Wednesday, November 11, 2009

Et un qui nous fait cent...


Voilà, cette fois, c’est bien fini. Depuis le 3 novembre, je suis donc en France. Mon année australienne est terminée, c’est dur de l’accepter, mais c’est simplement la réalité. Retour en France, là où le temps est maussade, là où les gens sont moins accueillants, là où on râle tout le temps. Oui, mais la France reste mon pays. Pour être honnête, je ne pensais pas être triste en rentrant. Et pourtant, l’Australie me manque. Bien entendu, j’ai été l’homme le plus heureux du monde en revoyant ma famille et mes amis, même si mon manque d’expressivité a du les surprendre. Mais je m’étais habitué au confort de la vie là bas. Le pays va me manquer, les gens avec… Voilà le bilan de mon année, un bilan écrit, sur plusieurs points, pour tenter de rester organisé. Bonne lecture, c’est la dernière…

Vous allez tellement me manquer...
La première chose que je retiens durant mon année, au-delà même des paysages, ce sont les gens qui j’ai eu la chance de rencontrer. Etant de nature assez timide, je ne pensais pas m’ouvrir autant, et partir en disant au revoir à tellement de monde. Malheureusement, ces rencontres restent souvent furtives, il est toujours difficile de rester en contact, mais il y a toujours ceux qui comptent plus que d’autres, et pour qui ont ferait beaucoup d’effort pour connaitre le plaisir de les voir à nouveau. Dans mes rencontres australiennes, il y a mon podium, composé de Luce, Gourcuff et Juliette. Luce, je ne vais pas commencer à en parler, sinon j’écrirai des heures, mais elle est et restera la personne la plus importe et la plus attachante que j’ai rencontré durant cette année. Elle a la chance d’être encore là bas, il lui reste quelques mois, quelques longs mois d’ailleurs, mais durant lesquels elle va pouvoir voyager. Gourcuff et Juliette sont également de très belles rencontres. J’ai vécu avec la première, voyagé avec la deuxième. Deux filles au tempérament assez trempé, mais tellement cool au final. J’ai aimé leur présence et j’ai aimé pouvoir compté sur elle. Et bien entendu, il y a tous les autres. Je ne pourrais tous les citer, car ils sont assez nombreux, mais ils ont tous compté pour moi. Je veux parler des gens comme Laeti, Ziad, Tiziana, Manu, Pepper, Thomas, John, Faye, Kelly, Mélodie, Yuki, Nils, Ingrid, Eric, Edmond, Florent, Simon, Junko, Justin, Enzo, Carlo et tant, et tant, et tant d’autres. Je suis incapable de citer tout le monde, pardonnez mes oublis, ils ne sont, bien entendu pas volontaire. Mais des noms, je pourrais en coucher 50 sur une feuille de papier si je prenais le temps de réfléchir. Ce sont parfois des gens que l’on rencontre lors d’une simple soirée, mais avec qui on rigole bien, sans trop savoir pourquoi. Comme une envie de se revoir, mais qui n’arrivera jamais. Comme une envie de rester en contact, mais qui dure quelques semaines seulement. C’est l’histoire des rencontres australiennes. Je savais comment cela allait se passer dès le début. Et pour avoir fait plusieurs saisons dans l’hôtellerie, je sais aussi combien ces rencontres, dont les au revoir sont programmés depuis le début, sont nombreuses mais malheureusement sans suite. Et pourtant, elle forge le caractère, car rencontrer des gens de tous les horizons, partageant tous des histoires et des points de vue différents, ca enrichi énormément, du moins c’est ma façon de voir les choses. Je souhaiterai simplement remercier tous les gens que j’ai pu côtoyer ici… Et j’ai soulevé l’idée d’organiser, l’an prochain, un rassemblement, une fête, avec les gens de mon voyage. Ce sera compliqué, mais pourquoi ne pas en rêver…

Voyages voyages…
« De toute manière, je pense rester à Sydney, bosser, améliorer mon anglais et rentrer ». Voilà ce que je disais, en novembre 2008, aux gens qui me demandaient ce que j’allais faire en Australie. Voyager ? Pourquoi faire ? Non, je vais à Sydney, je pose mes grosses valises, et je ne bouge plus.
Et puis, finalement… Melbourne, Great Ocean Road, Ayer Rocks, Kakadu National Park, Darwin, Katherine, Cairns, Brisbane, Gold Coast, Byron Bay, Whitsundays Island, Nouvelle Zélande, Fidji. J’en ai vu, du pays. Je ne pensais pas en voir autant, je ne pensais pas me balader autant, mais les gens m’y ont motive, au fur et à mesure. Je crois que le déclic est venu en avril. Quand Gourcuff est revenu de son mois de vacances, des images plein la tête, des étoiles dans les yeux et des « Oh nono, faut que j’te raconte » toutes les cinq minutes. Et puis ensuite, Maman est venue, accompagner de tonton Patrick et tata Isabelle. Premier gros voyage. Car si je m’étais rendu à Melbourne à deux reprises, c’était seulement pour des manifestations sportives. Et cette fois-ci, c’était de vraies vacances. De belles et grandes aventures. Après quelques jours à Sydney, nous avons pu voir le Mont Uluru, l’un des symboles de l’Australie, ainsi que les Monts Olga. Spectacle impressionnant, mais que dire de la grande barrière de corail de Cairns, ainsi que sa rainforrest. Trois jours là bas, mais trois jours qui sont passés très vite. La Grande Barrière de Corail est tout simplement un spectacle à couper le souffle. Puis, un autre avion nous a emmené à Darwin où nous avons visité l’immense Kakadu National Park, avant de faire du canoé dans les Gorges de Katherine. Des moments exceptionnels, magiques. Cette-fois ci, j’ai décidé que je devais en voir davantage, qu’il fallait que je voyage de moi-même, que je profite d’être aussi loin pour tout voir. Alors, m’est venu l’idée de me rendre dans des pays voisin. Et j’ai proposé à Miss Juliette de m’accompagner. Nouvelle Zélande et Fidji seront nos destinations. La première restera ma préférée. Ma préférée de mon année, au-delà même de tous les paysages que j’ai pu voir en Australie, excepté, peut-être, Whiteheaven beach. Car la Nouvelle Zélande, du moins l’ile du sud, celle que j’ai visité, c’est un nouveau paradis tous les kilomètres. Incroyable, fabuleux. Malheureusement, le temps était court, une petite semaine. Et il faisait froid, mais ca a fait le charme de ce séjour chez les kiwis. De Christchurch à Christchurch, nous avons fait une belle boucle pour escalader des glaciers, voir des plages de sable noirs, faire des centaines de photos, faire du jet boat, visiter des fjords, et bien d’autres choses encore. Mon dieu que le temps est passé vite dans ce pays unique est sublime. Je me suis juré d’y retourner un jour. Vous savez, la Nouvelle Zélande offre la possibilité de venir un an avec le même visa que celui que j’ai utilisé pour venir en Australie. Alors forcément, l’idée trotte dans ma tête…
Quelques jours après, direction les iles Fidjis. C’est également une destination très courue par les backpackers, les voyageurs comme on nous appelle en Australie. Après le froid des kiwis, voici le chaud des iles. Nous avons visité deux iles différentes sur place. Waya Lalai et Korovou. Paradoxalement, j’ai beaucoup moins accroché que lors de mon passage en Nouvelle-Zélande. Je ne suis pas quelqu’un qui aime rester inactif, je ressens toujours un besoin de bouger, de faire quelque chose, et aux Fidji, ce n’est pas vraiment le cas. Alors attention, cela ne remet en rien le plaisir que j’ai eu d’aller là bas. Les paysages sont absolument magnifique, les gens très accueillants, et le climat divin. La semaine est également passée très vite, et après avoir attrapé de nombreux coups de soleil il fallait rentrer sur Sydney à nouveau. Here we go again. Les vacances suivantes avaient lieu sur la Great Ocean Road. J’approchais à grands pas de mon retour en France. J’avais envi de voir encore des choses dans ce grand pays, notamment la côte est. Et on m’avait également parlé de cette route située entre Melbourne et Adélaïde, appelée la Great Ocean Road. Je pensais en premier lieu me rendre en avion à Melbourne, puis descendre dans un tour organisé. Mais, en en parlant, j’ai rapidement trouvé trois compagnons de voyage, en personnes de Mélodie, Pepper et Yuki. Alors, nous avons loué un van, et en avant les aventures ! Durant quatre jours, nous avons découvert la partie sud de Sydney, beaucoup de kilomètres, mais qui en valaient largement la peine ! Après une première journée « route », nous avons passé une bonne partie de la seconde à Melbourne, deuxième plus grande ville australienne. Puis, enfin, nous avons pris le chemin de cette fameuse Great Ocean Road. Paysages splendides, nature incroyable, kilomètres avalés. Tant de choses à voir en seulement 200km, dont les célèbres 12 apôtres, où nous nous sommes arrêtés longuement. Tant de choses à faire, dans cet immense pays qui nous réserve des surprises au fil des jours, au fil des semaines, au fil des voyages. Oui, je suis amoureux de l’Australie, et j’avais choisi, avant de prendre l’avion pour la France, que je n’avais pas fini de me balader à travers l’ile continent. Alors j’ai repris la route, encore une fois.
Sauf que cette fois-ci, des bornes y’en avait vraiment beaucoup. De Sydney à Cairns, 3000 et quelques kilomètres nous attendaient, en seulement dix jours. Pour se faire, pour visiter la partie la plus touristique du pays, nous étions trois, dans un van loué pour deux personnes. Je vous ai déjà compté les mésaventures qui nous sommes arrivés, les péripéties et tout ce qui s’en suit, alors, au sein de ce bilan, je souhaite seulement me concentrer sur ce que nous avons eu la chance de voir, car il s’agit bien d’une chance. Notre première étape avait lieu à Byron Bay. Ce village un peu hippy est un mythe pour les touristes, une histoire à lui seul. Nous l’avons traversé, et avons marché autour de son phare, au lieu précis du point le plus à l’est de toute l’Australie. Après une belle plage, des belles vagues, et de bons coups de soleil, direction le nord, encore et toujours. Surfer’s Paradise, Brisbane, Noosa. De jours en jours, les paysages défilent, les photos avec, les souvenirs, déjà, se créent. Tout va très, trop, vite. Nous voilà déjà aux iles Whitsundays, un paradis terrestre. Et plus particulièrement Whiteheaven beach. Une plage de sable blanc, instant d’éternité au bord de cette eau turquoise, de cette nature à découvrir, de ce soleil, comme une invitation à ne plus partir, une invitation au simple plaisir d’être ici. Whiteheaven beach, Whiteheaven beach, Whiteheaven beach… La simplicité est parfois la plus belle des choses. Une plage, une simple plage… Ensuite, retour sur la route, pour monter à Cairns. Je ne tiendrais pas un traitre mot sur ce saut en parachute avorté au dessus de la grande barrière de corail, je retiendrai seulement ce barbecue avec Pierre et Valentine, très bon moment pour terminer un voyage sublime… Et puis, pour finir ce chapitre sur les voyages, je n’oublie pas ces trois jours du côté de Jervis Bay en compagnie de Luce et d’un couple d’amis. Voir encore des plages de sable blanc, bronzer un peu, partager de bons moments, et voir des kangourous en pleine nature. Voir l’Australie et mourir…

Sydney la magnifique
Sydney, ma ville d’adoption, a été le lieu où j’ai passé le plus de temps durant cette formidable année. Au-delà des sept déménagements, au-delà de quelques problèmes, au-delà de tout ce qui tourne autour du fait de vivre dans une si grande ville (4 millions d’âmes), je retiens tellement de bonnes choses. Je retiens tellement de découvertes, tellement de tranquillité, tellement de plaisir, tellement de mouvement. Sydney, comment pouvoir la résumer en quelques mots ? Cela me semble, au départ, impossible, mais je vais tenter d’en tirer quelques lignes, de n’en retenir que l’essentiel. Sydney, une si grande ville qui parait être un village. Je ne saurai comment expliquer par des mots l’aspect apaisant de l’endroit, où grouille les hommes d’affaires et les buildings. Que dire ? Tellement de découvertes ici, entres les nombreuses plages visitées, les soirées arrosées, les rencontres journalières, les journées à marcher seul dans la ville. Des plages, je retiens notamment Bondi, la fameuse plage mythique, avec ses hommes bodybuildés, et ses surfeurs qui arrivent de partout. Je retiens la marche qui part de Bondi et qui se termine à Cogee, superbe balade en bord de mer, où l’on passe par Paramatta et Bronte, marche que l’on a faite avec Luce lors de mon dernière jour, et où l’on a vu une exposition artistique un peu spécial. Je retiens Manly Beach, et cette balade de cinq heures que j’ai fait, seul, un jour de juillet. Je retiens Palm Beach, l’un de mes tous meilleurs week end là bas, vécu avec Luce, dans un cadre splendide. Je retiens Watsons Bay, que j’ai tellement adoré, un lieu exceptionnel, tranquille, reposant, à part. Je retiens aussi le Royal National Park, où j’ai passé une journée avec Florent et Simon, un jour de match de rugby Australie – France. Je retiens Cronulla Beach, la plage, je pense, la plus grande de Sydney, qui n’a finalement rien d’exceptionnel, mais où tout semble démesuré. A Sydney, au-delà des plages, je n’oublie rien. Je n’oublierai pas la faune, pas présente en ville, mais que j’ai découvert au travers de l’Aquarium, le Wildlife World ou encore le fameux Taronga Zoo, lieu offrant une vue sublime sur la ville. Je n’oublie pas non plus toutes mes soirées passées là bas, à Kings Cross, Darling Harbour, où en ville, tout simplement. Je n’oublie pas les anniversaires, les farewell party… Je n’oublie pas non plus l’Opera, le Harbour Bridge, le Botanic Garden, les musées gratuits, les feux piétons qui font du bruit quand tu traverses, et tout le reste. Non, de Sydney, je n’oublierai rien, jamais…

Et tout le reste, ou presque
Il m’est absolument impossible de tout dire sur le blog. Impossible de me souvenir de tout, impossible de tout citer, impossible de vous saouler des jours avec ça. Je suis, depuis mon retour, dans ma bulle. Je n’en suis pas encore sorti, retravailler m’aidera à ça, mais pour l’instant, je suis encore en Australie. Si on m’avait dit que je travaillerai dans un citron géant pendant dix mois, j’aurai rigolé. Et pourtant, ce Lemon Bar aura donc était mon gagne pain pendant des mois, c’est lui qui m’a permis de voyager à droite à gauche, de vivre et de payer mon loyer. C’est ce Lemon qui m’a fait rencontrer beaucoup de gens, qui m’a permis aussi de m’assumer complètement au boulot, qui m’a permis aussi d’apprendre qu’il ne faut, finalement, jamais faire confiance. Malgré une fin vraiment pourrie, je ne regrette rien dans ce Lemon Bar. Je ne retiens que ce que je veux retenir, mais je ne veux pas vivre avec des regrets. Alors gardons ces jours à Darling Harbour, ces soirées à rigoler avec Ziad, ces balades à droite à gauche, cette australienne qui me demande en mariage un soir de rave party, cette soirée homo où des mecs me touchaient le cul, ces accidents sur la route, ce soir là où je me suis assis dans le Lemon sur la route pour éviter qu’il s’ouvre. J’en ai tellement, des souvenirs…
Et si on m’avait dit que je verrais autant d’événements sportifs, j’aurai souri aussi. Jamais je n’aurai pensé, avant de partir, aller voir l’Open d’Australie de tennis, alors que je n’avais jamais vu un tournoi du Grand Chelem, ou même un simple match de tennis. Jamais je n’aurai pensé revenir à Melbourne pour y voir le Grand Prix de Formule 1, formidable spectacle sportif, pour l’ouverture de la saison du championnat du monde. J’ai également découvert le fameux footie, ce sport un peu étrange qui se joue à 18 contre 18 et dont j’ai vu une rencontre un soir de juin dans les travées du stade Olympique de Sydney. Ce stade Olympique, appelé l’ANZ Stadium, où je suis retourné une semaine plus tard pour voir la France se faire écraser par l’Australie lors d’un match amical de rugby. Moins amical, puisqu’on comptant pour les tri-nations, Australie – Nouvelle Zélande m’a offert, au-delà du simple fait d’assister à une rencontre entre deux des plus grandes nations du monde du sport ovale, le Haka, et ca je peux le dire.
Et si on m’avait dit tellement d’autres choses. Que les australiens sont les gens les plus adorables que j’ai rencontré. Que le froid, là bas, ca n’existe pas. Que les français sont différents les français qui vivent en France. Qu’on pouvait rencontrer autant de gens supers en si peu de temps. Qu’on pouvait découvrir autant de choses en si peu de temps. Que je voyagerai autant. Que je découvrirai tellement d’aspect de la vie. Que je pourrai me débrouiller seul. Que je resterai autant de temps. Que je n’apprendrai pas l’anglais. Que je déménagerai autant. Que je serais triste les premiers mois. Que je serais triste en partant. Que je voyagerai autant. Que je verrai le père Noël faire du jet ski. Que je vivrai le nouvel an à Sydney. Que je connaitrai les résultats du loto avant la France. Que je rencontrerai des tennismans connus. Que je ferai 10000 photos. Que j’étais autant assoiffé de découvertes. Que les gens me soutiendrais autant… Si on m’avait dit tellement de choses… Si, tout simplement, on m’avait dit que l’Australie me ferait grandir…

Voilà, le blog est terminé, et ce dernier article est donc le numéro 100, c’est involontaire, vraiment, mais c’est assez bien comme ça. Je remercie tout le monde, tous les gens qui m’ont lu, qui ont commenté, ou même qui sont simplement passé une ou deux fois. Beaucoup de monde m’en parlé de mon blog, même des gens que je ne connaissais pas. Je suis ravi, et quelque part fier, d’avoir tenu ce journal pendant un an, d’avoir écrit autant de choses, même si sur la fin le nombre de lecteurs baissaient de plus en plus, je me doute que mes romans ont du parfois vous barber un peu. Merci à tous, et, qui sait, on recommence l’an prochain au Canada…


Monday, November 2, 2009

Ce n'est qu'un au revoir...


Bonjour à tous! En tant que grand fainéant, vous avez tous pu remarquer que je n’ai pas fait d’articles en milieu de semaine. Oui, c’est vrai, j’aurai pu, j’ai eu du temps, mais ce sont mes dernières semaines et je veux en profiter encore et toujours, donc un peu moins de temps pour écrire mon blog. Ceci étant, vous retrouvez votre résumé hebdomadaire que vous aimez tant, je le sais, et qui va vous parler de mes derniers jours passés. Entre diners, soirées, et au revoir, il s’est passé quelques petites choses intéressantes ces sept derniers jours. En avant !

Au revoir, à bientôt, on s’appelle…
N’étant pas vraiment à Sydney la semaine prochaine, je pars encore me balader quelques jours, j’ai décidé de revoir un peu tout le monde cette semaine. Je parle bien entendu des gens que j’avais envi de voir, de leur dire que c’était cool d’avoir partagé des moments avec eux. Les premiers à qui j’ai du dire au revoir étaient donc John et Faye, anciens colocataires de Pyrmont, la belle époque ! Ils m’avaient invité à manger mercredi soir dans leur bel et grand appartement situé du côté de Glebe, un quartier assez tranquille de la ville. Ils me proposaient de venir avec Luce, et nous avons passé une très bonne soirée. Je pense qu’ils taquinent un peu en cuisine tous les deux faut dire, alors je n’ai pas été surpris de pouvoir aussi bien manger. J’étais content d’entendre également que John avait retrouvé un boulot, ce qui lui permettait d’envisager un avenir ici, car depuis qu’il avait terminé son premier contrat, le besoin de rentrer en Europe pour faute d’emploi se précisait. Mais tout va bien dans le meilleur des mondes. Je retiens d’eux tellement de chose. Leur gentillesse, leur simplicité, leur générosité. Le calme de John qui colle avec l’excitation journalière de Faye. Comme toujours, on s’est promis de se revoir un jour, mais c’est toujours dur de pouvoir être sûr de ce genre de choses. On verra ce qu’il se passera quand ils rentrent, après tout, Londres, ce n’est pas si loin ! Jeudi, un nouvel au revoir m’attendait. Ziad, mon cher Ziad ! Nous avons été mangés à Bondi Beach, dans un petit restaurant sympa. Mais peu importe le lieu, où ce que l’on a mangé, c’était bien de pouvoir se revoir et de pouvoir se remémorer tous les bons souvenirs que l’on a en commun. Toutes les aventures dans ce « Fuck*** lemon », les fous rires, les choses simples. Nous avons survolé l’histoire de l’argent de mon dernier salaire, il n’était pas au courant, était assez abasourdi, et m’a dit qu’il était de toute manière prévu depuis quelques semaines que Rocky ne garderait pas son Lemon, car il ne véhicule pas l’image de la société comme la maison mère voudrait qu’il le fasse. Ca fait davantage brasserie que bar si vous voyez ce que je veux dire. J’ai rapidement dit à Ziad que je ne voulais pas en parler davantage, de peur de devenir limite agressif. Alors sont revenus les sujets plus souples, les histoires drôles du Lemon. Nous sommes restés à table environ deux heures, et sommes repartis en ville. Dans la voiture il me dit « On va faire du business ensemble Arnaud ». Je me montre alors surpris, et il ajoute « On va lancer la vente de Tim Tam en France ». J’explose de rire, bien entendu, mais il me regarde sérieusement et m’assure qu’il est sérieux, blablabla. Ziad tout craché. Ca m’a fait sourire, et je pense vraiment qu’il y croit. On s’est dit au revoir assez vite, j’appréhendais ce moment car même si il n’a pas toujours été très clair avec moi, c’est quelqu’un avec qui j’ai tout de suite accroché, au-delà même de l’aspect boulot. Comme un ami, plus âgé, mais un ami. Ziad, alalalala, Ziad, quelle histoire à lui seul !
Vendredi, je continuais ma tournée d’adieux. Cette fois-ci, c’est Tiziana que je voulais voir. Tiziana, mon allemande préférée, rencontré dans le Lemon Bar un jour d’événement busy. Elle bosse désormais dans la rue, elle donne des flyers aux gens pour faire la promotion d’un restaurant. Rien de bien passionnant comme boulot me diriez-vous, mais pas mal pour se faire quelques petites pépettes. Bref, nous nous sommes retrouvés pendant sa pause, dans l’après midi, et avons été boire un café pour parler de tout et de rien. C'est-à-dire qu’elle parle souvent de ses histoires de mecs, mais bon, c’était cool de la revoir. Elle va me manquer « meine Schwester », elle qui souhaite obtenir rapidement une résidence permanente. Si elle reste ici, ce sera compliqué pour se revoir, mais si, ce que je ne lui souhaite pas puisque ce n’est pas son choix, elle rentre en Allemagne, alors j’aurai plaisir à lui rendre visite. Une fois qu’elle retournait au boulot, j’ai rejoint Mélodie, en ville également. Mon ancienne coloc de Castlereagh Street, avec qui j’étais notamment parti sur la Great Ocean Road. En pleine période de révisions pour ses partiels, car elle étudie ici, nous avons pu passer un peu de temps autour d’une glace et de Darling Harbour. Histoire, là encore, de remémorer des souvenirs, des rires, des aventures. Tout ce beau monde va bien me manquer, mais ils ne sont pas les seuls…

Dans le reste de l’actualité…
L’actualité n’a pas été très chargée cette semaine. Beaucoup de temps passé avec Luce, notamment lundi où nous nous sommes faits une journée shopping du côté de Bondi Junction. Mais également dimanche, qui restera à mes yeux comme l’une de mes journées les plus réussies dans mon année australienne. Tout était simple et agréable. Une belle balade de Bondi Beach à Bronte Beach pour débuter la journée. Se tient le long de cette walk (qu’on a faite maman quand tu es venue), une exposition artistique, un peu étrange je vous le conçois, mais assez intéressante par moment. C’était de l’art très contemporain, donc forcément spécial. Du genre une cinquantaine de paires de chaussures qui partent d’une colline pour arriver jusqu’à la mer. Où des yeux, incrustés dans une roche regardant l’océan. Le seul hic est qu’il y avait un monde de fous, et que se promener au milieu des tous ces touristes était compliqué. Mais nous avons fait une belle balade d’environ deux heures, puis, à l’heure du lunch, nous avons pris de quoi piqueniquer dans un endroit que je ne connaissais pas, toujours sur Bondi Beach. L’Australie, où l’art de découvrir tous les jours de superbes endroits. Après une après midi plage, nous sommes partis en ville pour boire un verre du côté de l’Opera Bar, lieu select de Circular Quay, avant de finir en mangeant du kangourou aux Rocks. Tout était tellement bien ! C’est bien, les choses simples… La veille, le samedi, je me suis rendu, toujours avec Luce, à une « housewarming », comprenez une pendaison de crémaillère, qu’organisait Fabien, un ami de Luce, du côté de Hurstville, banlieue pommée de Sydney. C’était une soirée plutôt sympa autour d’un barbecue, avec quelques français, notamment Guillaume et Justine (Jervis Bay), et la soirée s’est déroulée tranquillement. Pas grand-chose de plus à raconter durant cette semaine où j’ai fait un peu de shopping en guise de souvenir ! La fin approche, les larmes aussi…


Monday, October 26, 2009

Et ça continue, encore et encore...


Salut à tous! Après Nono à la Great Ocean Road, Nono sur la côte Est, voici un autre voyage, mais tout aussi agréable, du côté de Jervis Bay. Ce sera le principal attrait de cet article qui ne tourne qu’autour de quelques jours, puisque je suis revenu de mon trip en van seulement jeudi soir. Le temps de faire un bon barbecue vendredi, puis nous avons pris la route le soir pour rejoindre Jervis Bay. A quelques semaines de la fin, je continue de me faire plaisir en voyage, et c’est tant mieux. Peut-être que quelques kilomètres seront encore parcourus avant mon retour, qui sait…

Un barbecue, premiers au revoir…
Vendredi, quelques petites heures après mon retour de Cairns, j’avais décidé d’organiser un petit barbecue du côté de Bronte Beach, plage située quelques minutes après Bondi. Raison de ce barbecue ? Et bien, qu’on se le dise, mon retour approche à grand pas, et à quelques semaines du vol interminable, revoir tous les gens que j’ai envi de voir en même temps relève quasiment de l’exploit. Alors, j’avais décidé cette date qui collait pour pas mal de monde, les indispensables. Si seulement j’avais du inviter tous les gens que j’ai rencontré ici et que j’aurai eu envi de voir, je ne veux pas imaginer combien de gens auraient partagé ce moment important. Car pour moi, organiser ce que l’on appelle ici une « farewell party » était important, comme pour boucler la boucle, qui n’est ceci dit pas encore totalement bouclée. Etaient donc invités, et présents, John et Faye, mes amis colocataires de Pyrmont, Yuki, Mélodie, Carlo, mes colocataires de Castlereagh, mais aussi Edmond, Ingrid et Justine, amis de divers horizons, sans oublier le meilleur pour la fin, bien entendu, Luce. Luce qui m’aidait, en ce vendredi très ensoleillé, à faire tout d’abord les courses pour pouvoir tenter de nourrir toutes ces bouches affamées. Saucisses, bébé saucisses, boulettes de viande, pain, chips, sauce, garlic bread, on a tout ? En avant ! Sauf que, ici comme ailleurs, la ponctualité n’a pas d’heure ! Alors, j’avais demandé à tout le monde d’arriver sur les coups de 11H, et les gens sont venus de façon très éparpillés, mais ils sont tous venus, et c’est bien là l’essentiel. Mélodie nous a rejoint en premier, avant que John, Faye, puis tous les autres, arrivent également. Nous avons tous ensemble passé un bon moment, agréable, malgré le vacarme de tous ces chinois qui sont partout, mais surtout à Sydney. John avait d’ailleurs amené un ballon de foot, j’ai pu retaper dans ma baballe, comme un chien qui était en manque de courir partout. Mais surtout, j’ai eu des messages de sympathie de plusieurs personnes, même si je repense voir la plupart de ces gens, mais pas tous en même temps. Faye m’a même offert un mini fouet. Elle est vraiment folle elle, je crois qu’il n’y a qu’elle pour offrir ce genre de truc spécial. Elle est géniale ! Ca fait du bien de revoir un peu tous ces gens, de partager des moments simple, de sourire et de repenser à tous les moments qu’on a vécu tous ensemble. Nous sommes restés plusieurs heures autour du barbecue, à discuter tranquillement, puis nous avons migré un peu vers la plage. Je devais m’éclipser sur les coups de 15H30, car je devais prendre la route pour rejoindre les vacances. Mais je retiens le geste des gens qui se sont déplacés, j’ai passé un bon moment, et je les remercie tous. C’était vraiment sympa, agréable, et tellement simple !

















Jervis Bay, encore des découvertes…
Si je devais prendre la route de bonne heure, c’est que j’avais un week-end vacances de prévu. Il faut dire que dix jours sur la côté est du pays ne m’avais apparemment pas suffit, il m’en fallait encore et toujours plus. Il y a un bon moment que cette idée nous trottait dans la tête, à Luce et moi, de partir là bas, de passer un week-end dans ce lieu réputé pour ses belles plages et ses kangourous. La première fois que nous devions nous y rendre remonte, je pense, à juillet. D’annulation en report, nous sommes finalement arrivés à cette fin octobre pour prendre la décision d’y aller, à Jervis Bay. Nous partions en compagnie d’un couple d’amis à Luce, Justine et Guillaume, que j’avais déjà rencontré à plusieurs reprises. Ils me rejoignaient sur les lieux du barbecue vendredi après midi, et nous prenions donc le volant pour le sud de Sydney, à bord d’une Ford Focus plutôt agréable. La route était assez longue, car nous nous sommes pris tous les embouteillages de la ville, puis un peu de pluie, et enfin, nous avons galéré à trouver un endroit où dormir. Nous trouvions finalement un motel dans la ville de Ulludulla, et c’est autour de Mc Donald et d’une partie de Uno que la soirée s’est déroulée. Puis au lit, le cubis de vin rouge ayant, encore, fait son effet.

La journée du lendemain commençait tranquillement. Nous partions faire quelques courses pour un petit déjeuner presque healthy, puis nous prenions la route de Jervis Bay, ou plus précisément Hyams Beach. Là bas, nous avons pu apprécier le soleil, le sable blanc, l’eau turquoise. Je me suis un peu retrouvé à Whiteheaven Beach, en plus petite, mais dans les mêmes couleurs. Luce me disait que l’endroit lui faisait penser à Fidji, là où elle avait passé des vacances en juillet en compagnie de … Justine et Guillaume, bah oui, ca se tient, forcément. Nous restions quelques heures à la plage, histoire de bronzer. Enfin, de bronzer, sauf pour moi. Je dois avouer que je n’ai pas été très prudent, ou très futé, c’est au choix, durant mon trip en van, puisque je n’ai jamais mis une goute de crème, et que mon bronzage, pourtant très beau, commence à partir sous forme de pelures. Forcément, peler, c’est tout de suite moins sexy. Mais bon, j’ai joué au con, j’ai perdu. Et oui, c’est le jeu ma pov’ Lucette. Revenons en donc à nos moutons, ou à notre voyage, c’est selon, et reprenons un peu la route. Notre prochaine étape avait lieu quelques kilomètres plus loin. Nous entrions alors dans le Booderee National Park, où nous souhaitions voir plusieurs attraits touristiques de l’endroit. Le premier d’entre eux était un lighthouse. Du moins, ce qu’il en reste. Lighthouse = phare, pour les gens qui ne parlent pas anglais, même en lisant mon blog depuis onze mois, ce que je trouverais, au passage, permettez moi, scandaleux ! Le Cape St George Lighthouse, bâtit en 1854, était tombé en ruine, ou avait plutôt était détruit en 1900. Car il éclairait mal le nord de la baie de Jervis Bay, mais éclairé l’est, qui devait l’être par un autre lighthouse. Ils ont donc décidé d’en construire un nouveau, et de laisser en ruine celui-ci. Ceci étant, cela donne un aspect touristique à la chose. Autour du fameux phare, des points de vue impressionnants. Nous avons pu y prendre quelques clichés, la vue était vraiment belle. Mais, nous sommes jeunes, fougueux, pressés, et assoiffés d’en voir toujours plus. Alors nous reprenions la route, direction Murrays Beach, après un détour par une crique magnifique, vraiment superbe, mais dont j’ai perdu le nom. C’était au bout d’une route perdue, où vagabondaient aborigènes et voitures cassées. Murrays Beach, donc, a été le fruit, là encore, des clichés de nos appareils photos, décidés à enregistrer les plus belles images possibles. Le sable chantait sous nos pieds, moment agréable, que j’avais déjà connu à Surfers Paradise et Whiteheaven Beach. L’eau, par contre, était bien froide, il relevait de l’exploit de se baigner, du moins pour nous, frileux frenchie, puisque quelques téméraires fous furieux allez se taper quelques longueurs par une mer à 5°. Assez de plage, place… à une autre plage. Moins belle, mais plus impressionnante, Cave Beach était notre nouvelle destination. En arrivant sur la plage, pourtant, tout à l’air sympa. Sauf qu’en y descendant, nous remarquons la présence, nombreuse, d’oiseaux morts, par je ne sais quel phénomène. Noyés ? Tués ? Grippe A ? Indigestion de Mc Donald ? Suicidaires après avoir vu le palmarès de Marseille sur les quinze dernières années ? Bref, il y avait bien une raison à ces dizaines d’oiseaux morts. L’image était assez sordide, voire triste, et malheureuse. Nous continuons notre route vers les caves qui entourent cette plage. Nous avons pénétré dans l’une d’entre elles, mais rien de spécial à y voir. Alors nous avons quitté cette plage, avec l’image en tête de ces oiseaux, morts. C’était triste à voir, vraiment, prenant et blessant. Pour finir la journée sur une meilleure note, nous sommes allés nous balader à Huskisson, qui est l’une des plus grandes villes du coin. Une petite balade champêtre, puis nous sommes partis rejoindre un camping que nous avions booké le matin pour y passer la nuit. Nous avons fait un bon petit barbecue, un bon petit Uno, après avoir regardé Toy Story à la télé avec Guillaume. Il était l’heure d’aller au lit, près pour la dernière journée.

Dernière journée, déjà. En ce dimanche, le programme dépendait surtout de la météo. Elle fut capricieuse, malheureusement. Dès le matin, la pluie nous a accompagné, et ne nous a pas quitté. Alors, nous sommes seulement partis rejoindre une plage, située au sud de Jervis Bay, Pebby Beach. La route était longue, car nous faisions limite du tout terrain, mais nous y arrivions finalement. Justine, qui était venue dans le coin deux ans plus tôt, nous disait qu’elle y avait vu beaucoup de kangourous, partout sur la plage, même certains qui faisaient de la balançoire… Oui, je pense que ce jour là elle avait vraiment abusé du cubis de rouge pour le coup. Sauf que ce jour là, il faisait beau. Et que nous, aujourd’hui, il pleut ! Mais nous gardons espoir. Nous n’en voyons pas en arrivant sur la plage, puis, enfin, nous en apercevons sur la gauche. Ils sont même nombreux, je dirais une vingtaine. Nous nous approchons tout doucement, de peur de les faire fuir, mais en arrivant sur place nous nous rendons compte qu’ils ne bougent pas. Alors nous pouvons tranquillement les toucher, prendre des photos, les observer. Luce réalise un double rêve pour sa part. Voir des kangourous en liberté et pouvoir les toucher. Ca fait un. Oui, y’a « et », mais ca ne fait qu’un quand même, tu comprends ? La seconde chose qui a mis des petites étoiles dans ses yeux et d’avoir vu un kangourou avec son bébé dedans. Nous en avons même vu deux. C’était la première fois que j’en voyais aussi, c’est marrant, voire attendrissant comme image. Nous passions un bon moment là bas. Je crois que Guillaume avait un peu peur qu’ils nous sautent dessus, car il se tenait à l’écart, mais dans l’ensemble tout s’est bien déroulé. Nous avons même pu voir une famille complète, la famille « Sautepartout », car ils sautaient partout. Je sais, je suis un garçon plein d’imagination. Nous avons donc eu droit au papa, à la maman, et aux deux bébés. Mais ils se sont tous barrés comme des lapins ! Nous avons ensuite repris notre chemin vers la voiture, puis vers Sydney.

Le week-end fut vraiment fort agréable. Beaucoup de bons moments, malgré la courte durée de ces vacances, beaucoup de belles photos, de belles plages. La journée du samedi était géniale avec ce temps magnifique puisque nous avons pu découvrir pas mal d’endroits différents. Mais paradoxalement, c’est le dimanche que je retiens en priorité, avec cette belle rencontre avec les kangourous. C’est là que l’Australie est un pays à part. Tu sors de Sydney, tu fais quelques kilomètres et tu vois, en liberté, des paysages et des animaux que tu ne vois pas ailleurs. C’est, en partie, là que l’Australie va ma manquer…

Un autre œil sur mon blog…

Guillaume : Je pense déjà que l’on a fait tout ce que l’on avait à faire. Kangourous, McDonald, plages, magasins, la pluie, la conduite de tout le monde, barbecue, la bière. Tout est dans le tic, pas dans le tac. Je retiens plusieurs phrases aussi, comme l’odeur de la pâte à pain, et que finalement, c’est quand même bien fait. Sinon le week-end était très bien, bonne organisation, bonne voiture, bonne gestion, bonne route. Les plages avaient du sable, pas de souci. (Il a de l’imagination ce garçon). On a vu des kangourous morts -sic- . Je peux dire que durant ce week-end, j’étais en pleine bulbitrance (et là, vous êtes tous devant Google à taper ce mot bizarre, mais arrêtez tout de suite, il n’existe pas). Mon moment préféré du week-end, bah j’en sais rien. Je passe une grosse dédicasse au 4.9, à mon scooter Liberty, et aussi à mon club de basket, big up les gars ! J’ai préféré Hyams Beach durant ce week-end, avec ce sable bien blanc.

Justine : Très bon week-end, mais je vais laisser la parole aux autres car je connaissais déjà les lieux, donc je n’ai pas l’émerveillement que vous avez pu avoir en découvrant les lieux. Ceci étant, je n’avais pas conduit, donc c’est cool.

Luce : Bonjour ! Très bon week-end, très très bonne journée hier, moins bonne aujourd’hui, mais j’ai vu mes kangourous. Alors je suis bien containteuh ! Le moins bon moment de ces deux jours c’est que au McDonald je n’ai pas eu le bacon dans mon chicken bacon. Sinon je suis contente de mon week-end car ca fait du bien de sortir de Sydney, de souffler (je tiens à préciser que Luce est revenu des Etats-Unis un jour avant que l’on parte…). J’en pouvais plus, deux jours de suite à Sydney. Je suis containteuh, containteuh. Il fait juste pas beau et je pensais que c’était l’été qui arrivait à Sydney. Je ne vois que de la pluie ! Mon meilleur moment du week-end c’était avec mes kangourous, et particulièrement le bébé dans la poche de la maman car je souhaitais vraiment le voir de mes yeux. Et aussi les plages de samedi, magnifiques, et vive l’Australie, car il n’y a vraiment qu’ici qu’on peut découvrir des endroits comme cela.































Thursday, October 22, 2009

East coast trip: De Emu Park à Cairns

Salut a tous! Troisieme et derniere partie de mes aventures sur la cote est en compagnie de mes deux acolytes de voyage, Pepper et Manu. Nous voila repartis pour les six derniers jours, beaucoup de choses a vous raconter encore et encore. Alors, on va essayer de ne pas perdre de temps, et de se lancer direct dans le vif du sujet. Et accrochez votre ceinture, car si le debut vous a plu, je peux vous dire que ce qui arrive, c’est de la folie ! Allez, en avant, vous avez rendez vous au paradis…

Jour 5 : De Emu Park a Airlie Beach
En cette cinquieme journee, nous nous sommes leves de bonne heure avec Manu , pour aller faire un tour a Emu Park, la ou nous avions passe une bonne nuit de sommeil la veille. Pepper nous rejoignait ensuite, et pendant environ deux heures nous marchions en bord de mer, autour d’un grand parc national, tres joli. Les nombreuses photos prises precede
es une longue route, encore une fois, puisque nous devions absolument etre a Airlie Beach en soiree, pour debuter notre tour sur les Iles Whitsundays le lendemain. Environ 600km était au programme, c’est pourquoi nous quittions Emu Park de bonne heure, avant que je prenne le volant. La route s’est bien passee, c’était bien long, on a cru ne jamais en voir le bout. A un moment, on double un Jucy Van, la meme compagnie que celui que nous louons. Nous nous retrouvons à un feu rouge, et on se demande mutuellement ou l’on va, Airlie Beach. « Let’s go together ! » Et nous nous sommes suivis comme ca, plusieurs centaines de kilometres. Une fois arrive sur place, la ville était un peu bloquee. La, en plein centre de cette miniscule ville, avait lieu un festival un peu dejante. Nous regardions un peu tout ca avec un œil mefiant, et nous reussissions finalement a garer le van. Airlie Beach, c’est minuscule, vraiment, mais y’a des backpackers partout ! Que des jeunes dans cette ville ou les exces ont l’air d’etre le mot d’ordre. Nous avons été sage de notre cote, et avons partage un bon barbecue au bord du lagoon de la ville. Nous sommes finalement alles nous coucher de bonne heure. Sauf que, pendant la nuit, il a fallu que Manu me reveille pour me dire que juste en face du van, en plein milieu d’un parking, un couple de jeune faisait autre chose qu’un scrabble…

Qu’en ont-ils pense…
Pepper : Aujourd
’hui beaucoup de choses ! J’ai vu beaucoup de kangourous morts sur le bord des routes, et aussi, j’ai trouve une grenouille dans les toilettes !
Manu : La journee commencait de bonne heure, avec une belle marche dans Emu Park, ensuite nous sommes partis pour Airlie Beach. Nous avons croise beaucoup de bushfire sur la route, limite flippant ! C’était tout autour de nous. Beaucoup de kangourous morts sur la route, et en plus les camions conduisent comme des oufs ! Le trip avec l’autre Jucy van était sympa. Airlie beach est sympa, le festival était bizarre mais c’était cool ! Tout est gratuit pour les backpackers, mais je sais que demain sera un jour encore meilleur ! Bonne nuit !

Jour 6 : De Airlie Beach a Long Island
Sixieme journee, et encore et toujours du beau temps. Un reveil aux aurores, mais pour d’excellentes raisons. Ce matin, nous partons sur les Iles Whitsundays. Le trip que je voulais faire, l’excellence ! Nous rejoignons donc la Marina de Airlie Beach charge comme des mules. Il faut dire que la ou nous dormons, pendant deux jours sur une ile, les repas ne sont pas compris, mais Pepper nous a dit que nous pouvions cuisiner. Nous amenons donc un bon stock de bouffe, histoire de se remplir le ventre quand besoin est. Nous prenons un gros bateau, et partons pour une journee en mer. Je n’ai pas pris de medicaments, meme pas peur ! Nous embarquons vers 8h30, et naviguons deux bonnes heures en direction du corail. Nous arrivons finalement dans un endroit au milieu de la mer, sans voir un seul bord de terre tout autour de nous. La, au bout du monde, il y a un gros batiment, qui ne sort d’on ne sait ou. C’est un genre de passerelle immense, et tous les gens du bateau la rejoignent. Nous allons faire notre snorkeling depuis ce spot. Nous enfilons masque, tuba et palme, et hop, a l’eau ! L’eau justement, est à une temperature tres agreable. Nous y restons environ une bonne heure, a faire des photos sous marine - nous avions achete un appareil pour - a admirer le corail, a s’amuser dans l’eau. Manu, qui vient de Tahiti, connait bien le milieu. Il me fait plonger assez profond, allez dans les endroits ou les autres n’ont pas idee d’aller, pour voir des choses encore plus belle. Nous remontons ensuite sur le pontoon comme ils appellent ca, et nous allons dejeuner. Un bon buffet est au menu ce midi, nous en profitons bien pour etre honnete. Nous repartons ensuite dans l’eau, encore quelques dizaines de minutes pour profiter a fond du spectacle propose. Puis il est l’heure de remonter sur le bateau. Nous rejoignons alors Long Island, que nous atteignons en debut de soiree. C’est l’ile ou nous allons sejourner deux nuits. L’endroit est tres agreable, la plage est belle, tout ca sent bon. Mais en arrivant a la reception, nous apprenons que nous n’avons aucun moyen de cuisiner. Peu importe, nous nous debrouillerons autrement. En soiree, nous restons sur la plage a parler avec d’autres backpackers, et tapons un petit billard avec Manu. Nous allons nous coucher vers
23h00, prêt pour une journee du lendemain qui s’annonce encore chargee !

Qu’en ont-ils pense…
Manu : Nous avons embarque de bonne heure. C’est incroyable ici, pour aller au corail il faut deux ou trois heures de bateau, alors que a Tahiti c’est tellement different, quand vous arrives sur le plage le corail est tout proche ! Mais c’était vraiment genial, bon snorkeling, bon buffet. On bronze de plus en plus. Nous sommes arrives a Long Island. Pas grand monde mais beaucoup de choses a faire ! J’espere que la meteo restera ensoleillee, et que nos photos sous marines sont bonnes !
Pepper : Je commence a bronzer ! Le corail était incroyable, le buffet sur le bateau aussi. Long Island est cool, j’ai rencontre une japonaise ! Je voulais manger un barbecue mais on n’a pas pu.

Jour 7 : De Long Island a Airlie beach
Le reveil est, comme toujours, matinal. Normal, nous sommes dans l’un des archipel
s les plus beaux au monde, alors il faut pouvoir en profiter au maximum. Au programme ce matin, une marche de 4km autour de l’ile de Long Island. En passant devant la reception, pour nous y rendre, nous voyons une photo de Whiteheaven beach, situee dans l’archipel, un peu plus moins. C’est l’endroit le plus celebre de cet ensemble d’iles. La plage en question a été classee parmi les dix plus belles plages au monde. Ca vous plante le decor. Manu me demande si nous allons nous y rendre, et, l’air un peu desabuse, je lui dis que non, ca ne fait pas parti de notre tour. Nous attaquons notre marche. Puis, en parlant, l’idee commence a grandir. Nous voulons y aller, voir cette plage. Pepper semble d’accord egalement, alors nous allons voir ce que nous pouvons faire. En attendant, nous faisons cette marche qui est vraiment tres jolie. Nous prenons encore de belles photos, sur les hauteurs de l’ile, ou nous avons un point de vu superbe sur un bel ensemble de l’archipel. Une heure plus tard, nous nous rendons a la reception. Nous voulons aller faire ce tour organise, quite a rajouter un peu d’argent dans le pot commun. Nous trouvons un tour qui a l’air super sympa, en voilier, avec decouverte de la fameuse plage et un peu de snorkeling. Nous en parlons quelques minutes puis validons, nous voulons decouvrir le paradis ! Le seul hic est que nous devons annuler notre derniere nuit sur l’ile, car nous devons partir depuis la Marina de Airlie Beach le lendemain matin. Pas de souci, nous validons egalement. La journee continue tranquillement. En premier lieu, nous faisons un petit mini golf sympa, ou le perdant doit payer sa bouteille de vin. Manu et moi finissons a egalite, loin devant Pepper qui jouait au mini golf pour l’une des premieres fois de sa vie. Nous avalons un rapide dejeuner, puis partons nous baigner. L’eau est encore parfaitement chaude, ca semble si calme. Encore une marche pour suivre. Nous traversons l’ile pour aller de l’autre cote, sur une autre plage. Nous y traversons un passage ou il y a environ 30cm d’eau, style traversee du Mont St Michel - et je parle en connaissance de cause - pour atterir sur une ile deserte, au milieu de nulle part. Nous y restons un bon moment, a observer la beaute du paysage, le calme, et les tortues qui se cachent dans l’eau. C’est un moment vraiment super agreable, intense meme. Il est l’heure ensuite de partir. Un dernier saut dans la piscine avec Manu, ou nous nous entrainons pour notre saut en parachute, et nous filons prendre le bateau pour rentrer sur Airlie Beach. La, nous faisons un nouveau barbecue avant d’aller nous coucher, sans etre derange par des elements exterieurs cette fois-ci...

Qu’en ont-ils pense…
Pepper : Aujourd’hui était incroyable, j’ai vu des tortues de mer pour la premiere fois. Et nous avons vu une sorte de crocodile en liberte, je n’en avais jamais vu dans la nature. Arnaud a essaye de me couler dans l’ocean, j’ai failli mourir ! J’ai hate d’etre demain !
Manu : La journee était tres bonne, on s’est leve de bonne heure pour la marche. Nous avons fait egalement du mini golf et de la piscine. Je brule de plus en plus, et j’ai peur de pele maintenant ! Nous avons quite Long Island car on voulait faire un truc different ! La journee était vraiment bonne, et j’espere que demain sera tres bien aussi.

Jour 8 : De Airlie Beach a Townsville
A deux jours de la fin, nous nous sentons presque deja de retour. Pourtant, les meilleurs moments semble arriver maintenant. Cette journee sur un voilier, puis le saut en parachute du lendemain avec Manu. Alors, en se levant ce matin, le sourire est de circonstance. D’autant plus que le soleil est au rendez vous apres deux jours un poil nuageux. Il faut dire que nous dormons toujours avec le toit du van grand ouvert, donc le soir nous avons les etoiles, un ciel magnifiquement orne, et le matin nous avons le ciel bleu et le chant des oiseaux. Que demande le peuple... Bref, je me leve donc en premier, et je trouve un papier sur le pare-brise de la voiture nous disant qu’il est interdit de camper, et que nous aurons une amende de 200$ par personne ! Je suppose que ce n’est qu’un avertissement, alors je mets le papier a la poubelle. Nous verrons si nous sommes recontactes pour cet incident sans gravite ! Nous nous dirigeons ensuite a nouveau vers la Marina, et embarquons dans un catamaran violet. Oui, oui, violet ! Le trajet du matin est relativement agite. Beaucoup de vent qui nous mouille et nous secousse. Je me sens rapidement assez malade, car, une nouvelle fois, je n’ai pas pris de cachet. Mais, tant bien que mal, nous atteignons Whiteheaven beach. Si l’on traduit le nom de cette plage, vous obtenez « paradis blanc ». Et rapidemment, vous comprenez pourquoi. L’endroit est idylique. Le sable est d’une purete rare, l’eau est plus turquoise que jamais. Plein de choses se melent dans ma tete, ca y est, j’y suis, a mon paradis. L’eau est delicieuse, le soleil present, le sourire aussi. Instant magique, voire eternel. Nous n’avons aucune envie de repartir d’ici. Luxe, calme et volupte... Nous devons pourtant rembarquer sur notre voilier violet une heure plus tard. Le lunch est pret, et le buffet est bien copieux. Plusieurs salades, et une belle variete de viande au barbecue. Pas de doute, ce tour en valait vraiment, vraiment la peine. Environ une heure plus tard, nous arrivons au spot de snorkeling. Malheureusement, le spot en question est tres petit, compare a celui que nous avons visite deux jours plus tot. Peu importe, nous finissons notre pellicule aquatique et repartons sur le bateau. Direction Airlie Beach, here we go again. Une douche rapide, puis nous partons vers Townsville ou nous devons passer la nuit.
La douche, l’instant drole. Oui, car nous n’avons jamais de douches, alors on fait comme on peu. Bref, la on la prend a la sortie du lagoon. Donc la ou tout le monde se rince a cause du chlore, nous on arrive en sous vetement, avec gel douche et shampoing. Les gens rigolent, il faut dire que c’est cocasse. Je conduis ensuite environ trois heures pour arriver a Townsville, je suis extenue. Entre le lever de bonne heure, le bateau, la plage et la route, ca fait beaucoup. Nous arrivons sur les coups de 22h00, et Manu souhaite nous faire des pates carbo. Histoire de finir la journee sur une bonne note. Nous mettons les pates a cuire, et au bout de dix minutes, plus de gaz, accident, et baisse de moral. Nous allons nous coucher le ventre un peu vide, mais la tete pleine de bons souvenirs. Cette journee restera a jamais, la meilleure du voyage, sans contestation possible !

Qu'en ont-ils pensés...
Manu :
Tres bon trip aujourd’hui, superbe journee. Nous avons quitte Long Island hier, et ce matin nous avons embarque sur un voilier. La mer était agitee a cause du vent donc c’était vraiment bien pour le voilier, car ca mettait de l’animation ! Tout le monde était trempe ! Nous sommes arrives a Whiteheaven jusqu'à 13H, la plage était exceptionelle ! Nous avons eu un bon barbecue au lunch, puis nous avons naviguait a nouveau jusqu'à Hook Island mais le snorkeling la bas n’était pas genial. Nous sommes revenus a Airlie Beach et nous sommes remontes a Townsville. Nous tentons de faire des pates, mais y’a trop de vent ! Hate d’etre a demain pour skydive… A demain !
Pepper : Aujourd’hui était une superbe journee. Je n’avais jamais vu une plage aussi belle que Whiteheaven. Bon repas aussi, bon afternoon tea. J’ai aime aussi les etoiles sur la route pour Townsville, tres joli ciel.

Jour 9 : De Townsville a Cairns
5h30, debout ! Oui, ce matin plus que jamais, nous sommes matinal ! Nous devons faire de la route pour rejoindre Cairns ou nous avons le skydive avec Manu ! Alors, pas de temps a perdre. Pepper conduit deux heures, puis je finis le trajet. Nous arrivons a Cairns sur les coups de 10h00, tranquillement. Nous allons vers un cyber cafe, car la ville de Cairns en elle meme n’est pas tres atractive (Maman, Isabelle et Patrick en savent quelque chose...). La, je recois un coup de fil de la compagnie de skydive qui nous demande de venir a 12h30 au lieu de 14h00. Pas de souci, nous serons a l’heure. Nous nous y rendons a 12h30, et nous rentrons, confiants, dans l’agence de saut en parachute. Nous sommes accueillis, et on nous demande de remplir un papier. La, un gars s’approche et nous dit « Bon les gars, juste pour vous prevenir que y’a un peu de vent aujourd’hui, donc va falloir etre prudent ». Nous remplissons nos papiers, et une fois finit nous nous rapprochons de la reception. La, le gars nous regarde et dit « Unfortunately... » La, on se regarde avec Manu, et on comprend de suite. Le skydive est annule, le reve envole. Nous sommes absolument abasourdi
s. Trop de vent... Le moral redescend tres vite a zero. C’est comme si le ciel s’effondrait. Ca ne parait pas grand chose pour vous, mais nous etions monte a Cairns seulement pour ca. La seule chose d’attractive dans cette ville, c’etait ce saut en parachute. Alors, on tombe vraiment de haut. J’essaye de trouver une solution, mais aucune ne se presente. Je perds le sourire, mais le voyage continue. Je retrouve dans l’apres midi Valentine et Pierre, les anciens colocataires de Luce. Nous faisons un tour ensemble, puis nous nous donnons rendez vous le soir pour un ultime barbecue avant de partir le lendemain matin pour l’aeroport. La pluie tombe toute l’apres midi sur Cairns, comme un signe pour dire que cette journee, la derniere, n’etait vraiment pas la meilleure, loin s’en faut ! La soiree en revanche est tres sympa. Le barbecue avec Valentine, Pierre, Manu et Pepper est vraiment un moment agreable. On se raconte nos aventures, nos peripeties. Eux continuent encore plusieurs milliers de kilometres ! Bon vent ! Nous allons ensuite nous coucher sur le parking de Jucy. Nous devons nous reveiller a 4H le lendemain pour aller a l’aeroport. Et, comme un signe, tout un symbole, il pleut ce dernier soir a Cairns. Le voyage est termine, game over…

Qu’en ont-ils pense…
Pepper : Aujourd’hui, vous n’avez pas pu faire le skydive, mais un jour on le fera tous ensemble !
Manu : Aujourd’hui était un jour assez triste pour nous. Nous attendions ce jour depuis un long moment ! Le temps était un peu couvert, mais pas si venteux, donc nous sommes vraiment decus. La ville de Cairns est petite mais agreable. Nous avons profite du temps libre pour enfin passer un peu de temps sur Internet. Nous avons rencontre les amis de Arnaud en soiree pour un barbecue qui était vraiment sympa et qui s’est finit bien tard. Ils s’en vont continuer leur trip, alors bon vent ! Pepper va au Japon, Arnaud a Sydney et moi je vais a Surfer’s Paradise avant de rentrer sur Tahiti bientôt !

Bilan…
Le bilan de ces dix jours est dur a faire, relativement dur. Je ne garde que le meilleur, car meme si il y a eu quelques moments difficiles, ils n’etaient rien compare au moment exceptionnels que nous avons pu passer parfois. J’avais longtemps hesite entre la cote est ou la cote ouest du pays. Finalement, j’ai pris la plus touristique, mais j’ai a nouveau rendez vous avec l’Australie dans quelques annees pour faire l’autre cote. Dix jours de voyage, ca passe malheureusement beaucoup trop vite. Tu en prends plein les yeux tous les jours, meme si nous etions des gens un peu presses. J’ai hate de vous montrer les photos. Je n’en ai pas pris autant qu’en Nouvelle-Zelande, rassurez-vous, mais j’ai des images plein la tete. Trop de souvenirs, trop de bons moments. Je dis merci a Pepper pour sa patience et sa gentillesse. Et un immense merci a Manu. Ce gars que je ne connaissais pas plus que ca avant de partir en trip est devenu un vrai bon pote. A l’appart, on se parlait, mais sans plus. Et puis ensuite, tu vis dix jours non stop avec et tu te rends compte de la valeur des gens. Un mec super bien, que j’espere pouvoir revoir un jour a Tahiti. Inch’allah ! Si je devais garder un moment de ce voyage, c’est le saut en parachute ! Non je deconne, ce serait bien entendu Whiteheaven Beach. Je ne suis pas quelqu’un qui aime rester des heures sur la plage, a ne rien faire, et pourtant, la, j’y serais reste des jours entiers ! Un paradis, je vous dis ! Allez, il me reste quelques semaines ici, tachons d’en profiter encore au maximum !

Pepper : C’était un tres joli voyage pour moi. J’ai vu de belles plages, une belle mer. Tout était en fait ma premiere fois. Je n’ai jamais mange de barbecue tous les jours quand j’etais au Japon ! Je pense que c’est les dix jours beaux jours de ma vie. Mon meilleur souvenir reste bien entendu Whiteheaven Beach. C’était tout simplement magnifique !

Manu : Mon meilleur souvenir est a moi aussi Whiteheaven Beach, avec toute la journee sur le voilier. C’était un jour fabuleux. Je ne regrette rien des dix jours que j’ai passe. C’était le plus beau voyage que j’ai fait dans ce pays que j’aime tant et tant ! Je sais qu’il reste quelques semaines a Arnaud, donc faut qu’il enjoy jusqu’au bout ! Et j’espere qu’on pourra se revoir en France ou a Tahiti…

PS : Desole a nouveau pour les accents.

Monday, October 19, 2009

East coast trip: De Brisbane a Emu Park

Salut a tous! Me revoila dans mes histories de voyage, toujours sans beaucoup de temps, et toujours avec un PC Anglophone, alors pardonnez les fautes d’ortographes oubliees, et les accents qui n’existent pas. De meme pour les photos ! Nous voila donc a Airlie Beach, il reste trois jours de voyage, mais certainement les meilleurs ! En attendant, voila le recit des dernieres journees, en direct d’un endroit ou il fait plus chaud que dans un four.

Jour 3 : De Brisbane a Collum Beach

En cette matinee, nous arrivons a Brisbane, lieu ou je vous ai compte mes aventures sur mon blog la premiere fois. Nous nous sommes balades dans la ville, ou nous avons passe un bon moment, et ou nous avons beaucoup marche. Brisbane est une ville vraiment sympathique, agreable, propre. C’est une ville tres jeune, en parlant d’un point de vue architecture. La population est cependant plus agee qu’a Sydney. Nous y avons passe toute la matinee, et nous avons pris quelques photos interessantes. Par la suite, apres un bon repas dans un sushi restaurant, nous sommes repartis de la ville, et avons migre vers le nord. Direction Redcliff. La, j’avais entendu parle qu’il y avait de belles choses a voir, notamment de magnifiques falaises. Apres quelques minutes de recherches intensives, nous avons trouve les fameuses falaises, finalement situees dans la ville de Scarborough. La roche est rouge petant, c’est impressionant. Nous avons pu passer quelques dizaines de minutes sur place, le temps de se poser un peu, avant de rattaquer la route. Malheureusement, nous ne pouvons pas tout voir, alors nous faisons de notre mieux pour rater le moins de choses possible, bien evidemment. Retour donc sur la route. Nous avions decide de monter a Noosa, celebre plage situee a environ 2 heures de Brisbane. Mais nous avons finalement decide de nous arreter un peu avant, a Collum Beach, lieu dont nous n’avions jamais entendu parler. Nous posons le van sur un parking en bord de mer, et apres un bon barbecue, nous allons nous coucher, dans l’illegalite la plus totale, une fois de plus me diriez vous.

Qu’en ont-ils pense... (Je suis desole, j’ai oublie d’ecrire leur avis sur les deux premiers jours)

Manu : Nous avons passe un bon moment a Brisbane, la ville etait vraiment sympa, et le temps superbe. C’etait une bonne journee, nous n’avons pas fait trop de route. Nous avons vu qu’il y avait des bushfire partout, c’est flippant ! Le soir nous avons rejoint Collum et nous avons eu un bon barbecue.
Pepper : Pas d’avis aujourd’hui...

Jour 4 : De Collum Beach a Emu Park

En cette quatrieme journee, nous avions decide de nous lever de bonne heure avec Manu. En effet, nous avons ouvert nos yeux sur les coups de 4h30 du matin. Oui oui, 4h30 du matin, alors que nous sommes en vacances. Oui mais voila, nous dormions au bord d’une belle et longue plage, et le ciel etait tellement etoile la veille au soir que nous nous sommes dis que le leve de soleil vaudrait le coup d’oeil. Et effectivement, c’etait vraiment sympa a voir ! Nous sommes restes la, en bord de mer, a voir le soleil arriver, puis monter d’un coup, pendant environ une heure. Une heure plus tard, peu avant 6h00, nous avons enfile les maillots de bain et sommes partis nous baigner. L’eau etait a une temperature superbe. Nous sommes restes un long moment a jouer avec la vagues, puisque Pepper nous a rejoint sur la plage vers 9h00, et nous sommes partis a ce moment la. Direction Noosa, tres celebre ville cotiere de l’est de l’Australie. Nous avons gare notre super van et sommes partis a la plage, encore une fois. La temperature de l’air etait beaucoup plus chaude qu’au matin, ce qui fait qu’il etait plus difficile de rentrer dans l’eau. Nous avons donc surtout fait de la marche autour de la tres longue plage de Noosa. Le parc national qui colle a la plage est egalement superbe. Beaucoup de photos prises, un tres bon moment, vraiment. Nous avons avale un dejeune rapide, et avons repris la route. Une longue route sur laquelle nous avons croise beaucoup de bushfire, ca brule un peu de partout, mais nous n’avons meme pas peur et tracons notre route ! Nous arrivons en soiree a Emu Park, ou nous nous faisons un petit diner sympa avant d’aller finalement nous coucher.

Qu’en ont-ils pense...
Manu : Joli leve de soleil sur Collum, leve tot mais ca en valait la peine. Beaucoup de vagues, beaucoup de surfers, et une temperature ideale. Puis nous avons pris la route de Noosa, l’eau etait moins bonne, mais c’etait tout aussi joli. Nous avons ensuite fait 6h de route, nous sommes arrives a Emu Park, tant bien que mal, mais le bonheur continue !

Desole, pas le temps d’ecrire davantage ce soir... La suite jeudi !

Thursday, October 15, 2009

East coast trip: De Sydney a Brisbane

Salut a tous! Apres quelques jours de repos, le blog reprend du service en plein voyage! J'ai decide de faire une halte dans un internet cafe pour vous compter ces premiers jours du trip sur la cote est. Deux jours et demi sont deja passes, mon dieu que ca passe vite! Bon, profitez bien de ces quelques news, car ensuite il n'y en aura plus jusqu'a Cairns, dans une semaine, voire davantage. Voici donc le recit du debut des aventures, en compagnie de Manu et Pepper, mes amis de voyage.

Jour 1: Et 800 bornes de faite!
En cette premiere journee, rien de bien exitant nous attendait. Pour etre honnete, cette entame de voyage etait uniquement consacree a de la route, le plus loin possible pour s'approcher de Byron Bay. Nous recuperions donc le van Pepper et moi mardi matin vers 9h00. Oui, car nous avions laisse Manu, mon pote Tahitien sur la route peu avant l'agence de location, puisque nous louons un van pour deux personnes seulement. Pour amortir les frais, nous sommes trois dedans, pas bete! Bon, le seul hic, c'est que sur la route, Manu dort a l'arriere, donc si on se fait chopper par les flics, y'a juste une grosse amende qui tombe. Meme pas peur, en avant la route. Comme je vous l'ai dit, cette premiere journee n'avait rien d'interessant. Quelques arrets pour manger et faire deux trois courses, et une grosse banane croisee sur la route, c'est tout ce que je retiens je crois. Sur les 800 bornes parcourues, j'en ai fait 750, autant vous dire que j'etais plutot creve en soiree. Manu ne peut pas conduire, car il ne l'a jamais fait en Australie, et Pepper a pris le volant 50 bornes avant de commencer a s'endormir... Donc bibi a conduit. Nous nous sommes arretes pour dormir tout pret de Byron Bay, sur une "Rest Area" comme ils appellent ca ici. Etant en bordure d'une route tres frequentee par les camions, la nuit a ete plutot agitee. Qui plus est, nous dormons dans un lit de deux personnes ... a trois! Mais nous sommes tellement fatigues que nous trouvons finalement le sommeil assez rapidemment.


Jour 2: Les vacances commencent...
En cette seconde journee, le programme etait assez charge. Nous sommes malheureusement des gens assez presse, puisque nous sommes donc mercredi, et que nous devons etre a Airlie Beach samedi soir pour debuter les Whitsundays le lendemain matin. Alors, nous ne perdons pas de temps. Nous debutons notre journee de bonne heure, et nous prenons la direction de Byron Bay. Byron Bay est une tres petite ville, mais mignone comme tout, et ultra touristique. Finalement, nous en sommes, des touristes, alors autant y aller. Nous montons au phare pour debuter la journee. Le "Cape Byron Lighthouse" et egalement celebre car c'est l'endroit le plus a l'est de toute l'Australie. Nous faisons une marche autour de ce phare, prenons beaucoup de photos, puis remontons en voiture. Nous decidons de descendre la coline pour rejoindre la plage. Nous trouvons celle de Tallow Beach, que nous avons remarque en haut, a cote du phare. Nous y posons le van, enfilons nos maillots de bain, et en avant. Il est 9h du matin, mais il fait deja chaud. La plage est immense, vraiment. Je me souviens m'avoir dit un jour "Bondi Beach, c'est grand". Et bien, y'a peut-etre 15 fois Bondi Beach ici! Manu et moi, temeraires, allons a l'eau. Elle est d'une temperature superbe, et il n'est que 9h. Nous nageons au milieu des nombreux surfeurs. Il faut dire que le spot est ideal pour ce genre d'activite. Les vagues nous tombent dessus, nous nageons dedans a la maniere d'une planche de surf, l'eclate totale! Nous prenons un plaisir fou. Meme si Manu a davantage l'habitude, puisqu'il me dit qu'il fait ca tous les jours, a Tahiti. Pepper nous rejoint quelques minutes uniquement, craignant la fraicheur de l'eau qui est pourtant, encore une fois, delicieuse. Nous restons environ deux bonnes heures a la plage, et nous profitons des douches installees sur place pour nous laver, enfin! Retour dans la voiture, dejeuner sur un parking, puis route vers la Gold Coast.

En cette apres midi, nous nous rendons sur Surfer's Paradise, immensement celebre. Comme son nom l'indique, cette plage est celebre pour ses vagues, et ses competitions de surf. En arrivant sur place, je suis tres surpris. Cette ville, a peine indique sur une carte routiere, grouille de buildings tous plus haut les uns que les autres. Des dizaines d'hotels ont ete construits ces dernieres annes pour favoriser le developpement du tourisme. Nous trouvons finalement une place pour nous garer, et partons a la plage, encore. En cette apres midi, la chaleur est encore etouffante. Le ciel est pourtant couvert. Nous apprendrons en soiree qu'il s'agit en fait de quelques restes de la femeuse tempete de sable. Nous nous baignons a nouveau, Manu et moi, Pepper preferant l'aspect confortable du sable. L'eau est plus fraiche que le matin, et les vagues moins impressionantes. Nous quittons donc les lieux sur les coups de 17h, et partons en quete d'un camping pour passer la nuit. En repartant vers le parking, je remarque qu'il y a des maps d'un circuit. Manu m'explique que la semaine prochaine se tiendra, en plein coeur de la ville, une course de GP2, l'antichambre de la Formule 1. En quittant les lieux, nous continuons le long de Surfer's pour y aller tout au bout. Et si la plage du matin me semblait longue, que dire de celle-ci. Sans mentir, je dirais que Surfer's Paradise et une plage longue de 10 kilometres. L'une, voire la, des plus longues du pays. Tout au bout, il y a la fin, des rochers, et une entree maritime. Quelques cliches plus tard, nous voila en quete d'une place ou dormir. Nous trouvons finalement un caravan park a Helensvalle, ville situee juste apres un bled nomme .. Labrador! Le camping est super sympa, et plutot cheap en plus! How lucky are we! Nous faisons un bon petit barbecue, et allons nous couche, pres pour la journee du lendemain...

Jour 3: Brisbane
Troisieme journee de notre periple. Nous venons donc d'arriver a Brisbane, celebre ville cotiere situee environ a 45 minutes de la ou nous avons passe une bonne nuit de sommeil. Nous avons reussi a parker le van, et nous avons pris la route d'un Internet Cafe. Voila, il est 10h00 du matin, et nous partons desormais visiter la ville pour quelques heures. Vous en saurez davantage bientot!


A suivre....

Ps: Desole pour les fautes, je n'ai pas eu le temps de me relire. Et desole pour les accents, mais ca je n'y peux rien.

Monday, October 12, 2009

Rien n'arrive par hasard...


Le Lemon Bar, c’est finit! Enfin, serais-je tenté de dire. D’histoires rocambolesques à salaire en partie volé, il s’en est passé des choses lors de ses derniers jours de boulot. Bathurst aura été le théâtre de bien triste moment, dans des au revoir qui auraient dû être festifs. Les vacances commencent demain, mais les ennuis continuent. Jusqu’au bout, l’appartement m’aura, lui aussi, apporté des problèmes. Bon, positivons, j’ai néanmoins la chance de partir en vacances, et mon trip sur la côte est m’emmènera à Cairns à partir de demain !

Tout avait pourtant plutôt bien commencé. Mercredi matin, je quittais Sydney pour monter à Bathurst avec Kerrin. Là bas se tenait une course de voiture, une course d’endurance de 6 heures. Là bas se finissait mon histoire au Lemon Bar. Là bas, j’y étais déjà allé, en février, avec Ziad. C’était donc comme un signe d’y retourner pour finir, pour dire que la boucle était bouclée. Les deux premiers jours se passaient bien. Rocky était venu avec son stand de burger, dans lequel je bossais le matin, avant que j’ouvre mon Lemon l’après midi, jusqu’au soir. J’enchainais les heures, les ventes, et tout ce qui va avec. Je sentais déjà Rocky sur les nerfs, après mon dos, à chercher mes erreurs. Comme pour me « punir » de quitter le navire. Rien n’arrive par hasard.

Après deux journées plutôt calmes, nous voilà à vendredi. La pression monte au sein de la course, les qualifications commencent, les gens affluent enfin, le travail s’en fait ressentir. J’ai désormais une fille avec moi dans le Lemon, une locale qui va m’aider pendant les trois derniers jours. Gentille, mais fainéante. La journée du vendredi reste relativement calme. Il faut dire que le Lemon n’est pas très bien situé pour être honnête, nous sommes cachés, les gens nous voit peu, ou pas. En bref, journée plutôt ennuyeuse. Je ferme le citron vers 17H, here we go, début des gros ennuis. En remontant à l’autre shop de Rocky, je ramène l’argent que j’ai fait, et des fruits. Voyant le boss en grande discussion avec une autre personne, je ne souhaite, par respect, pas le déranger dans ses affaires. Je range donc l’argent au sein de son stand, et continue mon boulot, à savoir ranger le burger avec les autres. La soirée se termine, et nous rentrons tous à la maison que Rocky a loué. A vrai dire, les deux boss s’en vont au resto, comme la veille, comme le lendemain, et comme le dernier jour. Histoire de dire, vous êtes les employés, nous sommes les patrons, nous ne partageons pas le même diner. Nous sommes donc entre employés en train de diner. Les employés, ce sont Kelly et Marko. Kelly, j’ai bossé plusieurs fois avec elle, elle est super gentille, vraiment adorable, quelqu’un de bien. Elle est venue avec son mari, et ses deux enfants. Marko est le fils d’une pote à Kelly, ou un truc comme ça. Un peu bizarre, mais plutôt cool. On partage la même chambre, et nous sommes tous les deux un peu « pas copain » avec le boss. L’avantage, c’est que l’ambiance à la maison est bonne, on rigole bien tous ensemble, pas de stress. Quand les patrons rentrent, ils passent dans le salon, nous regardent à peine et filent dans leur chambre. La scène est absolument surréaliste. Mais bon, je vis mes derniers jours, je me dis que je vais seulement faire mon boulot, que tout ira bien, et qu’ensuite je prends mon argent et je m’en vais. Le lendemain matin, samedi, je débute encore à 6H avec Rocky et Marki. En ouvrant le Burger, Rocky me dit que l’argent du Lemon a disparu. Nous y voilà. L’argent a donc disparu. A deux jours de mon départ. Je demande à Rocky si je peux checker les sacs d’argent qu’il a à la maison, histoire de voir si il n’a pas fait une erreur et qu’il l’a en sa possession. Il refuse catégoriquement. Je lui dis que si il n’a rien à se reprocher, je peux jeter un coup d’œil. Pas de réponse et regard noir. Rien n’arrive pas hasard.

Cette histoire va prendre de grande proportion. Les 400$ qui étaient dans le sac en question se transforment rapidement en 600$, ce qui me semble bizarre, car j’ai fait ce business, donc je savais combien d’argent j’avais fait. Je sens le coup foireux monter, mais je continue mon boulot. Je fais un samedi assez calme, il pleut pas mal, donc il est difficile pour moi de faire du chiffre dans ces conditions. Le soir, nous rentrons à nouveau tous nous coucher, et cette fois-ci, Rocky tape à ma porte à 23H pour me dire qu’il manque 200$ dans la caisse. En effet, ils comptent désormais les cups le matin, pour être sûr que je ne vole rien, au cas où je ne sois pas quelqu’un d’honnête, voyez-vous. Je lui explique donc un peu ce qui a pu se passer, et qui est très cohérant, mais, encore une fois, il ne veut rien entendre, des fois que je lui donne tort. Des fois qu’il voit que finalement, je n’ai pas volé un centime, et que cet argent, c’est lui qu’il a, il a juste fait une erreur. Rien n’arrive par hasard.

Le lendemain enfin, c’est le dernier jour. Pour moi, ce jour devrait être comme une fête, un dernier tour d’honneur dans mon citron géant, comme une occasion de dire merci à ceux qui m’ont supporté pendant dix mois. Pourtant en me levant ce dimanche, le stress m’habite. Que va-t-il m’arriver encore aujourd’hui. La matinée se passe bien, je suis dans mon citron, c’est un peu busy mais ca reste correct. Je fais bien mon boulot jusqu’au bout, conscience professionnelle oblige. Je ferme, puis remonte mon argent, pour finir de ranger tout le bazar qu’il y a en haut. Une demi-heure plus tard, Rocky me dit qu’il manque encore 90$ aujourd’hui dans la caisse. Trop c’est trop. Ca sent le coup foireux à des kilomètres. En 10 mois, je n’ai jamais eu aucun souci. Et là, mes trois derniers jours, il se passe des trucs pas nets. Le soir, nous n’avons pas vraiment l’occasion d’en parler, alors j’attends le lendemain. Je rentre en van avec Rocky. Il m’explique la situation. Grosso modo, je suis responsable de la perte de 900$, il en garde 300, il trouve ça normal. Je sais très bien ce qu’il s’est passé. Je sais qu’il a cet argent, mais je ne peux pas faire grand-chose. Il me brise un rêve lors de mon trip sur la côte est, mais je vais faire ce que je peux pour quand même le faire. Il ajoute qu’il a aussi gardé 60$ pour deux t-shirts du Lemon Bar. Deux choses. Je n’en ai gardé qu’un seul, et en plus, ce n’est pas un nouveau. Je suis désolé de parler de tout ça sur mon blog, ca n’a peut-être finalement rien à y faire. Mais j’ai été tellement disappointed, qu’il fallait que j’en touche deux mots. Je me suis donné du mal pour cette compagnie pendant dix mois, pendant quatre pour Rocky, et on me remercie de cette façon, comme un malpropre. Les sacs d’argent ont été caché, je n’ai eu accès à aucun coup d’œil sur le compte des cups du Lemon, où l’argent fait. Rien n’arrive par hasard.

Enfin bref, toute cette histoire est donc finie. Mais pas complètement. J’ai une revanche à prendre. Et je sais exactement ce que je vais faire. Payer son staff au black peut être dangereux… Le boulot est terminé, je vais désormais pouvoir me consacrer à mes vacances. Je pense les avoir mérité, je pense m’être donné assez de mal pour pouvoir profiter pleinement des semaines qu’il me reste ici. Des jours sur la côte est, de ceux qui s’annoncent à Jervis Bay avec Luce, et des jours qui suivront encore. Je garderai néanmoins un bon souvenir de cette expérience du boulot. Et comme rien n’arrive jamais par hasard, en quittant la factory de Rocky, je mets mon Ipod, dans lequel il y a 250 chansons, et la première est « Lemon Tree ».

Oui, rien n’arrive par hasard…