme 15 fois la France. Enjoy le choma… euh non ! Enjoy est un mot très souvent utilisé ici, et il résonne toujours de la même manière, apprécie, car un voyage comme ca, tu ne le vis qu’une fois dans ta vie.

F for Fast food. Je savais qu’en venant ici, je devais mettre la gastronomie française et tout ce que cela comporte de côté. Mais ce qui m’a surpris, c’est le nombre de fast food qui existe ici. Cinq grandes marques se battent pour avoir le monopole. McDo reste le plus puissant, Ziad m’a dit un jour qu’il y en avait plus de 300 sur la ville, ce qui est énorme. Dans le même style, on trouve Oporto, qui est peu populaire, et Hungry Jacks, le plus calorique de tous, mais qui a certainement le meilleur gout. Ensuite, Subway est un fast food qui propose des sandwichs très « healthy », on demande nous même ce qu’on veut, la qualité des produits est bonne, ce n’est pas gras, mais le seul souci et que l’on mange toujours la même chose. Enfin, KFC est le roi du poulet ! On trouve du poulet sous toutes les formes, mais c’est toujours très salé, et hyper gras. A eux cinq, ils tuent la faible concurrence. Et sans mentir, on marche jamais 300 mètres sans en croiser un. Mais je tiens ma ligne de conduite, et j’ai plus mangé au fast food depuis… noël ! Seulement une bricole de temps en temps (et encore !).

G for Gloria’s Jean. Après la bouffe, voici la boisson ! Le Gloria’s Jean Coffee est une marque locale venue contrer le célèbre Starbucks Coffee. C’est donc, comme vous l’avez deviné, un café. Mais, on ne connait pas ca dans les petites villes françaises. En effet, on peut prendre, c’est le concept, des cafés en « take away », comprenait à emporter, donc dans un gobelet. Ca remporte un immense succès ici, et je ne déroge, cette fois, pas à la règle. J’en prends quasiment un par jour, souvent des cafés ou chocolat glacés, et il y a une multitude de saveurs différentes. C’est comme mon p’tit plaisir journalier dans les moments durs. Tout le monde se balade toujours avec des boissons comme cela dans la rue, et en bon australien, je deviens un mouton et suis la mode !

PS : Nathalie, j’ai choisi Commonwealth car c’est la banque qui propose le plus de ATM (cash machine, euh truc de retrait quoi) dans le pays.

Monday, March 9, 2009

ANPE: l'Australie Ne Peut Employer :(

En ce lundi 9 mars, j'ai décidé de refaire un coup de "Nono Magazine" pour faire un tour global de l'actualité locale. Elle n'est pas forcément très riche, comme vous pouvez le comprendre, mais elle est toujours là pour vous distraire. Alors, jetons un œil sur ce qu'il s'est passé ces huit derniers jours du côté de Sydney city. Et on reprend donc mes interviews que j'aime tant, et qui apporte un regard décalé sur les pseudos problèmes que je rencontre sur l'île continent.

Nono magazine: Bonjour! Première chose, peux-tu expliquer la cause du retard de ton blog, publié le lundi au lieu du dimanche habituellement?
Et bien c'est "simple", je voulais l'écrire hier soir, mais j'ai finalement organisé un repas à la maison. En effet, Ziad m'avait donné plein de bouffe samedi (voir plus bas, ndlr), et pour écouler les stocks, j'ai invité des amis. Alex, Audrey, Georgina et Thomas. Ca ne vous dit peut-être pas grand chose, bon ils sont français bien entendu, mais ce sont des gens avec qui je passe beaucoup de temps, et avec qui je m'entend très bien. On a donc passé ce dimanche soir chez moi, autour d'apéro, d'un bon petit repas, et de pas mal de vin, mais du vin pas mal, une fois n'est pas coutume. On a bien rigolé, on a passé une bonne soirée, et c'est l'essentiel. On est un peu tous dans la même galère au niveau du travail, alors serrons nous les coudes, et mangeons tous ensemble, ca fait des économies (je plaisante)!



Nono magazine: Intéressant tout ça. Bon, cette bouffe alors, elle venait d'où?
Et bien de Ziad, et de sa femme. Vendredi matin, je reçois un texto de Ziad me disant que demain je travaille pour le Lemon pour un "événement privé". Il m'en avait touché deux mots la semaine passée, et je n'ai pas eu de difficultés à comprendre ce que ces mots signifiés. Samedi matin, on est donc allé chercher le Lemon Bar, et on l'a apporté... chez lui! C'était l'anniversaire de sa petite fille, Nathalie, qui fêtait ses 5 printemps. Toute la famille était réunie, en tout une cinquantaine de personnes, adultes et enfants confondus. Et ils ont donc tous pu gouter aux joies des cocktails made in Lemon Bar. On a d'ailleurs connu un franc succès, car le Lemon était installé dans la rue, et des gens s'arrêtaient pour demander combien coûtait un verre. On avait bien entendu aucune autorisation pour vendre quoi que ce soir, donc on refusait poliement. C'était sympa comme journée, j'ai mangé avec toute la famille de mon boss, tous d'origine libanais, et ils sont fort sympathiques! Alors bien entendu, j'ai du dire au moins 350 fois que je venais de France, de tel endroit, ce que je faisais en Australie, depuis combien de temps j'étais là... Les gens posent toujours les mêmes questions, donc je vais me fabriquer un t-shirt où seront inscrits toutes les informations me concernant, et je le vendrais aux personnes
s'interrogeant sur mon humble personne pour la modeste somme de 100$. Trève de plaisanterie, quand une personne commence à me demander mon pays d'origine, je sais que j'en ai pour au moins cinq minutes de questionnement, mais ce n'est pas désagréable, loin de moi cette idée incongrue. Pour en revenir à cet anniversaire, tout le monde était content, c'est l'essentiel, et on a plié bagages sur les coups de 19H. C'était le jour de la Gay Pride, mais je n'ai pas bougé le soir, car j'étais fatigué, et la plupart des festivités ont lieu dans l'après midi.

Nono Magazine: Tu en parlais, le Lemon Bar, et le boulot en général, ca en est où?
Et bien j'ai vécu, et vaincu, ma première, surement pas la dernière, semaine de chomage. Concernant le Lemon Bar, celà reste relativement flou. Je sais seulement que je vais aller à la Gold Coast d'ici quelques semaines, mais les dates ne sont pas encore arrêter. Perth va aussi ouvrir une unit, et je vais sûrement m'y rendre également, mais là encore, on ne sait pas quand. Concernant Sydney, Ziad cherche depuis une dizaine de jours. Il m'a dit qu'il était triste du fait que celui de Darling Harbour ai fermé, mais il m'a promis qu'il trouverait quelque chose rapidemment. De toute façon, ce buisness ne peut que marcher dans ce pays je pense. Ce ne
sont que des jus de fruits frais et naturel, des produits et des envies correspondantes avec les demandes des "aussies". En attendant, il y a quelques événements de calés, mais rien de suffisant pour ne pouvoir faire que celà. Alors je cherche, encore et toujours. Cette semaine, j'ai posé la bagatelle de... 50CV, dont 40 pour la seule journée de mercredi. Je vous promet que quand vous entendez autant de refus, faut avoir le coeur solide pour garder le moral. Personne ne cherche, car les restaurants sont vides, la clientèle n'est plus là, la crise fait une percée déconcertante. C'est inquiétant, mais ce qui l'est encore plus, c'est que quand t'es une fille tu trouves. Les managers des restaurants regarderont toujours le CV d'une nana qui vient le proposer, pas celui d'un mec. Il faut passer par dessus cet obstacle, et continuer d'avancer. Et si il faut casser d'autres assiettes pour avoir un boulot, j'en casserai d'autres. La distribution de mon curiculum vitae n'est pas terminée, loin de là, et j'y retourne dès cette après midi...

Nono Magazine: Et avec toutes ces péripéties, le moral doit en prendre un coup, non?
Franchement, le moral ca va. J'essaye constamment de relativiser. L'Australie, y être c'est une chance. Alors si il faut ramer quelques semaines pour espérer pouvoir voyager, je veux bien être champion olympique d'aviron (oh, je suis en forme niveau blague là). Alors il faut continuer à garder le sourire, c'est comme celà qu'on avance. Forcément, si la situation s'éternise, je vais peut-être le perdre un peu, mais pour le moment ca va. Les pseudos problèmes que j'ai (travail, loyer, porte de ma chambre, charges) ne sont rien à côté de ce que peuvent vivre des gens en France en ce moment à cause de la crise. Alors je m'accroche, je continue, et si il faut changer d'air, je changerai d'air, point final. Je n'ai pas d'attache particulière à Sydney, ormis un vol, donc si des opportunités s'offrent à moi ailleurs, why not. Même si ma priorité reste de rester ici jusqu'à l'entame de l'hiver, c'est à dire après le voyage avec maman. Mais bon, le moral va bien, le physique un peu moins. J'ai, depuis quelques jours, de grosses douleurs au dos, ce qui m'empèche de faire du sport. Je mange moins, et moins équilibré, donc le physique en prend un coup. Mais, comme le dit un rapeur dans une chanson, je vais survivre, c'est pas l'bled ou la Turquie!

Nono Magazine: Quoi d'autres à signaler pour cette semaine, des anecdotes?

J'ai été, mardi me semble-t-il, au Wildlife World de Sydney. Voisin de l'Aquarium, c'est comme un zoo, mais fermé, et beaucoup plus petit. On peut, cependant, admirer beaucoup d'animaux, parmis lesquels des araignées (pour ma soeur), des serpents, des oiseaux, et bien entendu, des koalas et des kangourous. J'ai pu voir pour la première fois ces deux symboles de l'Australie. Tu me diras, ca court pas les rues du centre ville de Sydney en général. J'y ai été avec Juliette, ma copine de Limoges, et on a passé une après midi agréable. Prochaine étape, le Taronga Zoo, qui est quand à lui situé à l'extérieur de la ville, qui est quelque chose de vraiment grand, qui coûte certes un peu plus cher, mais où on peut approcher et toucher ces fameux kangourous. La veille du Wildlife World, Laeti et moi avions été invité chez Alex à dîner. C'était sympa, il habite, avec Audrey sa copine, dans une maison à une vingtaine de minutes de train. La localisation n'est pas idéale, mais ca permet d'avoir un loyer moins élevé. C'est à peu prêt tout, à part une soirée crêpes avec Georgina et Laeti, où mon talent de cuisinier a enfin pu éclabousser au grand jour.



Voilà pour ma semaine. Une autre débute, je ne sais pas de quoi elle sera faîte, je sais seulement qu'elle m'accompagnera dans ma recherche d'emploi. Ne baissons pas les bras, n'abdiquons pas, et comme on dit du côté de l'hexagone, Impossible n'est pas Français!

PS: Nathalie, pour te répondre, je suis à la Commonwealth Bank. En France, c'est le Crédit Agricole qui gère mes sous, mais il n'y a aucune aliance particulière entre ces deux banques. Enfin, ouvrir un compte ici prend cinq minutes, il suffit juste de se munir de son passeport.

Friday, March 6, 2009

What else N°6: Offre nous du rêve, bon sang de bonsoir!!!

Suite à la proposition de Nathalie, cette fidèle lectrice que je ne connais ni d’Eve ni d’Adam, j’écris mon « What else » de la semaine sur mon plan de voyage. Qu’est ce qui va donc se passer durant cette année, où vais-je aller, avec qui, pour y faire quoi, pour combien de temps, est-ce que je vais manger des kangourous, des koalas, des vers de terres ? Bon, arrêtez de vous poser autant de questions, les réponses arrivent. Mon voyage, il se détache en trois points, Sydney, le voyage avec la famille et le voyage de vin de séjour.

Sydney : Je suis dans cette ville depuis maintenant trois mois. Je m’y plais, beaucoup, mais parfois je me dis avoir fait le tour. Si je n’avais pas certaines « obligations », je quitterai peut-être cette ville pour une autre, comme Melbourne, Brisbane ou Perth. Mais j’ai encore tellement de choses à y faire, que non, je ne partirai pas de si tôt. Qu’est ce qui me retient ? Le boulot, je pense, et j’espère, en avoir d’ici dix jours, ce serait quasiment essentiel ! Ensuite, j’ai un vol aller-retour Sydney-Melbourne à la fin du mois pour le Grand Prix de Formule 1, et je ne peux pas l’annuler, donc autant en profiter. Et puis Sydney, ca reste Sydney. Je dis que je ressens parfois la sensation d’avoir fait le tour de la ville, mais cette impression est tellement vague ! On n’en parlait pas plus tard que la semaine passée avec Laeti autour d’un café. Il y a tellement de belles choses à faire dans cette grande ville qu’on aura toujours de quoi s’occuper. On en a fait des choses (aquarium, wildlife world, les parcs, la ville, l’opéra…), mais à côté de ça, il en reste tellement qu’on en perd la tête (Taronga zoo, Imax, Sydney Tower, Royal Botany Garden, concert à l’Opéra, monorail…). Je m’attache petit à petit à cette ville, qui offre, malgré tout, une belle qualité de vie. Idéalement, c'est-à-dire si j’ai du boulot, j’y resterai jusqu’à juillet, août, septembre au plus tard. C’est loin, et tellement proche à la fois. Car quand j’y pense, j’y ai déjà passé trois mois, et même Usain Bolt va moins vite que les semaines australiennes ! Voilà, Sydney a été le point de départ de mon voyage, il en sera également la fin, et il sera 70% de mon aventure lointaine.

Voyage avec maman, Patrick et Isabelle : « Je viendrais bien te voir durant cette année » Les mots lâchaient par maman le 30 novembre, jour de mon départ, dans la voiture en direction de l’aéroport Charles de Gaulle traversent mes pensées et en ressortent aussitôt. Car pour être honnête, je n’y croyais pas. Le coût du voyage, pouvoir prendre tant de vacances, être prête à rester dans un avion si longtemps, je ne savais pas ma maman si forte. Et pourtant, au fur et à mesure des semaines, l’idée fait son chemin. On en parle souvent au téléphone, et puis un beau jour, Isabelle et Patrick sont intéressés ! Le temps de trouver le meilleur voyage possible, et on a dit banco ! Et depuis hier, c’est officiellement réservé, ca a égaillé ma journée (oui, car entre les 40 CV posés et la défaite du PSG contre une équipe de troisième division, va garder le moral toi !!!). Donc tout ce beau monde déboulera à l’aéroport international de Sydney le 24 mai. Jusqu’au 28 mai, j’aurais le plaisir de leur faire visiter Sydney, cette magnifique ville (oui oui, je l’aime ma ville). Au programme… Non, je leur réserve des surprises, enfin, faut que je les prépare !!!! Mais on n’aura pas vraiment le temps de s’ennuyer je pense. On aura un p’tit appart pour quatre nuits, ce sera bien sympa, à Darling Harbour, mon lieu préféré de Sydney. Ils vont découvrir la rapidité de la vie australienne, la bouffe un peu bizarre, et toutes ces choses qui donnent un charme incroyable. Le 28 mai, on s’envolera pour Ayers Rocks. C’est une petite ville en plein milieu de l’Australie, dans le désert donc, et où le touriste trouve son bonheur au travers des fameuses montagnes rouges. On pourra d’ailleurs admirer, le premier soir, le coucher de soleil au pied d’Uluru, la plus célèbre de ses montagnes, rouge pétante au lever du soleil, et plus foncée lors du sunset (coucher de soleil…). On aura également l’occasion de se balader, peut-être d’aller passer une journée à Alice Springs, à quelques heures de voiture, et ville très typique australienne. Le désert était une chose indispensable à faire en Australie, et on tape donc dans le mille en passant par ce centre rouge. Le 30 mai (j’ai le plan de voyage sous les yeux hein, c’est pas que je retiens tout par cœur :cool : ), l’avion nous mènera vers Cairns. Cette ville est, avec Brisbane, la plus célèbre de la côte Est. Elle est d’ailleurs peut-être la meilleure, dans la mesure où c’est celle qui offre le plus de possibilité d’admirer la fameuse « Grande barrière de corail ». En parlant d’eau, on passera une journée sur un voilier, le 31 mai, et on aura l’occasion de faire de la plongée, pour admirer les profondeurs du pacifique. Le lendemain, la forêt tropicale, proche de Cairns, nous ouvrira ses portes. Luxe du luxe, la visite guidée sera assurée en français. Et je suis en Australie pour améliorer mon anglais ! Bref, je ne connais pas personnellement cette forêt, mais ce doit être quelque chose d’intéressant si ils le proposent dans ce voyage. Le 2 juin, départ pour Darwin. Ville la plus au nord du pays, c’est aussi celle qui abrite le plus d’aborigènes, et on m’a dit que s’y balader la nuit n’était pas conseillé. Mais bon, même pas peur ! On y passera une journée, puis on partira le lendemain pour l’énorme Kakadu (prononcez caca doux :cool : ) National Park. C’est le plus grand parc national australien, et on pourra y voir une grande partie de la faune et de la flore locale. Il sera notamment prévu, au sein de ce parc, une croisière sur une rivière, et si ca se trouve y’a des requins dedans, intéressant ! Le 5 juin, on partira à Katherine pour y passer la nuit. Je ne connais pas du tout cet endroit, je sais juste que le 6 juin, on y fera du canoë. J’imagine maman et sa peur de l’eau sur un canoë, mais je sais qu’elle sera « in » comme on dit ici. Enfin, le 6 juin, à 18h, un avion partira de Darwin pour rejoindre Singapour, puis Londres, puis Paris avec à son bord, trois membres de ma famille. Un autre avion partira en direction de Sydney, pour me ramener à la maison. Je suis tout excité à l’idée de ce voyage, et je ne remercierai jamais assez Maman, tonton et tata pour les sacrifices faits pour venir me voir. Roh, quand j’y pense, ce 24 mai 2009, c’est loin, mais si près à la fois. Allez Arnaud, ferme les yeux, et quand tu te réveilleras tu y seras déjà…

L’autre voyage : Après mes mois passés à Sydney, je vais également partir voyager. Mais autant le voyage avec la famille est fait, autant l’autre est d’un flou total. J’aimerai faire la côte Est, peut-être en van. Beaucoup de personnes, même Ziad, qui n’est pas fan de ça, m’ont conseillé ce mode de transport pour l’Est du pays, tant il y a de choses à faire et à voir. Des amis français, Georgina et Thomas, sont également partant, mais au niveau des dates on n’a pas la moindre idée. Rien n’est fait, rien n’est décidé à ce niveau, mais j’aimerai le faire. Remonter de Sydney à la Gold Coast, avec Surfer’s Paradise, profiter des plages de sable blanc, puis remonter dans le van et repartir vers le nord. S’arrêter quelques jours à Brisbane pour aller se balader, visiter la ville, puis remonter dans le van et repartir vers le nord. Admirer la grande barrière de corail sur toute son immense étendue, plonger dans l’océan, puis remonter dans le van, et repartir vers le nord. Prendre la route de Cairns, y arriver, faire du voilier, s’amuser tous ensemble. Laisser le van, et partir ailleurs. Si la vie est un mouvement incessant, alors l’Australie est le centre du monde. J’étais à 100% contre cette idée de faire un voyage en van il y a de cela encore deux mois, mais l’idée a fait son trou. Elle se balade dans ma tête, et pourrait se concrétiser si on trouve des terrains d’ententes. J’aimerai également découvrir Melbourne, Adélaïde, Kangourous Island et bien d’autres choses. Pourquoi pas la Tasmanie, et pourquoi pas cette fameuse Nouvelle-Zélande. L’Ouest du pays, quand à lui, ne m’attire pas vraiment, je ne sais pas pourquoi. Mais de toute manière, tout est vague, rien n’est arrêté, et qui vivra verra…

Monday, March 2, 2009

Le travail, c'est la santé, le chômage c'est la continuité...


Hey hey petits frenchies scotchez à vos écrans d'ordinateurs, avares de nouvelles aventures australiennes et de nouvelles histoires que vous pourrez raconter à des gens dans la rue juste parce que ça vous fait plaisir. Bon ok, je craque un peu, mais bon, il est 1H30 du mat', dans la nuit de dimanche à lundi, et je commence mon article, alors un peu de compréhension. Surtout avec le week end de furieux que je viens de passer. Beaucoup d'histoires plus ou moins marrantes cette semaine, par où commencer? Retour, par différents points, sur cette semaine. Ready? Let's go!

Je suis chercheur... à l'ANPE! J'ai donc posé des CV lundi dernier, le seul jour de la semaine où j'ai pu en fait, car ensuite j'étais pas mal busy. Je vais donc, lundi matin, dans un cyber pour faire imprimer mes CV, et au passage je prends un café. En discutant avec le barman, je lui dis que je cherche un job. Il me dit qu'il cherche quelqu'un, je lui laisse un CV, première bonne chose. Puis je pars faire la distribution. La première chose que je fais, ce sont les hôtels, c'est mon domaine de prédilection en fait, ce que je sais faire de mieux. La plupart prennent mon "resume" comme ils disent ici, mais sans conviction, juste par politesse. Alors je me jette dans les restaurants. Même tarif, même punition. La plupart m'explique que l'équipe est pleine, et que, surtout, l'activité en ce moment à Sydney est decrescendo, qu'il y a de moins en moins de clients, et qu'ils n'ont donc besoin de personnes. Seuls trois ou quatre restaurants prennent mon CV. Je me rend dans beaucoup de restaurants. Dans l'un d'eux, un rital d'une cinquantaine d'années, très très hautain et pas du tout poli "m'accueille" quand je lui dis que je cherche du boulot. Il me dit "Vous savez porter 4 assiettes?" Bon, comment te dire que j'ai fait 5 ans d'école hôtelière, mais que tu ne daignes pas jeter un oeil sur mon CV. Je suis déjà un peu énervé par tous les refus que j'ai essuyé, mais bon. Il me montre, puis je le fais, exactement comme lui me le demande. Môssieur n'est pas content, et m'ordonne de recommencer. Je porte mes 4 assiettes, normalement, mais il me dit que ca lui plait pas, et que je peux aller voir ailleurs. Je lui demande s'il recrute son personnel comme là, il me l'affirme. Une certaine rage monte en moi, je le regarde dans les yeux, lève mes bras avec mes 4 assiettes, et les laisse tomber à ses pieds, explosants au sol. Je prend ma pochette et part, sans jeter un regard, tandis qu'il me crie, mais ne me court pas, après. Je finis ma tournée en donnant d'autres résumés, puis je rentre à la maison, exténué. Vous l'aurez compris, cette première salve de CV n'est pas un franc succès. Je vais y retourner cette semaine, j'ai quelques bonnes adresses, et je vais m'accrocher. Même si je sais que le Lemon Bar reste une "solution" car on devrait ouvrir une nouvelle place d'ici peu. Mais celà reste du conditionnel.

J'ai de nouveaux colocs! Et oui, depuis dimanche soir pour la fille, depuis mercredi pour son copain. Dans la chambre de Gourcuff et Laeti, un couple est arrivé. Une galloise, de 30 ans environ, Faye, et son petit ami anglais, 28-30 ans, John, ont donc débarqué à Pyrmont. Ils sont super sympas, Faye est une fille super speed, parfois trop, mais elle est "awesome" comme elle adore dire. John, son copain, est beaucoup plus posé, ce qui apporte une parfaite harmonie dans leur couple, ce sont des gens cool. On aurait du, pour fêter le départ de Gourcuff, et leur arrivée, manger un bout de foie gras de maman et aller au resto vendredi, mais j'ai bossé, alors c'est partie remise. Tout ca pour dire que le courant est passé de suite, et j'espère que ca va durer. Ils vont aussi pouvoir me permettre d'améliorer mon anglais, et ça c'est vraiment une bonne chose. On verra par la suite si on trouve d'autres affinités, mais pour le moment c'est pas trop mal!


Je ne déménage pas... pour l'instant! En début de semaine, j'avais décidé de déménager. Après y avoir beaucoup réfléchi, je m'étais dit que vu que je ne toucherai plus de salaire bientôt, le changement d'appartement semblait approrié. Alors, j'ai mis une annonce sur un site spécialisé. Deux heures plus tard, j'avais déjà reçu 6 coups de fils. Mardi après midi, 5 personnes voient ma chambre. Toutes la veulent, mais je leur demande une nuit de choix de colocs. Finalement, après en avoir parlé avec Papa, je choisis de rester ici. J'y suis bien, et ce n'est pas en gagnant 20$ par semaine que ca va changer grand chose. D'autant plus qu'avec les problèmes du boulot, je préfère ne me concentrer que là dessus plutôt que de devoir trouver un nouvel appartement et tout et tout! Donc pour le moment on reste. C'est sur que si d'ici trois ou quatre semaines, grand grand maximum, je ne trouve rien, je me poserai les bonnes questions, et peut-être que je quitterai l'appartement, voire Sydney...

Le Lemon Bar, ca envoit! Au Lemon Bar, la semaine a été agitée. Mardi et jeudi, j'ai fait mes deux derniers shifts au shopping center de Darling Harbour. En effet, la fermeture était prévue le dimanche soir, et c'était comme une page qui se tournait. Je ne devais faire donc qu'une toute petite vingtaine d'heures. Sauf que, sauf que... Mercredi, Ziad m'appelle et me dit qu'il a trouvé un événement pour samedi. Un festival de musique énorme, où pas moins de 35000 personnes sont attendues! Le "Futur music festival", awesome! Je vais passer la journée avec Gourcuff et Nicole, une italienne qui travaille de temps en temps au Lemon. Le vendredi, Ziad passe me chercher vers 9H. On doit aller emmener le Lemon. Ca nous prend la matinée, même une partie de l'après midi. Ziad me dit qu'on doit faire 3000 drinks, et je lui propose donc de couper les fruits le soir même, comme ca on serait tranquille le lendemain. On part donc chez lui, avec tous les fruits. Et pendant ... 5 heures (!), on coupe des citrons, des citrons verts, des oranges, des fraises, des kiwis et des ananas, rien que ça! Je rentre à la maison à 2 heures passées, exténués, mais prêt pour le lemdemain! Samedi matin, coup de théâtre! Ziad m'appelle et me dit qu'on doit changer le Lemon de place. On perd une heure pour des conneries, et donc un peu d'argent. Une fois tout en ordre, on ouvre, et nous voilà lancés! Finalement, l'après midi sera très calme. Les gens au festival ne boivent que de l'alcool, ce qu'on ne peut pas vendre, et on arrive péniblement à 2000$, ce qui reste très bon, mais on espérait beaucoup plus. Le truc cool, c'est qu'on était juste à côté du "stage" et qu'on avait la musique, même du David Guetta! C'était vraiment sympa, même si la fin était longue, car il fallait, comme d'habitude, ranger le Lemon, le ramener, avant que Ziad me paye un taxi pour rentrer, dans lequel je me suis endormi en moins de deux secondes! A 2 heures au lit, à 9 heures debout! Ce dimanche, je devais travailler au Lemon, mais Ziad a annulé mon shift. Il avait besoin de moi pour faire du rangement. On a donc été dans le garage du lemon, on a compté tous les verres, couvercles, serviettes... On a passé la journée à faire ca, on a bien rigolé ensemble, puis nous sommes allés fermer le Lemon de Darling Harbour. Les gens étaient surpris de nous voir fermer, mais c'est la vie! Ca a été un bordel pas possible en plus pour le mettre sur pied! On s'est trompé trois fois dans l'ordre des roues, ce qui n'arrive jamais, mais on a finit par y arriver. On l'a ramené au garare, Ziad m'a payé le taxi et... je me suis endormi dedans! Voilà, le Lemon Bar, c'est finit... pour l'instant (j'ai des indices de Ziad sur le futur, mais je préfère ne pas en parler tant que rien n'est fait).

Put*** de porte... Mercredi, il m'est arrivé une anecdote marrante, mais qui pourrait devenir quelque chose de pas drôle du tout selon la future tournure des événements. On était avec Gourcuff, en repos, dans le salon. Je pars chercher mon PC dans ma chambre, et en partant j'entend la porte qui claque, la faute du vent. Quelque minutes plus tard, Gourcuff veut rentrer, mais impossible. Le locket s'est fermé, et mes clefs sont à l'intérieur! Avec les clefs de mes colocs, impossible d'ouvrir. Georges, le proprio, ne veut pas venir, il ne sait pas quoi faire et me dit de me débrouiller. Ok, restons calme! J'appelle une compagnie de débloquage de porte, mais c'est hors de prix, et pas dispo avant 3 jours. Gourcuff perd patiente, moi j'en rigole, je me dis que c'est con comme histoire, et que quelques jours plus tard on en riera tous! Après trois heures d'essais aussi diverses que variés, on force le verrou. On ouvre la porte, mais le locket est cassé, ainsi qu'une partie de la porte. J'ai depuis, racheté un verrou, et un ami de Ziad doit passer prochainement me le mettre. Sinon, je risque de perdre ma caution, et au prix de celle-ci, ca m'embéterait un peu!
Bilan février: Après trois mois ici, il est temps de faire un bilan du mois qui vient de s'écouler. Février, le plus court de l'année, aura été le mois des événements du Lemon Bar (Bathurst, Music festival...). Ca aura aussi été le mois des mouvements dans l'appartement, de l'amplification de mes problèmes avec certaines personnes, des sorties en boite courantes. Février aura été meilleur que janvier, même si la fin du Lemon Bar m'embète, mais je crois au futur. Bref, rien de spécial en février, je ne connais pas le programme en mars, excepté le 29, où j'irai à Melbourne pour le grand prix de Formule 1. D'ici là, on a le temps de voir venir...

Voilà pour cette semaine. Je sais que la qualité de l'écriture est moindre, que ca semble fait à la va vite, mais je voulais absolument vous le mettre ce dimanche, et j'ai débuté très tard. Demain matin, je me lève à 6H, dans 4 heures en fait, donc je ne vais peut-être pas dormir. Je vais accompagné ma petite Gourcuff à l'aéroport, elle est stressée mais exitée. Elle part à l'aventure, je lui souhaite bonne chose, de bien profiter, et de revenir avec la tête plein de souvenirs. Amuse toi, et see you in one month!

Bisous à la France!!!