Friday, December 12, 2008
Quand la météo s'en mèle...
C'est comme un mauvais pressentiment. En sortant du lit de mon backpacker ce matin, j'ai vu le ciel gris, comme un signe avant coureur que cette journée ne serait pas celle de la rédemption. La pluie faisait son apparition, et je quittais rapidemment mon auberge de jeunesse pour prendre un café en ville puis rejoindre un cyber. Je parle longtemps sur msn avec papa, lui expliquant l'urgence de la situation, et mon état de fatigue morale et physique. Hier, entre 7H30 du matin, heure à laquelle je me suis levé, et 23H, heure du diner, j'ai mangé seulement un tout petit gâteau au chocolat. Moi et mon féroce appétit en prenne un coup, moi et ma farouche envie éternelle de mincir en sont ravies! Mais voilà, avec les kilomètres de marche à pied avalés chaque jour, les repas deviennent d'une important rare. Et pourtant, rebelotte aujourd'hui! Rien de la matinée, et rien jusqu'à 16H et un p'tit repas pris avec les filles. Mais tellement de choses sont à faire durant ces jours-ci que manger passe en second plan. Quand j'aurai un toit, un loyer à payer, et un boulot, là je mangerai à ma faim, pas avant!
Aujourd'hui, nous devions donc tous nous remettre à la recherche de maison à partager. Et tampis pour moi si je devais rester toute la journée sur le net à traquer la moindre piste plausible, à écumer les moindres recoins des sites de location de maison ou d'appartement. Des lignes à lire, des coups de fils à passer, du stress à évacuer, de la tension à sentir monter, tout se mélange, et les heures passent! On cale au final un, deux, même trois rendez vous pour la journée de demain! Mais j'ai un mauvais pressentiment. Pour moi, rien ne correspondra à notre besoin, à savoir une maison pour six personnes, au budget correct, dans une situation géographique intéressante. Et puis merde, la situation ne nous permet pas de jouer la fine bouche, je suis en colère contre moi même, et j'ai l'impression que tout est de ma faute pour la maison "ratée". Alors on verra demain ce que les résultats des rendez vous auront donné. D'ici là je dois passer une nuit, je ne sais où, je ne sais avec qui, je ne sais à quel tarif. Il est 23H30 à l'heure où j'écris ces lignes, et je vais bientôt partir avec mon sac à dos, dans la ville, je ne sais où... Je ne veux pas jouer non plus le martyr, la merde dans laquelle je suis, je m'y suis mis presque tout seul, et au final je n'ai pas envi d'accuser le propriétaire de cette fameuse maison de rêve à Bondi en tant que responsable de ma situation actuelle. Je suis un grand garçon, je me suis trompé, je suis tombé de haut, j'assume, point!
En tout cas, deux décisions sont prises et seront définitives. Premièrement, si demain soir on a pas de maison, c'est triste à dire mais j'abandonnerai cette idée en laquelle je ne crois plus du tout. Je me mettrai alors en quête d'une location où les gens ne cherchent qu'une personne, beaucoup plus simple à trouver. Mais comme on forme un groupe, je ne laisserai jamais les filles dans la merde, et je les aiderai aussi à trouver des trucs pour elles, comme elles seraient prètes à le faire pour moi, j'en suis totalement persuadé. La seconde chose et que si d'ici mercredi prochain je n'ai rien, à savoir ni boulot ni maison, je partirai de la ville, avec beaucoup de regrets, avec un sentiment d'échec qui sera immense, mais avec l'espoir que l'herbe est toujours plus verte ailleurs. Melbourne, Canberra, Perth, Cairns... Les villes ne manquent pas, les gens et les maisons non plus. Quand on sait que l'Australie est quinze fois plus grande que la France, on ne doute pas de savoir que des toits pouvant accueillir des gens faciles à vivre comme moi ne manqueront pas! Alors je me laisse un jour pour la maison, et cinq pour un toit en général. Pour l'instant je garde confiance, mais pour combien de temps encore. Les filles, Sabine et Julie, sont dans la même situation que moi, car à partir de demain soir elles ne savent pas où elles vont pouvoir dormir, leurs remplaçants venant emménager dans la journée. Les autres filles, Laetitia et Sophie, ont une semaine pour assurer leurs arrières et trouver une chambre pour elles, plus facile à trouver que les autres.
La journée a sinon été pauvre en petite chose à raconter. La pluie nous a obligé à rester une bonne partie de la journée bloqué dans l'appartement, sur le pc, mais dans l'après midi nous sommes néanmoins partis au consulat de France. Une bonne demie heure de marche à pied sous la pluie battante nous ont permis de bien nous reveiller, puis une demie heure de queue au consulat nous a permis de nous sécher un peu. Au final, on devait faire tamponner notre passeport pour prouver qu'on avait un Working Holiday Visa, mais une fois arrivés au guichet, le monsieur rigole et nous dit que ça ne sert à rien de le faire, que c'est dans les ordinateurs, et grosso-modo qu'on a fait la queue pour rien, sinon pour se mettre à l'abri. Sabine et Julie restent néanmoins au ministère de l'immigration car cette dernière a malheureusement perdu son passeport. Pendant ce temps, j'accompagne Sophie à la banque pour régler un changement d'adresse. Pendant notre attente, Brice, un des français qu'on avait "recruté" pour la maison à Bondi m'appelle. Il me dit que la maison est quasiment finie, qu'il manque une ou deux bricole, que Internet sera installé dans une semaine. Il me dit "Arnaud sérieux revenait, on voulait faire une coloc avec vous". Je ne bougerai plus de ma position, Dave nous a "détruit" et je n'irais plus faire un petit tour du côté de chez... lui (Faut connaitre ses classiques!). La soirée est finalement consacrée à la recherche encore et toujours de maisons, d'appartements, de toit! La seule bonne nouvelle de la journée est que Sabine a trouvé un taf, que Julie aussi, et que lundi j'ai un entretien pour un emploi dans une nouvelle enseigne qui vient d'ouvrir à Sydney.
Les bonnes nouvelles c'est que, en France, tout le monde semble avoir la pêche, ça me suffit à me "battre", à croire que la chance va finir par tourner, et que d'ici quelques jours je pourrais souffler. Dix jours que je suis là, que j'adore cette ville et que je me sens bien. Dix jours aussi que je cherche des appartements, que je galère à trouver, que je me trompe, et que je tombe de haut. Dix jours que je me marre énormément avec les filles, que je passe des bons moments, que je ne regrette rien. Dix jours que mes parents me soutiennent quotidiennement, qu'ils m'aident, me conseillent, m'écoutent. Dix jours déjà, et la valise n'est toujours pas défaite...
Thursday, December 11, 2008
'Cause have a bad day!
Après avoir passé une nuit sur le canapé du salon des filles, et pour ne pas vous raconter ce sommeil agité où je me suis bien cassé la gueule, je me suis levé de bonne heure pour aller un peu sur msn voir ce qu’il se passait en France. Des nouvelles toutes fraiches m’arrivaient à droite à gauche, ca fait plaisir de bon matin, puis il fallait se bouger le derrière car la journée promettait d’être longue, très longue même ! Alors le p’tit déjeuner était expédié en quelques minutes illico presto, puis départ pour Bondi avec Sabine, pour faire visiter la maison, cette fameuse grande maison de Bondi qu’on adore tant ! Le bus, le train, et tout le tralala plus tard, première mauvaise nouvelle ! Les deux allemands qui devaient venir visiter, et pour qui nous nous sommes levés de bonne heure, nous disent que finalement ils viendront dans la soirée car cela ne servait à rien de se déplacer de si bonne heure ! Nous sommes néanmoins allés à la maison, qui devait être finie d’être fournie aujourd’hui, le bonheur en somme. Nous arrivons donc chez nous, et le responsable de la location, David, travaille dans le fond pour finir quelques trucs.
J’entre dans le studio où il se trouve, et où deux français et un suisse devrait vivre, et là, surprise, il n’y a quasiment rien de fait ! Il nous avait promis une moquette, on se retrouve avec un petit tapis au milieu de la pièce. Des grandes armoires avec pleins de places ? Deux meubles Ikéa tout petit où on ne pourrait pas ranger ma collection de chaussettes ringardes ! Un rideau coupé à l’arrache pour cacher la lumière du jour. Je m’assoie, calmement, et je demande à David d’en faire autant. Puis je l’enchaine du genre : « Ok David, je ne suis pas du tout, mais alors pas du tout content ! Tu nous promets des trucs, mais ca va de plus en plus mal ! Alors y’a intérêt à ce que tout soit finit aujourd’hui, sinon on risque de réfléchir à notre position » Dans un calme olympien, il me refait visiter la maison, comme si je ne la connaissais pas, et tente de me rassurer, me disant que tout sera apporté ce soir. Ok, j’attend, va faire ce que tu as à faire, moi je descend à la plage avec Sabine jeter des CV à droite à gauche. Mais à peine arrivé en bas, voilà qu’il m’appelle, faut remonter de toute urgence pour faire visiter la maison. Il fait lui-même la visite, je commence à en avoir vraiment marre ! Puis on reste ici avec Sabine, on parle, on réfléchit, on perd confiance. David revient avec un frigo, et je dois l’aider à le porter ! JE dois l’aider, moi le louer ! Putain une galère en plus son frigo, et même si la taille de celui-ci est grand, la moitié est un congélateur, donc on a un petit frigo pour douze personnes, et je ne manque pas l’occasion de lui en faire la remarque. Le lave linge, quand à lui, ne rentre pas dans le placard prévu à cette effet !
S’en est décidemment trop. Laetitia arrive à la maison, suivie de Julie et Sophie, qui est arrivée hier à Sydney. Je leur explique la situation, et là on pète tous un cable. Laeti appelle David, qui dit que tout sera mis demain dans la maison, qu’il ne faut pas s’inquiéter et que si on n’est pas content, on dégage ! C’est la phrase de trop. On lui demande de venir immédiatement nous rejoindre pour qu’on parle de ça. Il arrive, avec son fils dans les bras, de un an, comme pour nous attendrir, mais cette attitude odieuse nous énerve encore plus. Laeti sort de ses gongs, Julie et Sabine enchaine, je reste muet, désabusé, et David me prend en porte-à-faux tout le temps. On lui dit qu’on ne veut pas rester ici, qu’il doit nous rembourser le deposit et qu’on le laisse se démerder avec sa maison et ses affaires pas clean du tout. On négocie, on parle quelques temps, il essaye, comme à son habitude, de nous embrouiller avec ses manières de faire, de parler avec de grands gestes… Ce mec est bizarre, mais il est vraiment très très fort dans l’art de la vente ! Alors cette fois on fait le forcing, on ne change plus d’avis, il nous rend notre argent et on file.
On aura donc eu cette maison « de rêve » pendant quelques jours seulement. Le temps pour nous de nous rendre compte de l’erreur commise, de l’entourloupe dans laquelle on s’est mise, et de la farine dans laquelle on s’est fait rouler par ce mec qui, selon moi, possède néanmoins un bon fond. Quelques jours durant laquelle on se faisait quelques films, se voyant déjà travailler dans la région et pouvoir rejoindre la plage quand bon nous semble. Finalement, et malheureusement, rien de cela ne se fera, et nous avons à poursuivre nos recherches pour trouver un logement. Pour ma part, je retourne en auberge de jeunesse, mais seulement pour une nuit. Cela suffit à me rendre mal, car je considère cela comme un échec…
Ce soir je ne me sens pas bien, car coupable d’une erreur qui n’avait pas lieu d’être. Alors on a parlé toute la soirée de cette aventure, avant que je rejoigne cet hostel de merde où je vais partager une nuit avec quatre gars que je n’ai jamais vu de ma vie et que je ne reverrais jamais. Mais finalement, ces histoires que je vous raconte font parties de mon histoire et de mon voyage. Je ne sais pas ce que je ferai de ma vie demain, je ne sais pas où je dormirai hier soir, mais je suis en Australie, et je dois vivre mon expérience au jour le jour !
Carpe diem…
Cher petit papa noël

Monday, December 8, 2008
Le bonheur est tout près...
Saturday, December 6, 2008
Nono is SDF :)
En effet, malgré les nombreuses recherches d’appartement effectuées, je n’ai pas encore trouvé un lit et une salle de bain pouvant m’accueillir pour plusieurs mois. Ce n’est pas faute d’avoir essayer ! Mais à Sydney, si les offres ne manquent pas, la qualité, elle, se fait un peu désirer par moment. Appartement sale, dix chinois les uns entassés sur les autres, très excentré du centre ville… Je ne suis pas exigent par définition, du moins pas plus qu’un autre, mais il faut avouer qu’il y a toujours quelque chose de négatif venant gâcher la visite que nous sommes en train de faire. Je ne perds cependant pas espoir, et j’espère pouvoir emménager d’ici trois à quatre jours au plus tard. Pour résumer mes dernières visites, une émission de télé suffit : Vidéo Gag!
Surtout hier pour être honnête. Je m’explique. Après quelques recherches internet pour caler des rendez vous, je réussi à avoir deux visites à effectuer dans la soirée, non loin du centre ville, mais quand même ! La première est située dans le quartier de « Chipendale », et je sais tous ce que vous pensez en lisant le nom de ce quartier aussi marrant que étrange. Bref, nous y allons à quatre, mieux vaut y aller en force! Je suis donc accompagné de Laetitia, comme souvent, mais également de Sabine et Julie, ses deux colocs françaises, au demeurant très sympathique. Arrivant dans la rue, on se rend compte de la tristesse de celle-ci, et on croirait avoir voyagé jusqu’au Brésil et aux bidonvilles de Rio. L’appartement est rapidement survolé par mes soins. Ca sent le renfermé, c’est sale, petit, et comble du bonheur c’est cher et loin de tout. Mon ami japonais, je te remercie de ta visite, mais ne t’attend pas un autre coup de fil, sous peine de mourir bête car t’aurais fait le pari de ne plus respirer jusqu’à ce que ton téléphone sonne (les enfants, n’essayaient jamais de faire ça chez vous, surtout si vous n’avez pas de téléphone).
La seconde visite de la journée à lieu sur une rue perpendiculaire à Oxford Street, dans le quartier de Darlinghurst, mais proche de l’autoroute. Après une bonne grosse demie heure de marche dans une rue qui n’en finie plus de monter, nous voilà arriver dans une petite maison, dans une rue qui à l’air sympa, mais tristounette en même temps ! Une dame nous accueille, et nous fait visiter le bas de la maison. Après un premier coup d’œil convaincant, voilà qu’elle nous mène dans une cour extérieure pour nous amener à … la cuisine! Elle c’était pas « La cuisine c’est nous, et Schmitt » mais plutôt « Ah non, la cuisine chez moi, dans mon jardin ». J’imagine déjà les gens en pleine nuit se lever, mettre une combinaison de ski et aller chercher un yaourt dans la cuisine, tout ça car il faut aller dehors pour y accéder. Le reste du logement est funny. Très étroit, sur je ne sais combien d’étage, et pour clôturer le tout une chambre seul, certes, mais d’une taille que je ne pouvais soupçonner! Bref, la visite s’avère être un échec.
En attendant, la collègue franco-espagno-portugo-anglo-australieno-japono-chinoise répondant au doux prénom de Laetitia, m’accueille dans son 500m² et je lui en suis très reconnaissant. Sa gentillesse m’a obligé à lui faire à manger hier soir, et mes qualités cuisinières connues de tous m’ont poussé à opter pour un lasagne-salade me permettant d’être sûr de ce que je mange. Après avoir avalé ce repas partagé avec les colocs française de Laeti, je suis donc parti me coucher, le sommeil m’appelant, et sachant que je devais me lever de bonne heure le lendemain matin. Un RSA m’attendait, et même si je risquais d’y mourir d’un ennui aussi important qu’un concert de Cindy Sanders, je tentais ma chance! Mais qu'est-ce que donc que ce RSA?
Wednesday, December 3, 2008
I'm walking :)
Well! Deuxième journée à Sydney city, et un programme encore chargé! Un réveil à 7H30 du matin qui me rappelle que je suis encore en plein décalage horaire, puisque j'étais en pleine forme à une heure aussi matinale, puis des kilomètres de marche dans les rues, arpentant les appartements, les monuments, et les ... chinois! C'est parti pour un p'tit résumé, sachant qu'il est 23H53 et que je suis exténué de fatigue!
Après m'être donc levé, douché et habillé, j'ai donc pris ma petite habitude de l'internet du wake up, histoire de parler à la famille, décalage horaire oblige! Un chocolat chaud et un muffin rapidemment avalés m'ont suffit à pouvoir parler à mes parents, à ma sœur, et à d'autres personnes. J'allais dire, ça fait du bien de parler français, mais en fait je ne parle malheureusement quasiment jamais anglais! Nono is looking for english speaker! J'ai donc pris mon courage à deux mains, et je suis parti vers l'Opéra, histoire de faire le touriste de service! J'ai donc marché tout Pitt Street, puis j'ai pu voir le fameux Opéra! Huge (énorme)! En le voyant, on réalise qu'on est à Sydney, car c'est vraiment l'image de cette ville, au même titre que la Tour Eiffel parisienne où la statue de la Liberté new yorkaise! C'est magnifique, vraiment, et je ne l'ai pas vu du bon côté car j'étais pressé! En effet, une visite d'appartement m'attendait, et j'ai donc pris mes petites jambes pour tout remonter! Les rues font ici parfois des kilomètres, et j'ai rarement autant marché dans ma vie que hier et aujourd'hui! Et à mon avis ça va durer longtemps comme celà!
Bref, repartant donc sur Quay Street, close to Central Station (oué je sais, je fais genre le gars qui connait la ville par cœur, mais en fait je connais que une dizaine de rues :( ), une anecdote marrante est venue bouleversée ma journée touristique! Sachez tout d'abord que Sydney est remplie de types vous donnant des prospectus pour tel ou tel événement, et que les hommes sandwichs sont légion! Un d'eux m'accostent donc et me dis "Hi guy, how are your doing?" (Salut mec, comment vas-tu?) Sauf que sur le coup je ne comprends pas "How" mais "What". Croyant donc qu'il me demande ce que je fais, je lui réponds tout sourire un "I'm walking" aussi idiot que marrant. Il me dévisage d'un air amusé et après dix mètres de marche, je saisi ma boulette et chope un fou rire soliste! La discussion donnait donc la chose suivante: "Hey mec, comment ça va?" "Je marche :)" D'où le titre de cet article!
Je suis donc ensuite parti sur Quay Street pour voir un appartement, juste après avoir vu également Harboug Bridge, très célèbre pont de la ville. La première visite de la journée s'est rapidemment soldée par un échec. La fille s'occupant des visites se montrant d'une amabilité implacable, et la "chambre" étant un trou à rats occupée par déjà 3 personnes. Je ne suis pas quelqu'un d'exigeant, mais quand même, un minimum est nécessaire! Bref, j'ai ensuite retrouvé Laetitia, et après avoir mangé nous sommes partis vers un autre appartement, au sud du centre ville. Une heure et demie de marche! Et à la fin de celle-ci, le bonheur, nous sommes arrivés! Mais rapidemment déçus car la pièce à vivre est lugubre, l'endroit est cher, et c'est surtout très excentré du centre ville. Non, je ne vivrais donc pas ici, mais nous sommes néanmoins restés plus de 45 minutes chez ce type d'une quarantaine d'années, transpirant comme moi après trois marathons, mais très funny et sympa. On a parlé de la pluie, du beau temps, des français, des australiens, et au final Laeti y a peu être trouvé un job, à voir...
Une heure de marche plus tard pour rejoindre le centre ville, nous sommes allés nous changer, la nuit tombante, pour rejoindre une soirée dans un restaurant appelé "L'Etoile", place donc française! La soirée était exclusivement ou presque envahie par nos chers frenchies, et nous avons pu discuter et aborder avec certains les plans pour saisir un job ou un logement. Avec trois autres potes, nous sommes ensuite allés manger, et aller faire un tour dans une boite... gay, mais à vrai dire pas trop longtemps. Nous sommes ensuite rentrés, j'étais personnellement épuisé, et j'ai encore une grosse journée demain. Je vais essayer de ne pas me lever trop tard, bien que j'ai besoin de sommeil, et je vais aller fixer des rendez vous pour des visites d'appartement. On doit aussi aller faire le tour des restaurants avec Laeti pour qu'elle puisse y poser des CV, to get a job comme ils disent ici. Voilà, il est 00H14, nous sommes donc le jeudi 4 décembre, et la vie est plutôt sympathique du côté de Sydney. L'argent part pour le moment vite, mais je pense que c'est normal au début, beaucoup de dépenses sont en effet à faire, et une fois l'appartement trouvé, je pourrais me mettre en quête d'un job pour subvenir à mes besoins!
Je voulais également ajouter un mot, car beaucoup de personnes m'ont dit qu'elles n'arrivaient pas à insérer un
d'écrire son commentaire dans le petit rectangle blanc. Une fois que vous avez fini de l'écrire, et avant de le publier, cliquer sur le menu déroulant qui est juste en dessous, et juste au dessus de "Publier un commentaire". Ici vous choisissez "Nom/URL" (l'avant dernier normalement, précédent "Anonyme"). Vous inscrivez donc votre prénom, et laissez la case "URL" vide. Vous pouvez ensuite publier le commentaire que je lirais avec grand plaisir. Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, c'est pas mal je trouve, l'inspiration était là. Je vais pouvoir rejoindre mon cher gran... euh petit lit au milieu de mes deux colocs anglais, et de mon coloc français, et demain est un autre jour qui, je l'espère, me mènera au rêve: un toit!!!!
PS: Joyeux anniversaire Maman :)
Tuesday, December 2, 2008
Sydney, first day!
Ca y est! Enfin, j'ai envi de dire, je suis à Sydney. Après des heures de voiture pour rejoindre Paris, puis des heures interminables de vol entre Paris et Singapour, puis entre Singapour et Sydney, je suis enfin au pays des kangourous! Que ce fut long, mais finalement je pense que je ne regretterai pas ce voyage au bout du monde. Avant tout, un gros bisous à toutes les personnes qui vont me manquer, et pas la peine de les citer, ils se reconnaitront...
Alors cette première journée fut d'une richesse que je n'osais pas soupçonner. Ainsi, après avoir atterrit aux alentours de huit heures du matin, un taxi m'a emmené à l'auberge de jeunesse où je réside, puis après une bonne douche j'ai pu rejoindre Laeti, encore à l'heure... Les embrassades rapidemment passées, nous voilà parti pour le centre ville de Sydney, avec plusieurs buts. Premièrement, acheter une carte SIM australienne pour avoir un numéro et passer quelques coups de fils. Rapide à faire, je repars donc avec un nouveau numéro, tout content même si je n'arrive pas à le retenir! Deuxième étape, la banque! Là encore, le succès était au rendez vous, puisqu'il a été nécessaire d'un quart d'heure, pas plus, pour remplir toutes les formalités nécessaires. J'aurai une "debit card" d'ici une dizaine de jours, mais elle ne servira à rien tant que je n'aurai pas mis de l'argent sur ce compte!
Après une pause repas vite effectuée, nous revoilà parti en quête de diverses informations. Nous sommes donc passés dans l'appart de Laetitia, dans le quartier chinois, et nous nous sommes mis en recherche de rendez vous pour des locations sur la ville. Nous avons accroché trois rendez vous dans l'après midi, ce qui ne semble pas si mal, mais pour autant... Le premier était étrange, l'appartement assez agréable, mais à trois par chambre, et le vieux monsieur qui s'en occupait était très à cheval sur la propreté, le rangement, et tout et tout, donc non merci! Le second était un gag! L'appartement devait faire environ 40m² et une dizaine de personnes (toutes asiatiques) y vivaient. Enfin, le troisième a été l'échec le plus rapide puisqu'avant même de monter le visiter, on nous a annoncé que finalement il était déjà vendu.
Je fais d'ailleurs une parenthèse sur l'aspect asiatique! J'ai cru un moment donné que Singapour Airlines m'avait fait une mauvaise surprise en me proposant comme destination finale Pekin et non Sydney. C'est simple, je pense avoir vu davantage d'asiatiques que d'occidentaux. Ils sont partout, c'est pas qu'ils gênent mais bon, ça fait beaucoup! D'ailleurs certaines annonces d'appartement portent la mention "Asian only"! Mais bon, ce n'est qu'un détail, faudra de toute manière s'y faire car je pense en voir tous les jours pendant un petit moment! What else? Un petit mot sur le backpacker où je loge, le "Wake up" qui est une très bonne auberge de jeunesse, mais dans laquelle l'intimité n'est pas légion. C'est la raison pour laquelle je ne vais pas y rester longtemps et que je risque de squatter un peu chez Laetitia avant de trouver un appart'.
En somme cette première journée aura été riche en marche à pied, riche en rebondissements, riche en enseignements. A la première vue, Sydney a l'air d'une ville qui bouge beaucoup, qui est rempli de building en tout genre! C'est aussi une ville hyper sécurisée et très propre. Je pense donc qu'il y a de vrais bons moments à passer ici, il ne me reste pour cela qu'à trouver un toit où m'abriter pour quelques temps. D'ici là un peu d'eau aura coulé sous les ponts, et je me repérerais surement davantage que je ne peux le faire actuellement, mon sens de l'orientation au soir de cette découverte ne se limitant qu'à deux rues, Pitt & Georges Street. Bref, je suis pas un GPS ambulant, et donc on verra ce que ça donnera d'ici un ou deux mois, vous ferez moins les malins quand "Tom-tom Nono" connaitra cette mégalopole aussi bien que Limoges :cool:
