Friday, December 12, 2008

Quand la météo s'en mèle...

Les jours se suivent, et malheureusement, ils commencent à se ressembler pour moi. Seconde nuit où je ne sais pas vraiment où je vais dormir, seconde nuit où je ne vais pas être tranquille pour un sous, et seconde nuit où une longue période de réflexion va venir perturber un sommeil dont j'ai bien besoin! La situation devient urgente, et pourtant, une certaine fierté et une certaine crainte me poussent à ne pas chercher une aide extérieure. Je me suis mis tout seul dans la merde en me trompant sur cette fameuse maison, je sortirais tout seul du pétrin dans lequel je me suis mis.

C'est comme un mauvais pressentiment. En sortant du lit de mon backpacker ce matin, j'ai vu le ciel gris, comme un signe avant coureur que cette journée ne serait pas celle de la rédemption. La pluie faisait son apparition, et je quittais rapidemment mon auberge de jeunesse pour prendre un café en ville puis rejoindre un cyber. Je parle longtemps sur msn avec papa, lui expliquant l'urgence de la situation, et mon état de fatigue morale et physique. Hier, entre 7H30 du matin, heure à laquelle je me suis levé, et 23H, heure du diner, j'ai mangé seulement un tout petit gâteau au chocolat. Moi et mon féroce appétit en prenne un coup, moi et ma farouche envie éternelle de mincir en sont ravies! Mais voilà, avec les kilomètres de marche à pied avalés chaque jour, les repas deviennent d'une important rare. Et pourtant, rebelotte aujourd'hui! Rien de la matinée, et rien jusqu'à 16H et un p'tit repas pris avec les filles. Mais tellement de choses sont à faire durant ces jours-ci que manger passe en second plan. Quand j'aurai un toit, un loyer à payer, et un boulot, là je mangerai à ma faim, pas avant!

Aujourd'hui, nous devions donc tous nous remettre à la recherche de maison à partager. Et tampis pour moi si je devais rester toute la journée sur le net à traquer la moindre piste plausible, à écumer les moindres recoins des sites de location de maison ou d'appartement. Des lignes à lire, des coups de fils à passer, du stress à évacuer, de la tension à sentir monter, tout se mélange, et les heures passent! On cale au final un, deux, même trois rendez vous pour la journée de demain! Mais j'ai un mauvais pressentiment. Pour moi, rien ne correspondra à notre besoin, à savoir une maison pour six personnes, au budget correct, dans une situation géographique intéressante. Et puis merde, la situation ne nous permet pas de jouer la fine bouche, je suis en colère contre moi même, et j'ai l'impression que tout est de ma faute pour la maison "ratée". Alors on verra demain ce que les résultats des rendez vous auront donné. D'ici là je dois passer une nuit, je ne sais où, je ne sais avec qui, je ne sais à quel tarif. Il est 23H30 à l'heure où j'écris ces lignes, et je vais bientôt partir avec mon sac à dos, dans la ville, je ne sais où... Je ne veux pas jouer non plus le martyr, la merde dans laquelle je suis, je m'y suis mis presque tout seul, et au final je n'ai pas envi d'accuser le propriétaire de cette fameuse maison de rêve à Bondi en tant que responsable de ma situation actuelle. Je suis un grand garçon, je me suis trompé, je suis tombé de haut, j'assume, point!

En tout cas, deux décisions sont prises et seront définitives. Premièrement, si demain soir on a pas de maison, c'est triste à dire mais j'abandonnerai cette idée en laquelle je ne crois plus du tout. Je me mettrai alors en quête d'une location où les gens ne cherchent qu'une personne, beaucoup plus simple à trouver. Mais comme on forme un groupe, je ne laisserai jamais les filles dans la merde, et je les aiderai aussi à trouver des trucs pour elles, comme elles seraient prètes à le faire pour moi, j'en suis totalement persuadé. La seconde chose et que si d'ici mercredi prochain je n'ai rien, à savoir ni boulot ni maison, je partirai de la ville, avec beaucoup de regrets, avec un sentiment d'échec qui sera immense, mais avec l'espoir que l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Melbourne, Canberra, Perth, Cairns... Les villes ne manquent pas, les gens et les maisons non plus. Quand on sait que l'Australie est quinze fois plus grande que la France, on ne doute pas de savoir que des toits pouvant accueillir des gens faciles à vivre comme moi ne manqueront pas! Alors je me laisse un jour pour la maison, et cinq pour un toit en général. Pour l'instant je garde confiance, mais pour combien de temps encore. Les filles, Sabine et Julie, sont dans la même situation que moi, car à partir de demain soir elles ne savent pas où elles vont pouvoir dormir, leurs remplaçants venant emménager dans la journée. Les autres filles, Laetitia et Sophie, ont une semaine pour assurer leurs arrières et trouver une chambre pour elles, plus facile à trouver que les autres.

La journée a sinon été pauvre en petite chose à raconter. La pluie nous a obligé à rester une bonne partie de la journée bloqué dans l'appartement, sur le pc, mais dans l'après midi nous sommes néanmoins partis au consulat de France. Une bonne demie heure de marche à pied sous la pluie battante nous ont permis de bien nous reveiller, puis une demie heure de queue au consulat nous a permis de nous sécher un peu. Au final, on devait faire tamponner notre passeport pour prouver qu'on avait un Working Holiday Visa, mais une fois arrivés au guichet, le monsieur rigole et nous dit que ça ne sert à rien de le faire, que c'est dans les ordinateurs, et grosso-modo qu'on a fait la queue pour rien, sinon pour se mettre à l'abri. Sabine et Julie restent néanmoins au ministère de l'immigration car cette dernière a malheureusement perdu son passeport. Pendant ce temps, j'accompagne Sophie à la banque pour régler un changement d'adresse. Pendant notre attente, Brice, un des français qu'on avait "recruté" pour la maison à Bondi m'appelle. Il me dit que la maison est quasiment finie, qu'il manque une ou deux bricole, que Internet sera installé dans une semaine. Il me dit "Arnaud sérieux revenait, on voulait faire une coloc avec vous". Je ne bougerai plus de ma position, Dave nous a "détruit" et je n'irais plus faire un petit tour du côté de chez... lui (Faut connaitre ses classiques!). La soirée est finalement consacrée à la recherche encore et toujours de maisons, d'appartements, de toit! La seule bonne nouvelle de la journée est que Sabine a trouvé un taf, que Julie aussi, et que lundi j'ai un entretien pour un emploi dans une nouvelle enseigne qui vient d'ouvrir à Sydney.

Les bonnes nouvelles c'est que, en France, tout le monde semble avoir la pêche, ça me suffit à me "battre", à croire que la chance va finir par tourner, et que d'ici quelques jours je pourrais souffler. Dix jours que je suis là, que j'adore cette ville et que je me sens bien. Dix jours aussi que je cherche des appartements, que je galère à trouver, que je me trompe, et que je tombe de haut. Dix jours que je me marre énormément avec les filles, que je passe des bons moments, que je ne regrette rien. Dix jours que mes parents me soutiennent quotidiennement, qu'ils m'aident, me conseillent, m'écoutent. Dix jours déjà, et la valise n'est toujours pas défaite...

Thursday, December 11, 2008

'Cause have a bad day!

J’ai aujourd’hui vécu ma pire journée depuis que je suis arrivé à Sydney. Des retournements de situation, des grands moments de solitude, de la tristesse partout en moi ! Rien de tout cela n’était prévu, et pourtant tout est arrivé. Récit d’une journée qui, je le répète, ne restera pas dans ma mémoire, du moins je l’espère. Et il faut se dire que des jours meilleurs sont à venir rapidement, alors ne désespérons pas…



Après avoir passé une nuit sur le canapé du salon des filles, et pour ne pas vous raconter ce sommeil agité où je me suis bien cassé la gueule, je me suis levé de bonne heure pour aller un peu sur msn voir ce qu’il se passait en France. Des nouvelles toutes fraiches m’arrivaient à droite à gauche, ca fait plaisir de bon matin, puis il fallait se bouger le derrière car la journée promettait d’être longue, très longue même ! Alors le p’tit déjeuner était expédié en quelques minutes illico presto, puis départ pour Bondi avec Sabine, pour faire visiter la maison, cette fameuse grande maison de Bondi qu’on adore tant ! Le bus, le train, et tout le tralala plus tard, première mauvaise nouvelle ! Les deux allemands qui devaient venir visiter, et pour qui nous nous sommes levés de bonne heure, nous disent que finalement ils viendront dans la soirée car cela ne servait à rien de se déplacer de si bonne heure ! Nous sommes néanmoins allés à la maison, qui devait être finie d’être fournie aujourd’hui, le bonheur en somme. Nous arrivons donc chez nous, et le responsable de la location, David, travaille dans le fond pour finir quelques trucs.


J’entre dans le studio où il se trouve, et où deux français et un suisse devrait vivre, et là, surprise, il n’y a quasiment rien de fait ! Il nous avait promis une moquette, on se retrouve avec un petit tapis au milieu de la pièce. Des grandes armoires avec pleins de places ? Deux meubles Ikéa tout petit où on ne pourrait pas ranger ma collection de chaussettes ringardes ! Un rideau coupé à l’arrache pour cacher la lumière du jour. Je m’assoie, calmement, et je demande à David d’en faire autant. Puis je l’enchaine du genre : « Ok David, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout content ! Tu nous promets des trucs, mais ca va de plus en plus mal ! Alors y’a intérêt à ce que tout soit finit aujourd’hui, sinon on risque de réfléchir à notre position » Dans un calme olympien, il me refait visiter la maison, comme si je ne la connaissais pas, et tente de me rassurer, me disant que tout sera apporté ce soir. Ok, j’attend, va faire ce que tu as à faire, moi je descend à la plage avec Sabine jeter des CV à droite à gauche. Mais à peine arrivé en bas, voilà qu’il m’appelle, faut remonter de toute urgence pour faire visiter la maison. Il fait lui-même la visite, je commence à en avoir vraiment marre ! Puis on reste ici avec Sabine, on parle, on réfléchit, on perd confiance. David revient avec un frigo, et je dois l’aider à le porter ! JE dois l’aider, moi le louer ! Putain une galère en plus son frigo, et même si la taille de celui-ci est grand, la moitié est un congélateur, donc on a un petit frigo pour douze personnes, et je ne manque pas l’occasion de lui en faire la remarque. Le lave linge, quand à lui, ne rentre pas dans le placard prévu à cette effet !


S’en est décidemment trop. Laetitia arrive à la maison, suivie de Julie et Sophie, qui est arrivée hier à Sydney. Je leur explique la situation, et là on pète tous un cable. Laeti appelle David, qui dit que tout sera mis demain dans la maison, qu’il ne faut pas s’inquiéter et que si on n’est pas content, on dégage ! C’est la phrase de trop. On lui demande de venir immédiatement nous rejoindre pour qu’on parle de ça. Il arrive, avec son fils dans les bras, de un an, comme pour nous attendrir, mais cette attitude odieuse nous énerve encore plus. Laeti sort de ses gongs, Julie et Sabine enchaine, je reste muet, désabusé, et David me prend en porte-à-faux tout le temps. On lui dit qu’on ne veut pas rester ici, qu’il doit nous rembourser le deposit et qu’on le laisse se démerder avec sa maison et ses affaires pas clean du tout. On négocie, on parle quelques temps, il essaye, comme à son habitude, de nous embrouiller avec ses manières de faire, de parler avec de grands gestes… Ce mec est bizarre, mais il est vraiment très très fort dans l’art de la vente ! Alors cette fois on fait le forcing, on ne change plus d’avis, il nous rend notre argent et on file.


On aura donc eu cette maison « de rêve » pendant quelques jours seulement. Le temps pour nous de nous rendre compte de l’erreur commise, de l’entourloupe dans laquelle on s’est mise, et de la farine dans laquelle on s’est fait rouler par ce mec qui, selon moi, possède néanmoins un bon fond. Quelques jours durant laquelle on se faisait quelques films, se voyant déjà travailler dans la région et pouvoir rejoindre la plage quand bon nous semble. Finalement, et malheureusement, rien de cela ne se fera, et nous avons à poursuivre nos recherches pour trouver un logement. Pour ma part, je retourne en auberge de jeunesse, mais seulement pour une nuit. Cela suffit à me rendre mal, car je considère cela comme un échec…

Ce soir je ne me sens pas bien, car coupable d’une erreur qui n’avait pas lieu d’être. Alors on a parlé toute la soirée de cette aventure, avant que je rejoigne cet hostel de merde où je vais partager une nuit avec quatre gars que je n’ai jamais vu de ma vie et que je ne reverrais jamais. Mais finalement, ces histoires que je vous raconte font parties de mon histoire et de mon voyage. Je ne sais pas ce que je ferai de ma vie demain, je ne sais pas où je dormirai hier soir, mais je suis en Australie, et je dois vivre mon expérience au jour le jour !

Carpe diem…


Cher petit papa noël


A quelques mois de Noel, il est temps pour tout le monde d'écrire sa fameuse lettre au père Noel! Ne dérogeant pas à la règle, je décide, depuis ma lointaine ile continent, de lui envoyer mes souhaits, mes besoins, mes envies! Alors voici en exclusivité pour "Nono Magazine" la lettre que je vais envoyer au père Noel, qui doit être en forme depuis son Groenland natal, ou Norvège je sais pas, on nous embrouille toujours avec ça. D'ailleurs, si son traineau pouvait atteindre Sydney, ce ne serait pas si mal...

Cher Père Noel,

J'ai été, durant toute l'année 2008, quelqu'un de sage. Alors certes, j'ai fait des bétises, surtout cet été, mais rien de bien méchant. A part avoir renversé trois grands mères en voiture, voler 15000€ dans une banque, tuer trois personnes dans un supermarché car elle avait pris le dernier paquet de dragibus disponible, et avoir aussi frappé quelqu'un pendant une quinzaine d'heures car il avait dit que Zidane aurait du choisir la nationalité algérienne, et bien à part ces trois quatres conneries, je n'ai rien fait! Trust me! Alors s'il te plait, cher grand monsieur avec une barbe blanche plus grande que la Sky Tower de Sydney, si tu pouvais faire ce que je te demande, je te serai très reconnaissant. Tu m'as déjà, un peu en avance, offert une maison. Une grande maison, proche de la mer, du côté de Bondi, quartier très prisée à l'est du centre ville, et où on se sent très bien. Cette grande propriété où se mèleront bientôt les nationalités, les façons de faire, les cuisines, les langues. That's gona be awesome! Pour ça, merci! Il me faudra aussi des colocs pour partager cette maison, tu m'en as offert quatre! Deux français, les deux derniers, qui partageront leur chambre avec une Suisse allemand, et un indonésien, maitre dans l'art de cuisiner des bons petits plats, et qui n'est pas prise de tête. Tu l'as compris, il me manque donc, cher Père Noel, trois autres personnes, propres, sympa, "friendly" et un minimum fétard pour compléter cette auberge espagnole qui promet d'être à elle seule un souvenir inoubliable de mon long séjour australien.

Une fois que tout sera fini, j'aurais besoin d'une ou deux autres petites choses pour parfaire mon voyage. Alors toi qui me regarde depuis tout en haut, offre moi donc deux choses. Un job, peu importe avec qui, pour quoi faire, et avec quelles horaires, et accessoirement, une santé idéale pour toute ma famille et mes ami(e)s car le reste n'est finalement que pacotilles. Ces gens sont tellement important pour mon équilibre, que tu n'as qu'à leur donner ce que je demande, et je serais tranquille pour l'année 2009 qui arrive à grand pas! Et que serait une lettre au père noel sans des cadeaux, des jouets, des livr... euh non, pas des livres! Je voudrais donc deux trois bricoles. Des photos de mes proches, pour les voir tous les jours sur les murs de ma nouvelle maison et qui me rappelleront que je ne suis pas si seul que ça. Des tim-tam, tu sais ce fameux biscuits australiens qui te fait fondre de plaisir tellement c'est bon. Il me faudrait aussi un ballon de foot dans un pays où mon sport préféré est appelé "soccer" et où ils pratiquent un sport que même les gens possédant le plus petit cerveau au monde n'oseraient s'aventurer. Quoi d'autres? Pour ne pas faire le difficile, je vais te dire que c'est à peu prêt les seules choses dont j'ai besoin. Une console de jeu n'est pas nécessaire qu'on on habite à dix minutes de l'un des plus belles plages au monde. De l'argent n'est pas nécessaire non plus quand on pense que le bonheur de vivre dans un pays comme celui là ne se mesure pas aux dollars dépensés ou gagnés. Alors voilà, je ne me montre pas exigeant envers toi, cher petit papa noel.

Je voudrais par contre, si tu le peux, offrir à ma maman son billet aller retour pour venir passer quelques jours à Sydney l'été prochain, chose dont elle rêve secrétement. Quelques jours de repos autour des fêtes de Noel ne seraient pas non plus du luxe! J'aimerai aussi pour mon cher papa une victoire de son club de foot de coeur dans un trophée, pour une équipe qui n'a rien remporté depuis plus de 15 ans. Offre lui aussi un voyage, peu importe la destination, du moment que ce soit avec sa tendre épouse. Offre à ma soeur du bonheur. Ca ne coûte pas bien cher, mais c'est la seule chose que je veux lui offrir, sans que je dise pour autant qu'elle n'est pas heureuse. Ma soeur mérite tous les petits trucs qui nous rendent joyeux, alors offre lui, vraiment... Enfin, pour mon frère, malgré la distance de notre relation familiale, propose lui donc un appartement sur Paris pour qu'il continue sa formation tout en habitant à distance modérée de sa chère et tendre. Accessoirement, tu peux aussi lui glisser sous le sapin les saisons de certaines séries américaines qu'il aime tant, et donc il m'a donné l'envie de les regarder si souvent! Pour tous les autres, car je ne peux pas citer tout le monde, offre leur tout l'amour dont ils ont besoins et tout ce qu'ils veulent. Donne leur de mes nouvelles en passant par leur cheminée, et dis leur que je vais bien, qu'il ne me tarde que d'être à vendredi pour emménager et souffler enfin. Ils ne sont pas nombreux, ces vrais amis, mais les six concernés se reconnaitront sans problème (Puce, duo, frero, dechagne, coloc, chladass).

Voilà, je pense que je t'ai donc donné beaucoup de travail. Mais finalement, tu vas vite donc tu n'auras pas de soucis à foncer vers les différents objectifs que j'ai pu te fixer. On dit tellement de choses aux enfants quand on est petit que ça peut carrément nous traumatiser. Du genre, il entre pas les cheminées, il fait le tour du monde en un soir avec ces rènes supersonic, ils transportent sur son dos tous les cadeaux à distribuer, si tu n'es pas sage tu n'auras rien... Bref, le père Noel ca reste le père Noel, et à une quinzaine de jours de sa tournée annuelle, je me devais de lui écrire un courrier. Quelques cadeaux, quelques envies, quelques souhaits plus tard, me voilà fatigué après une longue journée. Alors avant de raconter davantage de choses sur ma vie dans les jours qui suivent, je souhaitais vaiment tenir ce courrrier à l'un des hommes les plus influants de la planète. Fait attention à toi, car quand tu descendras du ciel, avec tes jouets par milliers, n'oublie pas LEUR petit soulier. Dors bien toi grand bonhomme qui fait "Oh oh oh" et qui devrait parfois changer son discours sous peine de devenir ringard, et va faire des courses demain! Je suis quelqu'un d'exigeant, et surtout pour les gens que j'aime...


PS: Sinon vous inquiétez pas, tout va bien, on a un peu bu pour fêter notre maison ce soir, alors cette lettre au père Noel s'est improvisée. No worries, tout est cool, même si j'attend quelques jours et d'être installés pour crirer ma joie et vous la faire partager. See you everybody!

Monday, December 8, 2008

Le bonheur est tout près...



Vous le savez, je n'ai pas de toit! Je squatte encore et toujours chez Laetitia, tel un irreductible Nono, mais pour combien de temps encore? Alors, dans un élan de je ne sais quoi, l'idée de louer une maison nous est venue, comme une évidence! Mais où? A quel prix? Quelle taille de maison? Alors hier soir, on a appelé des gens, et aujourd'hui on avait un rendez vous avec un mec pour visiter une maison vers Bondi, la celèbre plage de Sydney! C'est parti, et ... accrochez vous à ce que vous allez lire, ca décoiffe!

Après un reveil pour le moins matinal, nous sommes tous partis de la maison après avoir pris un petit déjeuner assez rapide. Nous sommes d'abord passés faire des photocopies chez un petit chinois (pour changer) de nos CV respectifs pour pouvoir en déposer à droite à gauche. Direction ensuite "Central Station" là où partent tous les bus, tous les trains, tous les subway et le monorail. 7$50 plus tard, nous voilà dans un train pour Bondi Junction. On appelle le gars qui nous dit qu'il nous retrouve dans dix minutes, et avec les filles (Laetitia, Sabine et Julie) on commence à se faire des fims, à dire qu'il travaille pour Al Quaida, que c'est un tueur en série et tout. Et finalement, rien du tout! Ce gars est une crème! Il nous trouve dans la rue et nous amène dans son bureau, il est directeur d'une agence Manpower. Il nous fait asseoir, et tel une évidence je prend la place du boss sur sa chaise roulante derrière le bureau (whaou la fierté!). Dave, de son prénom, nous decrit rapidemment la maison, avec ses mots, ses gestes, ses sourires, ses façons de faire. Et on est déjà tous sous le charme!

Quelques minutes et beaucoup de questions plus tard, nous voilà donc dans sa voiture, direction Bondi pour y voir cette fameuse maison. Le gars nous parle de sa vie, qu'il vient d'Israel, on rigole beaucoup ensemble, le courant passe bien. Dave est surtout très très vendeur! Il sait s'y prendre. On arrive à l'endroit quelques minutes plus tard. L'extérieur est sympa, mais ce n'est qu'un petit apéritif! L'intérieur est grand, quatre chambres, une pièce commune, une grande grande cuisine, deux salles de bain, un grand jardin! Et au fond du jardin, à dix mètres de la maison, un studio pouvant accueillir trois personnes. Tout est neuf, rien n'est meublé, mais Dave nous explique qu'une partie est meublée aujourd'hui, l'autre mercredi. C'est génial, on se regarde tous, on rêve déjà tous à se dire qu'à cinq minutes de marche on a la plage, que c'est l'endroit idyllique. On réfléchit, Dave nous parle, il sait trouver les mots. On se regarde encore, on est tous dans la cuisine, totalement neuve, à se dire "Putain mais c'est vraiment génial ce plan!" La décision tombe! On la prend!!! On paye le déposit, Dave nous donne les clefs, nous félicite et nous dit qu'on se revoit très vite pour signer le contrat. On sort, heureux, et pourtant...

Ca commence à papoter dans tous les sens! Les filles parlent du boulot à Laeti, on se dit aussi qu'il va falloir trouver des colocs, qu'il va falloir trouver du travail dans la région, que c'est génial de vivre ici mais que des problèmes sont à surmonter. On descend la rue perpendiculaire à la notre, je reste muet comme une carpe, je réfléchis à tout ça et je pense "On est jeune, on est là pour s'amuser, on a pas fait 16000 bornes pour se prendre la tête. Mais dans un sens c'est vrai, cette maison a beau être un rêve, elle risque de nous attirer des problèmes au début, et il faudra les surmonter" Ca parle encore et toujours, et au bout d'une centaine de mètres, le rêve! La plage de Bondi, immense, avec des surfers, des gens qui se baignent, un peu de tout! Là je réalise que cette maison est finalement dans un endroit exceptionnel! Les filles parlent encore et encore, moi qui est d'habitude une bonne langue ne dis strictement rien, je réfléchi. On va boire un café, et là on parle encore et toujours, ca commence à sentir le mauvais plan. On vote plus ou moins, et au bout d'une demi heure de discution, la décision tombe, on ne prend pas la maison! Personne ne souhaite appeler Dave pour lui annoncer notre faux plan, je suis quasiment en colère car on va passer pour des clows auprès d'un gars qui s'est montré super clean avec nous. Julie l'appelle, car il faut quand même récupérer notre déposit. Rendez vous à quatre heures devant la maison.

Laetitia repart en ville car elle travaille le soir même, et nous on repart vers la maison, triste. On ne parle pas, on refléchit, on marche. On arrive à la maison, Dave est là, il nous regarde, sourit un peu, et nous lance un "So, I don't understand my friend!" Les filles lui expliquent que financièrement c'est difficile pour elles et qu'elles ne trouvent pas de boulot. Il appelle sa secrétaire, lui explique la situation et lui demande à mettre les filles en liste prioritaire. Ils sont géniaux ces australiens! On retrouve le sourire, on entre dans la maison pour se mettre à l'abris et là, le salon est tout équipé. C'est magique, ca donne tellement envie. On s'installe, on papote avec Dave, on réfléchit encore et encore. On pense à Laeti et à l'heure de trajet qu'elle doit se taper pour aller tafer, c'est ça qui nous bloquait le plus à la base. Je m'apprète à l'appeler, mais je vois que j'ai un texto. Il vient de Laetitia, je le lis aux filles: "En même temps c'est mon rêve... ça mérite bien une heure de trajet :) donc si c'est bon pour le taf chez manpower pour les filles, je vous suit. Bonne chance, bisous, Laeti" On sourit, et on dit à Dave "We take it!" Il sourit, il est radieux, et annule les autres rendez vous qu'il avait prévu pour l'après midi et nous félicite à nouveau. Il part, on reste à l'intérieur, on a les clefs, on est CHEZ NOUS!!! Je saute dans tous les sens, je crie ma joie et mon soulagement, on appelle Laeti qui n'en revient pas, elle semble heureuse, radieuse. On se pose dans le salon, on papote, un orage éclate dehors! Alors on reste sur place, on réfléchit aux choses qu'on peut faire, aux règles de vie qu'on va établir, à tout ça. On fait des calculs de prix, on est heureux, et à la fois stressé.

Il nous faut en effet desormais trouver des colocataires pour partager la maison, sinon Dave les trouvera pour nous, mais les arrangements seront plus difficiles à trouver. On rentre tranquillement à l'appartement, une fois l'averse terminée. On est heureux dans l'ensemble, mais on a encore des choses à régler. On arrive enfin à Sussex Street, en plein coeur de la ville, on trinque en notre acquisition, puis chacun part sur son pc pour faire ce qu'il a à faire. Je parle de tout ça avec papa, qui est content de ce que j'ai trouvé, mais qui semble prudent par rapport au fait que je n'ai pas encore trouvé de colocs. Il a totalement raison, comme souvent, et on en parle tranquillement en même temps que je met des annonces sur le net pour promouvoir la maison. En une journée je suis passé du statut de SDF à celui d'agent immobilier luxueux! Elle est pas belle la vie? J'attend désormais la fin de semaine pour qu'on puisse emménager, que l'on puisse s'arranger pour trouver des gens, et à partir de ce moment là je serais vraiment, mais alors vraiment le plus heureux des hommes. C'est si bon de trouver un toit, ce serait sûrement super jouissif d'y trouver des gens pour y vivre et d'y passer du temps. Ah, quelle aventure quand même cette nouvelle vie à Sydney quand j'y pense...





PS: En me reveillant j'ai vu la victoire du Psg, c'était mon premier sourire de la journée, et je finis également la journée sur un sourire, toute ma famille va bien, c'est au final le plus important dans ma vie de vagabond...

Saturday, December 6, 2008

Nono is SDF :)






Pardon! Je m'escuse auprès des lecteurs de "Nono Magazine" de mon absence de deux jours. Je m'explique! Nous sommes ici samedi soir, je n'ai donc plus publié d'article depuis mercredi soir! Jeudi soir, j'étais fatigué, car levé depuis 5H30 le matin et donc à 22H30 j'étais au lit. Et hier soir, aucun accès internet possible, donc encore une fois fausse alerte! Bref ce soir c'est rattrapé, car je vais tenter de vous résumer ces trois dernières journées. C'est parti pour "Nono au pays des Kangourous qui ont beaux être gentils, c'est pas eux qui vont de proposer un appartement bien placé et pas trop trop cher"



Il faut le savoir, à Sydney, être Backpacker (comprenait résident d’une auberge de jeunesse) est une habitude. Et parmi cette « secte » des gros sacs à dos Quechua acheté 20€ à Decath, le Wake Up est une réelle institution. Cet hostel, nommé meilleur du monde de sa catégorie par deux fois, et situé en plein cœur de la ville, et j’y ai donc passé trois nuits. Grand, neuf, vivant, jeune, les superlatifs et les adjectifs sympathiques ne manqueront jamais pour qualifier cet endroit qui donne l’impression de vivre dans une communauté, entouré de nationalités toujours différentes, mais étant à la recherche des même choses que nous. Le Wake Up! dispose d'un très grand nombre de chambres, étalées sur six étages, chacun défini par un continent, plus un étage australien. J'étais pour ma part au continent africain, à la chambre 408. J'ai eu durant mon séjour quatre colocs, trois anglais et un français. Mais au bout d'un moment, vivre avec beaucoup de gens dans un endroit aussi petit, ca devient presque pénible... Trois nuits plus tard donc, je n’ai plus de toit!

En effet, malgré les nombreuses recherches d’appartement effectuées, je n’ai pas encore trouvé un lit et une salle de bain pouvant m’accueillir pour plusieurs mois. Ce n’est pas faute d’avoir essayer ! Mais à Sydney, si les offres ne manquent pas, la qualité, elle, se fait un peu désirer par moment. Appartement sale, dix chinois les uns entassés sur les autres, très excentré du centre ville… Je ne suis pas exigent par définition, du moins pas plus qu’un autre, mais il faut avouer qu’il y a toujours quelque chose de négatif venant gâcher la visite que nous sommes en train de faire. Je ne perds cependant pas espoir, et j’espère pouvoir emménager d’ici trois à quatre jours au plus tard. Pour résumer mes dernières visites, une émission de télé suffit : Vidéo Gag!
Surtout hier pour être honnête. Je m’explique. Après quelques recherches internet pour caler des rendez vous, je réussi à avoir deux visites à effectuer dans la soirée, non loin du centre ville, mais quand même ! La première est située dans le quartier de « Chipendale », et je sais tous ce que vous pensez en lisant le nom de ce quartier aussi marrant que étrange. Bref, nous y allons à quatre, mieux vaut y aller en force! Je suis donc accompagné de Laetitia, comme souvent, mais également de Sabine et Julie, ses deux colocs françaises, au demeurant très sympathique. Arrivant dans la rue, on se rend compte de la tristesse de celle-ci, et on croirait avoir voyagé jusqu’au Brésil et aux bidonvilles de Rio. L’appartement est rapidement survolé par mes soins. Ca sent le renfermé, c’est sale, petit, et comble du bonheur c’est cher et loin de tout. Mon ami japonais, je te remercie de ta visite, mais ne t’attend pas un autre coup de fil, sous peine de mourir bête car t’aurais fait le pari de ne plus respirer jusqu’à ce que ton téléphone sonne (les enfants, n’essayaient jamais de faire ça chez vous, surtout si vous n’avez pas de téléphone).

La seconde visite de la journée à lieu sur une rue perpendiculaire à Oxford Street, dans le quartier de Darlinghurst, mais proche de l’autoroute. Après une bonne grosse demie heure de marche dans une rue qui n’en finie plus de monter, nous voilà arriver dans une petite maison, dans une rue qui à l’air sympa, mais tristounette en même temps ! Une dame nous accueille, et nous fait visiter le bas de la maison. Après un premier coup d’œil convaincant, voilà qu’elle nous mène dans une cour extérieure pour nous amener à … la cuisine! Elle c’était pas « La cuisine c’est nous, et Schmitt » mais plutôt « Ah non, la cuisine chez moi, dans mon jardin ». J’imagine déjà les gens en pleine nuit se lever, mettre une combinaison de ski et aller chercher un yaourt dans la cuisine, tout ça car il faut aller dehors pour y accéder. Le reste du logement est funny. Très étroit, sur je ne sais combien d’étage, et pour clôturer le tout une chambre seul, certes, mais d’une taille que je ne pouvais soupçonner! Bref, la visite s’avère être un échec.

Aujourd'hui je n'étais pas disponible car je passais le RSA (voir plus bas) et on avait malgré tout fixé un rendez vous pour une visite car les filles m'avaient trouvé une annonce très intéressante et situé en plein centre. Building tout neuf, spa sauna hamman piscine et gym utilisable par les résidents, ça avait de la gueule. Seulement voilà, au moment où j'appelle Laeti pour savoir comment s'est passée la visite, elle m'annonce qu'elle a refusé que je loue la chambre car celle-ci était situé sur le ... balcon! En effet ceci semble être monnaie courrante ici, et je trouve celà assez hallucinant! Je vais donc continuer de faire marcher la concurrence, jusqu’à trouver, enfin un toit, d’ici quelques temps. Je pense d'ailleurs de plus en plus à chercher quelque chose situé un peu plus loin du centre ville, quitte à devoir prendre les transports en commun pour aller travailler ou faire des courses. Je ne peux pas me montrer exigeant car la situation ne s'y prête pas!

En attendant, la collègue franco-espagno-portugo-anglo-australieno-japono-chinoise répondant au doux prénom de Laetitia, m’accueille dans son 500m² et je lui en suis très reconnaissant. Sa gentillesse m’a obligé à lui faire à manger hier soir, et mes qualités cuisinières connues de tous m’ont poussé à opter pour un lasagne-salade me permettant d’être sûr de ce que je mange. Après avoir avalé ce repas partagé avec les colocs française de Laeti, je suis donc parti me coucher, le sommeil m’appelant, et sachant que je devais me lever de bonne heure le lendemain matin. Un RSA m’attendait, et même si je risquais d’y mourir d’un ennui aussi important qu’un concert de Cindy Sanders, je tentais ma chance! Mais qu'est-ce que donc que ce RSA?

Et bien ce diplome, que j'ai donc passé aujourd'hui, est nécessaire pour pouvoir vendre de l'alcool dans le NSW (New South Wales, état dans lequel est situé Sydney). La formation dure une journée, et elle se finit par un questionnaire qu'il faut remplir pour que l'on vous remette le précieux sésame. Honnétement, même en comprenant un moment de temps en temps de ce que disais le teacher, réussir l'examen était une évidence. Il parlait, avec des diapos qui défilaient, et quand c'était important il nous disait vingt fois de surligner sur notre livre la phrase concernée car elle serait utile pour l'examen. Il nous restait ensuite qu'à faire du recopiage pour que l'on nous donne un papier qui servira à vendre de l'alcool. Le tout pour 75$, mais obligatoire! GE-NIAL! Bref, au moins c'est fait et je peux donc postuler dans les restaurants de la ville pour gagner mon pain. En parlant de ça, Laeti a trouvé un job sur Darling Harbour dans un restaurant classe, et elle devrait commencer très prochainement, c'est cool!



De mon côté, je continue mes recherches, et en attendant, je souhaite à tous les lecteurs de « Nono au pays des kangourous, des koalas, du désert, des plages, des surfers, de Hartley cœur à vif, du football australien, des… » bref, je leur souhaite à tous une bonne journée, ou nuit, j’en sais rien c’est le bordel, et je leur dit à demain pour de nouvelles aventures toujours plus fun, et plus originales, et plus marrantes, et plus surprenantes, et plus… oh c’est bon, ta gueule un peu avec ton blog! Ok, no worries.


Bisous :)

Wednesday, December 3, 2008

I'm walking :)


Well! Deuxième journée à Sydney city, et un programme encore chargé! Un réveil à 7H30 du matin qui me rappelle que je suis encore en plein décalage horaire, puisque j'étais en pleine forme à une heure aussi matinale, puis des kilomètres de marche dans les rues, arpentant les appartements, les monuments, et les ... chinois! C'est parti pour un p'tit résumé, sachant qu'il est 23H53 et que je suis exténué de fatigue!

Après m'être donc levé, douché et habillé, j'ai donc pris ma petite habitude de l'internet du wake up, histoire de parler à la famille, décalage horaire oblige! Un chocolat chaud et un muffin rapidemment avalés m'ont suffit à pouvoir parler à mes parents, à ma sœur, et à d'autres personnes. J'allais dire, ça fait du bien de parler français, mais en fait je ne parle malheureusement quasiment jamais anglais! Nono is looking for english speaker! J'ai donc pris mon courage à deux mains, et je suis parti vers l'Opéra, histoire de faire le touriste de service! J'ai donc marché tout Pitt Street, puis j'ai pu voir le fameux Opéra! Huge (énorme)! En le voyant, on réalise qu'on est à Sydney, car c'est vraiment l'image de cette ville, au même titre que la Tour Eiffel parisienne où la statue de la Liberté new yorkaise! C'est magnifique, vraiment, et je ne l'ai pas vu du bon côté car j'étais pressé! En effet, une visite d'appartement m'attendait, et j'ai donc pris mes petites jambes pour tout remonter! Les rues font ici parfois des kilomètres, et j'ai rarement autant marché dans ma vie que hier et aujourd'hui! Et à mon avis ça va durer longtemps comme celà!

Bref, repartant donc sur Quay Street, close to Central Station (oué je sais, je fais genre le gars qui connait la ville par cœur, mais en fait je connais que une dizaine de rues :( ), une anecdote marrante est venue bouleversée ma journée touristique! Sachez tout d'abord que Sydney est remplie de types vous donnant des prospectus pour tel ou tel événement, et que les hommes sandwichs sont légion! Un d'eux m'accostent donc et me dis "Hi guy, how are your doing?" (Salut mec, comment vas-tu?) Sauf que sur le coup je ne comprends pas "How" mais "What". Croyant donc qu'il me demande ce que je fais, je lui réponds tout sourire un "I'm walking" aussi idiot que marrant. Il me dévisage d'un air amusé et après dix mètres de marche, je saisi ma boulette et chope un fou rire soliste! La discussion donnait donc la chose suivante: "Hey mec, comment ça va?" "Je marche :)" D'où le titre de cet article!

Je suis donc ensuite parti sur Quay Street pour voir un appartement, juste après avoir vu également Harboug Bridge, très célèbre pont de la ville. La première visite de la journée s'est rapidemment soldée par un échec. La fille s'occupant des visites se montrant d'une amabilité implacable, et la "chambre" étant un trou à rats occupée par déjà 3 personnes. Je ne suis pas quelqu'un d'exigeant, mais quand même, un minimum est nécessaire! Bref, j'ai ensuite retrouvé Laetitia, et après avoir mangé nous sommes partis vers un autre appartement, au sud du centre ville. Une heure et demie de marche! Et à la fin de celle-ci, le bonheur, nous sommes arrivés! Mais rapidemment déçus car la pièce à vivre est lugubre, l'endroit est cher, et c'est surtout très excentré du centre ville. Non, je ne vivrais donc pas ici, mais nous sommes néanmoins restés plus de 45 minutes chez ce type d'une quarantaine d'années, transpirant comme moi après trois marathons, mais très funny et sympa. On a parlé de la pluie, du beau temps, des français, des australiens, et au final Laeti y a peu être trouvé un job, à voir...


Une heure de marche plus tard pour rejoindre le centre ville, nous sommes allés nous changer, la nuit tombante, pour rejoindre une soirée dans un restaurant appelé "L'Etoile", place donc française! La soirée était exclusivement ou presque envahie par nos chers frenchies, et nous avons pu discuter et aborder avec certains les plans pour saisir un job ou un logement. Avec trois autres potes, nous sommes ensuite allés manger, et aller faire un tour dans une boite... gay, mais à vrai dire pas trop longtemps. Nous sommes ensuite rentrés, j'étais personnellement épuisé, et j'ai encore une grosse journée demain. Je vais essayer de ne pas me lever trop tard, bien que j'ai besoin de sommeil, et je vais aller fixer des rendez vous pour des visites d'appartement. On doit aussi aller faire le tour des restaurants avec Laeti pour qu'elle puisse y poser des CV, to get a job comme ils disent ici. Voilà, il est 00H14, nous sommes donc le jeudi 4 décembre, et la vie est plutôt sympathique du côté de Sydney. L'argent part pour le moment vite, mais je pense que c'est normal au début, beaucoup de dépenses sont en effet à faire, et une fois l'appartement trouvé, je pourrais me mettre en quête d'un job pour subvenir à mes besoins!

Je voulais également ajouter un mot, car beaucoup de personnes m'ont dit qu'elles n'arrivaient pas à insérer un commentaire à mes articles. Il suffit donc de cliquer sur "0 commentaire" ou "1, 2, 3... commentaires" puis
d'écrire son commentaire dans le petit rectangle blanc. Une fois que vous avez fini de l'écrire, et avant de le publier, cliquer sur le menu déroulant qui est juste en dessous, et juste au dessus de "Publier un commentaire". Ici vous choisissez "Nom/URL" (l'avant dernier normalement, précédent "Anonyme"). Vous inscrivez donc votre prénom, et laissez la case "URL" vide. Vous pouvez ensuite publier le commentaire que je lirais avec grand plaisir. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, c'est pas mal je trouve, l'inspiration était là. Je vais pouvoir rejoindre mon cher gran... euh petit lit au milieu de mes deux colocs anglais, et de mon coloc français, et demain est un autre jour qui, je l'espère, me mènera au rêve: un toit!!!!

PS: Joyeux anniversaire Maman :)

Tuesday, December 2, 2008

Sydney, first day!


Ca y est! Enfin, j'ai envi de dire, je suis à Sydney. Après des heures de voiture pour rejoindre Paris, puis des heures interminables de vol entre Paris et Singapour, puis entre Singapour et Sydney, je suis enfin au pays des kangourous! Que ce fut long, mais finalement je pense que je ne regretterai pas ce voyage au bout du monde. Avant tout, un gros bisous à toutes les personnes qui vont me manquer, et pas la peine de les citer, ils se reconnaitront...

Alors cette première journée fut d'une richesse que je n'osais pas soupçonner. Ainsi, après avoir atterrit aux alentours de huit heures du matin, un taxi m'a emmené à l'auberge de jeunesse où je réside, puis après une bonne douche j'ai pu rejoindre Laeti, encore à l'heure... Les embrassades rapidemment passées, nous voilà parti pour le centre ville de Sydney, avec plusieurs buts. Premièrement, acheter une carte SIM australienne pour avoir un numéro et passer quelques coups de fils. Rapide à faire, je repars donc avec un nouveau numéro, tout content même si je n'arrive pas à le retenir! Deuxième étape, la banque! Là encore, le succès était au rendez vous, puisqu'il a été nécessaire d'un quart d'heure, pas plus, pour remplir toutes les formalités nécessaires. J'aurai une "debit card" d'ici une dizaine de jours, mais elle ne servira à rien tant que je n'aurai pas mis de l'argent sur ce compte!

Après une pause repas vite effectuée, nous revoilà parti en quête de diverses informations. Nous sommes donc passés dans l'appart de Laetitia, dans le quartier chinois, et nous nous sommes mis en recherche de rendez vous pour des locations sur la ville. Nous avons accroché trois rendez vous dans l'après midi, ce qui ne semble pas si mal, mais pour autant... Le premier était étrange, l'appartement assez agréable, mais à trois par chambre, et le vieux monsieur qui s'en occupait était très à cheval sur la propreté, le rangement, et tout et tout, donc non merci! Le second était un gag! L'appartement devait faire environ 40m² et une dizaine de personnes (toutes asiatiques) y vivaient. Enfin, le troisième a été l'échec le plus rapide puisqu'avant même de monter le visiter, on nous a annoncé que finalement il était déjà vendu.

Je fais d'ailleurs une parenthèse sur l'aspect asiatique! J'ai cru un moment donné que Singapour Airlines m'avait fait une mauvaise surprise en me proposant comme destination finale Pekin et non Sydney. C'est simple, je pense avoir vu davantage d'asiatiques que d'occidentaux. Ils sont partout, c'est pas qu'ils gênent mais bon, ça fait beaucoup! D'ailleurs certaines annonces d'appartement portent la mention "Asian only"! Mais bon, ce n'est qu'un détail, faudra de toute manière s'y faire car je pense en voir tous les jours pendant un petit moment! What else? Un petit mot sur le backpacker où je loge, le "Wake up" qui est une très bonne auberge de jeunesse, mais dans laquelle l'intimité n'est pas légion. C'est la raison pour laquelle je ne vais pas y rester longtemps et que je risque de squatter un peu chez Laetitia avant de trouver un appart'.

En somme cette première journée aura été riche en marche à pied, riche en rebondissements, riche en enseignements. A la première vue, Sydney a l'air d'une ville qui bouge beaucoup, qui est rempli de building en tout genre! C'est aussi une ville hyper sécurisée et très propre. Je pense donc qu'il y a de vrais bons moments à passer ici, il ne me reste pour cela qu'à trouver un toit où m'abriter pour quelques temps. D'ici là un peu d'eau aura coulé sous les ponts, et je me repérerais surement davantage que je ne peux le faire actuellement, mon sens de l'orientation au soir de cette découverte ne se limitant qu'à deux rues, Pitt & Georges Street. Bref, je suis pas un GPS ambulant, et donc on verra ce que ça donnera d'ici un ou deux mois, vous ferez moins les malins quand "Tom-tom Nono" connaitra cette mégalopole aussi bien que Limoges :cool:

Pour finir ce premier article en direct de Sydney, je pense que je peux vous annoncer que la journée de demain sera consacrée à la recherche d'appartements, et je ne perds pas du tout espoir, pour le moment... J'espère aussi avoir le temps de descendre vers l'Opéra, passage obligatoire, et de pouvoir kiffer la vie australienne dans toute sa splendeur. J'ajouterai également que les français sont vraiment nombreux ici et qu'il va donc falloir les éviter au maximum pour pouvoir progresser en anglais. Je pense avoir tout dit, même si j'ai survolé quelques passages croustillants de cette première journée, mais peu importe, j'ai dit l'essentiel. A demain donc, si tout va bien, pour la suite de mes aventures. Il n'est que 21H15, mais je n'ai pas dormi depuis samedi soir! Alors au lit, demain est un autre jour :)